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 Les connaissances économiques 2eme groupe

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MessageSujet: Les connaissances économiques 2eme groupe   Mar 4 Avr - 20:38

Les connaissances économiques
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:18

Question 46
Expliquez en quoi et pourquoi la concurrence est considérée comme un élément indispensable dans une économie de marché ?

Une économie de marché est un système économique ou les décisions de produire, d'échanger ou d'allouer des biens et services rares sont déterminés majoritairement à l'aide d'information résultant de la confrontation de l'offre et la demande telle qu'établi par le libre jeu du marché. La plupart des économies actuelles reposent sur des économies de marché.
Cette confrontation ne peut se faire dès lors qu'il n'y a pas une multitude d’acteurs sur le marché et où la concurrence est omniprésente.
Après avoir défini la concurrence en économie et dans une économie de marché, nous verrons en quoi et pourquoi la concurrence est considéré comme un élément indispensable des économies de marchés.

1- Définition

En économie, la concurrence désigné la présence simultanée de plusieurs acteurs agissant de façon rivale sur un même marché.

Dans une économie de marché, chaque marché se doit de respecter les règles de la concurrence. On parle de concurrence pure et parfaite qui repose sur 5 éléments :
*Atomicité de l'offre et la demande
*Homogénéité des produits
*Libre entrée et sortie sur un marché
*Information parfaite ou transparence
*Mobilité parfaite des facteurs de productions ou fluidité de l'offre et la demande


2- Concurrence indispensable à une économie de marché

*De part sa définition, une économie de marché c'est quand il y a confrontation de l'offre et la demande. Cet ajustement ne peut se faire que si on tend vers une concurrence pure et parfaite.
*Concurrence pousse les entreprises a toujours se différencier donc évolution technologique qui permet un développement économique donc économie de marché
*Règlementation pousse à la concurrence pour développement de l'économie
Ex : en France sur le marché de la téléphonie mobile, les 3 grands opérateurs ont été condamnés pour entente sur les prix par les autorités européennes.


Comme on l’a vu la concurrence est un élément essentiel dans une économie de marché. L'idéal serait un marché ou toutes les conditions d’une concurrence pure et parfaite sont réunies. Les économies actuelles nous montrent que ces conditions sont très rarement toutes réunies.
Elle est donc essentielle mais dans certains cas le protectionnisme peut aider ces mêmes économies à répondre aux besoins de leur citoyen.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:18

Q47 – POURQUOI PEUT-ON AFFIRMER QUE LES ECONOMIES NATIONALES SONT AUJOURD’HUI DES ECONOMIES DE MARCHE ?

L'économie de marché est un système économique qui consiste à prendre les décisions (concernant la production, le prix des produits, la qualité...) en fonction de l'offre et la demande dans le cadre du libre jeu de marché, à la différence d’une économie planifiée dont l’organisation est fondée sur la propriété collective ou étatique des entreprises qui se voient imposer des objectifs de production par un plan centralisé. Nous verrons dans un premier l’influence de l’économie dans les économies nationales et dans un 2ème nous mettrons en avant le fait que le libre jeu de marché ne peut être totalement respecté.
I - L'influence de l’économie de marché dans les économies nationales

On peut dire sans détour que les entreprises privées, soumises à l’économie de marché, sont majoritaires dans nos économies nationales, prenons l’exemple de la France où les effectifs salariés du secteur public pèsent pour 5,50% dans l’emploi salarié total, la forte vague de privatisations des années 80-90 en France a confirmé l’orientation prise par la France : le modèle des économies de marché (Vague de privatisation des années 80 avec des transactions majeures : rachat de TF1 par Bouygues, …) les causes : affaiblissement des modèles socialistes, manque de dynamisme des entreprises publiques.
En Allemagne la chute du mur de Berlin a conduit le pays de l’est a abandonné leurs économies planifiées au profite de l’économie de marché révolutionnant par la même les idéaux de leur peuple.

L'économie de marché est aussi un processus basé sur la propriété privée des moyens de production où le consommateur détermine en achetant ou en s'abstenant d'acheter, ce qui doit être produit, en quelle quantité et à quelle qualité.
La notion du courant Néo-Classique (Valras, Marshall, Pareto) par laquelle les prix sont soumis par l’offre et la demande pour obtenir le prix d’équilibre se vérifie. Prenons l’exemple des Criées aux poissons, du marché du porc ou le marché des fleurs (aux Pays-Bas notamment), il existe des bourses réelles où se rencontrent les offreurs et les demandeurs et dans lesquelles les prix sont fixés, cela amende la notion du courant Néo-classique selon laquelle un commissaire-priseur fictif fixe les prix selon les enchères, dans ces cas précis le commissaire-priseur est réel, on peut le représenter par les courbes offre et de demande reliant quantités et prix et qui se croisent au point d’équilibre.
La Bourse où s’échange les actions des sociétés avec des prix qui varient selon l’offre et la demande, est aussi un exemple probant de ce que peut-être une économie de marché.
Sur le marché de l’immobilier, les prix sont déterminés par les contraintes de l’offre et la demande et lorsqu’il y a peu d’offres (quantité) pour beaucoup de demandeurs on assiste à des prix qui augmentent (ex : marché Parisien de l’immobilier)

