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 Question 33 : L'analyse de l'activité d'une entreprise au travers de son compte de résultat suffit-elle au banquier pour apprécier objectivement son risque?

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Vanessa Brunet
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Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Question 33 : L'analyse de l'activité d'une entreprise au travers de son compte de résultat suffit-elle au banquier pour apprécier objectivement son risque?   Lun 13 Mar - 11:41

Introduction : L’analyse de l’entreprise doit permettre au banquier de se prononcer sur l’opportunité, les conditions et les limites des concours financiers qu’il envisage de consentir à l’entreprise. Cette analyse est avant tout financière, elle permet une étude de l’activité, de la rentabilité et de la structure financière de l’entreprise. Mais pas seulement, une étude macroéconomique de l’entreprise est incontournable pour apprécier au mieux l’ensemble des risques auxquels l’entreprise peut être confrontée. Pour cela, nous allons aborder dans un premier temps le déroulement de l’étude de l’environnement économique d’une entreprise, puis dans un second temps, nous décrirons les différentes étapes de l’analyse financière à travers l’étude des documents comptables, dont le compte de résultat.


I. Etude macro
Tout d’abord, avant de se plonger dans une analyse des états financiers, il sera nécessaire de prendre une certaine hauteur sur l’entreprise de manière à obtenir un point de vue global sur son environnement, son organisation et son fonctionnement.
1. Définir l’identité du client  et la stratégie du CODIR
• L’historique (création, reprise, entreprise familiale)
• La forme juridique (société, EI)
• L’évolution et le contrôle du capital
• L’implantation géographique
• L’organisation
• Le principal animateur : le dirigeant. Son profil, âge, régime matrimonial, problématique de succession en cas de décès, son patrimoine personnel
• La stratégie du dirigeant : sa politique, ses projets, sa stratégie

2. L’analyse de l’activité  et les moyens mis en œuvre
• Les produits : caractéristiques, répartition de l’activité, position du produit sur le marché
• Positionnement de l’entreprise dans sa filière: notoriété, niveau de qualité
• Marché : état du marché (en croissance, stagnant, en baisse)
• Niveau et pression de la concurrence: nombreuse, faible,...
• Clients : types de clients et nombre pour la répartition du risque, délai et mode de paiements, qualité des clients
• Fournisseurs : division du risque, délais de paiement accordé, qualité, sous-traitance
• Les moyens d’exploitation : propriétaire/locataire, état du matériel, des immo, assurances nécessaires
• Les moyens humains : nombre des effectifs et leur évolution, qualification, climat social
• Les moyens financiers : étude du fonctionnement du compte, les relations bancaires (multi bancarisée?), les concours existants, sollicités (leur nature, leurs intérêts, leur retombées,...), les garanties en place ou à prendre
Cette approche va permettre de fonder une première analyse de l'entreprise à travers son environnement et selon la conjoncture actuelle, grâce à un diagnostic interne et externe, qui nous permettra de mettre en évidence des points de fragilités, des zones sensibles, pouvant générer du risque. De nombreux paramètres et outils sont ici utilisés (Kbis, fiches INSEE, fiches métiers internes, bilan comptable, interrogations FIBEN,...) pour faire un état du risque économique, nécessaire à l'appréciation globale et objective du risque du banquier. Une fois l’analyse macro effectuée, le banquier va s’attarder sur l’analyse financière de l’entreprise.


