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 Question 34 : Comment peut-on apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance ?

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isa
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Date d'inscription : 20/01/2017

MessageSujet: Question 34 : Comment peut-on apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance ?   Dim 19 Mar - 19:52

Question 34 :
                   Comment peut-on apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance ?

Introduction :

La croissance de l’entreprise correspond à l’accroissement de sa taille dans le temps.
Elle se mesure grâce à l’observation de différents critères tels que : l’augmentation des effectifs, des outils de production, du CA, des bénéfices et des parts de marché.
Une politique de croissance correspond à une stratégie de développement de l’entreprise, elle crée de la valeur ajoutée par ses propres moyens industriels ou commerciaux.
Cela nécessite pour l’entrepreneur d’avoir une bonne vision du marché car ce sont souvent des investissements lourds qui renforcent la spécialisation de l’entreprise.
Une telle stratégie doit être bien réfléchie pour permettre à l’entreprise de renforcer sa place sur son secteur d’activité et ainsi d’accroître ses parts de marché
Nous verrons dans un premier temps quels sont les déterminants et les modalités  d’une politique de croissance et dans un second temps, comment en apprécier les moyens mis en place.


1/ Les déterminants  d’une politique de croissance d’une entreprise.
On peut dire qu’une « entreprise qui croit est une entreprise qui vit »

L’objectif d’une politique de croissance :
- le développement logistique par l’achat de nouvelles machines ou par l’extension des locaux.
- le développement de l’offre par l’extension d’une gamme de produits ou par un travail de recherche et de développement  pour sortir un nouveau produit,
-le développement des parts de marchés  pour faire face à la concurrence ( vente ou acquisition fusion)
-des économies d’échelle et réduire ses coûts unitaires de production.

Pour financer sa politique de croissance, l’entrepreneur peut avoir recours à l’autofinancement ou à l’endettement, ce choix est réalisé en fonctions de ses capacités financières et de ses politiques de distributions des richesses créées.

2/L’appréciation des moyens mis en place

Avant toute prise de décision en matière de croissance, le chef d’entreprise doit analyser :
- son positionnement et son potentiel de développement par rapport au marché
- la solidité de sa structure financière et la rentabilité de l’investissement envisagé

La croissance d’une entreprise peut être bâtie de différentes façons : croissance interne ou externe.

a : Les indicateurs à suivre
Au niveau du Compte de Résultat
Le CA (la valeur des produits commercialisés) doit progresser.
Le volume des facteurs de production employés augmente (main d’œuvre, consommations intermédiaires).
La Valeur Ajoutée doit être surveillée de près afin de vérifier la bonne maîtrise des charges.
Enfin, l’EBE reste un indicateur de réussite de la politique de croissance.
Pour avoir une vue globale de la politique d’investissement, il convient de prendre en compte le taux d’investissement en actifs d’exploitation : équipement + BFRE / VA

 Au niveau du Bilan
Hausse de l’actif immobilisé :
- Croissance interne : acquisition de nouveaux matériels ou machines, de nouveaux locaux
- Croissance externe : actif immobilisé net impacté du coût d’acquisitions des sociétés
L’actif circulant est en général impacté par une politique de croissance, qui se traduit notamment au niveau des stocks et des créances clients => (la hausse du BFR est aussi la conséquence de toute croissance de l’activité).

 Au niveau de la Trésorerie
Le BFR est à surveiller de près lors d’une politique de croissance et à mettre en relation systématiquement avec le FR qui résulte de la politique d’investissement et de financement des dirigeants.


B : Une rentabilité suffisante
La condition  nécessaire à une politique de croissance est que l’entreprise dispose d’un EBE suffisant pour le financement de la croissance et de l’investissement.
Rappelons la 1ère utilisation de l’EBE concerne la politique d’investissement et de croissance :
- Assurer les besoins de financement nouveaux issus de la croissance de l’activité
- Renouveler l’outil de production => politique d’amortissement
- Financer l’investissement de croissance / productifs
-
        Le choix du financement
Conduire une politique de croissance suppose un savant dosage entre plusieurs solutions de financement :
- L’appel aux actionnaires, ce qui suppose que ces derniers aient les moyens de suivre et que l’entreprise puisse et sache les rémunérer (dividende)
- L’appel aux prêteurs, en général pour des durées longues. Avant de s’engager, le banquier appréciera les risques en regard de la situation financière (structure et rentabilité) présente et future de l’entreprise, de la pertinence de ses choix de développement, des garanties offertes, de l’environnement de l’entreprise (marché, produits concurrents…)
- L’autofinancement (épargne de l’entreprise) qui constitue un facteur essentiel puisqu’il entre dans les critères déterminants de décision des apporteurs de capitaux et qu’il est une source de maintien dans le temps des grands équilibres financiers de l’entreprise et porteur de possibilités de développement durable. On parle alors de CAF de croissance.
 Autofinancement
Le banquier surveillera de près la CAF pour apprécier la marge de manœuvre dont dispose l’entreprise pour faire face à ses besoins de financement et l’ETE.
 Endettement
La politique d’endettement est dictée par le niveau de l’EBE et une saine harmonie de ses diverses utilisations. La part des frais financiers prélevés sur l’EBE se mesure par le ratio FF/EBE.
Un poids excessif des frais financiers sur l’EBE obère la marge de manœuvre de l’entreprise pour le financement de sa croissance et la rend vulnérable. La capacité d’endettement de l’entreprise est subordonnée au niveau des fonds propres de l’entreprise et à sa capacité de remboursement
Dans un contexte de mutation technologique et de concurrence économique, le financement doit être un subtil dosage des ressources internes et externes en capitaux qui doit maintenir le niveau de capitaux permanents nécessaires aux différentes phases de développement de l’entreprise. C’est ce subtil dosage que la banque doit analyser et apprécier.

Conclusion
La croissance est vitale. Une entreprise qui cesse de croître, court le risque d’être rapidement devancée par ses concurrents et de voir ses parts de marché s’éroder progressivement. L’absence de croissance entraîne l’entreprise dans une spirale négative. La croissance a aussi une dimension psychologique et dynamise l’entreprise : elle a un effet motivant sur les collaborateurs, elle attire les talents, elle est de plus perçue de manière positive par les clients qui associent la réussite à un gage de qualité, ce qui augmente les ventes. La croissance crée des cercles vertueux.
La croissance doit cependant être profitable, durable. Elle ne doit pas se faire en dégradant irrémédiablement la rentabilité ou la génération de cash. Trop de jeunes entreprises prometteuses meurent faute de n’avoir su gérer leur phase de croissance. Elles visent souvent la croissance à tout prix et investissent lourdement pour augmenter leurs parts de marché. Ce faisant elles « brûlent leur cash », augmentent massivement les capitaux employés et les coûts inhérents aux nouveaux équipements, au personnel recruté, etc.
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