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 Question 51 : Expliquez pourquoi un excès d'épargne peut-il être un danger pour la croissance ?

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LuigiITBORL
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MessageSujet: Question 51 : Expliquez pourquoi un excès d'épargne peut-il être un danger pour la croissance ?   Lun 6 Mar - 19:45

POURQUOI UN EXCES D’EPARGNE PEUT ETRE UN DANGER POUR LA CROISSANCE ?

Intro :

Après x années de croissance atone et de ralentissement du pouvoir d'achat, le taux

d'épargne atteint un niveau très élevé en France(Année après année, les Français restent

- après les Allemands - les Européens les plus économes. A la fin du troisième trimestre

2015, le taux d'épargne atteignait 15,5 % du revenu disponible brut) Est ce un

paradoxe ?

Nous pouvons nous interroger sur l'impact d'un excès d'épargne sur la croissance d'un

pays.

Dans un premier dans nous tenterons de définir les différents types d’épargne, puis nous

détaillerons les deux approches sur ce sujet avant d’effectuer un zoom sur la situation

actuelle.

1)Définition

Avant tout, il est important de définir l’épargne :

Au sens courant, épargner consiste à mettre de l’argent de côté, à faire des économies.

L’épargne représente la partie du revenu qui n’est pas destinée à la consommation

immédiate.

L’épargne est donc un acte de renonciation à une satisfaction immédiate au profit d’une

consommation future.

L’épargne peut être le fait des ménages, des entreprises et des administrations :

- L’épargne des ménages : est constituée de l’épargne financière (placements financiers,

thésaurisation) et de l’épargne non financière (Immobilier, épargne contractuelle, etc…)

- L’épargne des entreprises : correspond à leur autofinancement, c’est-à- dire aux

amortissements et bénéfices non distribués.

- L’épargne des administrations : correspond aux dépenses d’investissement non

financées par emprunt.

On distinguera 2 conceptions opposées de l’épargne :

- Une perspective micro-économique : épargner revient à s’abstenir de consommer.

- Une perspective macro-économique : l’épargne est un résidu qui apparait lorsque le

revenu excède la consommation.

Nous allons maintenant tenté de décrire les deux courants de pensée qui s’opposent sur

le sujet

2) Les approches théoriques

a) Classique

Quelles conséquences aura un excès d’épargne sur la croissance ?

Pour les Classiques, (loi de Say), l’offre crée sa propre demande et il ne peut y avoir de

crise de surproduction découlant d’une insuffisance de la demande. Si les marchés

fonctionnent correctement, il devrait y avoir un équilibre de l’offre et de la demande

de capitaux sur le marché financier et donc un équilibre entre épargne et

investissement. Pour les classiques, la thésaurisation est impossible parce que

l’épargne rencontre toujours l’investissement correspondant.

D’après la théorie classique, l’épargne est placée auprès d’organismes financiers

ou sur les marchés de capitaux. Elle va donc permettre d’accorder des crédits aux

ménages ou aux entreprises qui vont pouvoir dépenser plus en investissant (loi des

débouchés). « L’offre créé sa propre demande ». L’épargne est une vertu car elle permet

de financer les investissements et donc la croissance de l’économie. Il n’y aurait donc pas

à se plaindre d’un surcroit d’épargne.

b) Approche Kéneysienne

A l’inverse, la théorie Keynésienne indique que le niveau des investissements ne

dépend pas uniquement de la quantité d’épargne et est déterminé par les

débouchés anticipés pour la production. Les ménages peuvent souhaiter conserver leur

épargne sous forme de liquidités (monnaie) plutôt que de la transformer en titres.

Une situation d’excès d’offre généralisée peut résulter d’une insuffisance de la demande

effective des ménages qui privilégient l’épargne de précaution face à un avenir incertain,

voir même une épargne de spéculation.

L’excès d’épargne est alors la manifestation d’une insuffisance de débouchés pour

l’activité économique, et constitue une source de sous-emploi du facteur travail d’où le

fait que la croissance économique peut être, ainsi, insuffisante.

3)L’excès d’épargne de nos jours

De nos jours, le taux d’épargne a bondi à 17 % en 2010 (source INSEE). Cela signifie

que lorsqu’ un français gagne 100 € en moyenne (après impôts) il en consacre 17 à

l’épargne et 83 à la consommation.

La progression de l’épargne marque la méfiance de nos concitoyens face aux mesures de politique

économique. Les politiques de relance ont surtout relancé les déficits. Suivant leur niveau de

connaissances économiques, les uns prennent peur des mesures dites « d’austérité », les autres

voient au contraire que rien n’est fait ni pour compenser les dépenses publiques, ni pour avancer les

réformes structurelles qui s’imposent, et ils s’attendent à une hausse des prélèvements.

Tous les citoyens comprennent que de sérieuses menaces pèsent sur le système bancaire et

financier. De fait, la politique des banques centrales est tout à fait aventureuse : elles créent de la

monnaie en rachetant de la dette publique des pays en déroute, au risque de provoquer de l’inflation

donc une chute du pouvoir d’achat.

Conclusion :

Le taux d’épargne est au plus haut alors que la croissance est au plus . La consommation, présentée

comme le principal moteur de la croissance, est en panne.

La presse est unanime :

Le Monde=> : « Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la croissance : les ménages français

consomment moins et épargnent davantage ».

Le Figaro =>: « les ménages ont un moment de déprime qui est en train de les éloigner durablement

des magasins. Il semblerait que la crise de la dette, le discours sur la rigueur et les réductions de

niches fiscales les poussent à augmenter encore un peu plus leur abondante épargne ».

L’épargne serait donc le mal absolu, tandis que la dépense immédiate, la consommation, serait la

vertu suprême. Comme nous l’avons laisser entrevoir L’épargne de précaution ambiant dont est

victime la France depuis la crise de 2008 impacte cruellement la croissance, mais d’autres leviers en

sont bien évidement responsables(chômage, coût du travail, mondialisation…)

Ces 5 dernières années, François hollande n’a d’ailleurs pas trouvé le remède pour relancer le pays,

Son successeur y parviendra t’il ?
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