II. L’analyse financière de l'entreprise

1. L’analyse de l’activité et de la rentabilité : le compte de résultat
Le compte de résultats reprend l’exhaustivité des produits et des charges de l’entreprise sur un exercice donné. Il s’agit d’un document comptable  reprenant  l’ensemble des  opérations d’exploitation de l’entreprise. Les différents comptes apporte une information sur le montant cumulé des charges et produits, comme sur la nature de l’entreprise : production, négoce ou un mixte des deux. Ces informations seront importantes lors de calcul de ratio comme la concentration capitalistique de l’entreprise.
Au-delà des données brutes, le compte de résultats est important puisqu’il est la base du calcul des SIG. Ils servent à analyser la performance de l’entreprise sur une période. Le premier intérêt va être de dégager si l’activité de l’entreprise est viable au travers de la VALEUR AJOUTEE (richesse que crée l’entreprise) et des moyens qu’elle utilise pour créer cette VALEUR ajoutée pour définir EBE et CAF puis les différents RESULTATS jusqu’à déterminer le résultat net qui montrera si l’entreprise dégage un bénéfice ou réalise des pertes.
La CAF est un résultat analysé de près par les banque car ce résultat doit être suffisant pour permettre à l'entreprise de couvrir ses risques (les dotations aux amortissements et provisions), de financer ses investissements, de rémunérer ses associés (dividendes), de renforcer sa structure (par une conservation de ses résultats) et enfin, rôle essentiel: c'est sur elle que comptent les prêteurs pour se faire rembourser les crédits.
La pertinence de l’analyse de l’activité de l’entreprise au travers du compte de résultat sera d’autant plus prégnante qu’elle portera sur plusieurs exercices. Le fait d’observer l’évolution des SIG sur 3 exercices différents par exemple permettra de dégager des tendances sur le court moyen terme. L’analyse pourra être menée poste par poste pour comprendre la nature du marché sur lequel se trouve l’entreprise.

2. L’analyse de la structure financière : le bilan
Le bilan est la photographie du patrimoine de l'entreprise à une date donnée en fin d'exercice. Retraité en grandes masses, il traduit en unités monétaires ce que l'entreprise possède (l'actif) c'est à dire ses moyens de production, ses biens (actif immobilisé), et ses créances sur les tiers, variation de stocks (actif circulant), et l'ensemble des ressources dont elle dispose, le passif (capitaux permanents et passif circulant). Du bilan va se dégager les FDR et BFDR qui indiqueront au banquier comment l’entreprise finance ces investissements et sa capacité à financer par elle-même ses facteurs de production structurels.
Par exemple, il sera possible de constater grâce à ce document si le fond de roulement assure à l'entreprise les ressources nécessaires et suffisantes pour faire face à ses besoins de financements nés du cycle d'exploitation (le BFR). Si le FDR est suffisamment important pour assurer une marge de sécurité à l'entreprise qui lui permettrait de faire face à des problèmes tels que la défaillance d'un client important, la réduction d'un crédit accordé jusqu'alors par un fournisseur, ou encore faire face à des pertes. Le banquier sera particulièrement vigilent dans le cas où le FDR soit insuffisant pour financer les BFR: la trésorerie nette sera alors négative et l'entreprise devra nécessairement avoir recours à la banque pour obtenir des crédits bancaires de fonctionnement, de trésorerie (découvert, escompte, dailly,...)

Cette seconde approche vient donc compléter nécessairement la première, par une analyse chiffrée, appuyée sur des documents officiels, publiés obligatoirement par les entreprises. Ces documents peuvent être également complétés par des calculs de ratios.


Conclusion : En conclusion, l’analyse du banquier s’appuie nécessairement sur une étude globale de l’entreprise. La partie financière est indispensable mais ne peut être prise en compte qu’en appuie d’une compréhension de ce qui fait l’entreprise elle-même, soit les hommes, le marché, le projet, les perspectives d’évolution et d’avenir. Cependant pour compléter son étude, et amener une part de ressenti dans son analyse, il sera primordial de se déplacer chez le client, dans l'entreprise, de manière à mettre en cohérence (ou non) les conclusions tirées de l'analyse économique et financière effectuées sur le papier. La constatation de l'état de l'entreprise, de l'organisation, de l'aménagement des locaux et de leur vétusté, mais aussi des échanges avec les salariés et le dirigeant sur place sont des démarches incontournables pour compléter l'analyse objective, et ainsi mesurer réellement et globalement le risque engagé par la banque.
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