II - le libre jeu de marché ne peut être totalement respecté

La concurrence pure et parfaite, théorie développée par les néo-classiques, est nécessaire à une réelle économie de marché mais se révèle être plus un concept qu’une réalité. En effet, les activités agricoles, industrielles ou de services se déroulent le plus généralement dans des conditions assez différentes :
Parce que les produits ne sont pas homogènes : marché de l’habillement, de l’automobile,
Parce que les firmes sont nécessairement de grande taille notamment dans les secteurs où l’intensité capitalistique est élevée donc l’atomicité des acteurs, n’est pas toujours vérifiée (ex : raffinerie de pétrole, constructeurs automobile, construction navale…). En France, la SNCF et EDF fixent les prix de leurs prestations, ce sont donc des marchés imparfaitement concurrentiels. Autre exemple, la grande distribution (cas d’oligopole) qui a un pouvoir de fixation des prix auprès de ses fournisseurs démontre ainsi que la concurrence pure et parfaite ne s’applique pas;
Parce que l’entrée n’est pas totalement libre à cause de la réglementation, des brevets (ex : industrie pharmaceutique,…) ou le marché de la téléphonie mobile, où l’Etat délivre des licences 4G, ne permet pas un libre accès et sans coût sur ce marché. Même si l’arrivée de Free a depuis transformé de façon extraordinaire ce marché.

On retrouve aujourd’hui différentes économie de marché, on distingue principalement deux types :
les économies de marché sur le modèle Anglo-saxon (Etats-Unis, Royaume-Uni), dont le fondement est indéniablement tourné vers le courant Classique,
un modèle dit « social de marché » situé principalement en Europe (Allemagne, France, Danemark, Europe du Nord,…) qui a été décliné selon différentes variantes propres aux pays concernés.
En effet, l'impérieuse nécessité de prendre en compte les aspects sociaux en Europe après la Seconde Guerre mondiale a conduit à l'émergence de ce modèle avec une approche plus Keynésienne. Ce modèle a notamment adopté des mesures de financement de la protection sociale via une imposition redistributive ou des politiques de soutien à l’économie. Le rôle prépondérant de l’Etat est déterminant et loin de se cantonner aux fonctions régaliennes tel que souhaité par le courant Classique .
Par ailleurs, Il existe aussi d’autres typologies d’économie (économie souterraine, troc, commerce équitable,…) qui s’éloignent des modèles des économies de marché.
Egalement, certains secteurs -éducation, santé, transport en commun- peuvent être assumés exclusivement/en partie par l'État ou selon la logique d'une économie planifiée.


Conclusion :

A la lumière de ces informations, nous pouvons affirmer que les économies nationales sont aujourd'hui des économies de marché, d'une manière générale il est plus exact de parler "des économies de marché" tant le système est dépendant des contextes et institutions très diverses qui accompagnent et soutiennent les marchés. Plusieurs modèles sont possibles à l'intérieur du cadre englobant "l'économie de marché", les économies des Etats Unis, de la France et de la Chine sont très différentes et pourtant ce sont toutes des économies de marché. Néanmoins nous ne pouvons négliger le rôle de l’état dans l’économie qui est parfois même nécessaire.




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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:19

QUESTION 49
En quoi et pourquoi la pensée de Keynes reste-t-elle d’actualité ?

Introduction
Les travaux de John Maynard keynes ont profondément marqué la pensée économique du XXème siècle. L’exposé critique des postulats classiques, de la remise en cause de l’efficacité du marché à la mise en évidence du rôle prédominant joué par la monnaie, a largement influencé les politiques économiques après la seconde guerre mondiale. Régulièrement accusée de creuser les déficits publics et de favoriser l’inflation, la pensée Keynésienne est revenue récemment dans l’actualité avec les plans de relance des gouvernements européens destinés à lutter contre la récession économique. Keynes a préconisé l’intervention étatique, ce qu’on a appelé les politiques de la demande, dans la résolution des crises économiques des années 30, prenant le contrepied des théories classiques en vigueur à l’époque.
Ces apports économiques ont été utilisés à des degrés différents dans de multiples pays jusque dans les années 70. A cette époque, les phénomènes d’inflation galopante et de chômage persistant ont montré les limites de cette théorie laissant place au courant monétariste initié par Milton Friedman, et néo néoclassique inspirée de Schumpeter, les politiques de relance par l’offre, puis à la notion de policy mix.

Développement
Depuis la crise des subprimes, les différents gouvernements ont été face à une nouvelle problématique, celle de repenser tous les modèles d’intervention économique. Cette crise a mis en avant les problèmes issus de la dérégulation, mis l’accent sur l’interdépendance forte des différentes économies, la mondialisation, et la nécessité de mettre en place de nouvelles méthodes telles le quantitative easing aux USA et en Europe, tout en se dotant de nouveaux mécanismes de contrôle, en particulier financiers. En parallèle, la situation de la Grèce où des mesures d’austérité drastiques ont été mises en place montrent les limites de la poursuite de l’équilibre budgétaire, et de nombreux économistes plaident aujourd’hui pour un retour à l’acceptation d’un déficit budgétaire momentané tel que le préconisait Keynes dans les années 30.
L’état est un agent économique qui doit intervenir (postulat majeur). Lorsque les équilibres macroéconomiques ne sont plus assurés, il doit relancer l’économie en développant la demande aux entrepreneurs (commandes publiques, grands travaux, embauche de fonctionnaires…). Les entrepreneurs face à ces commandes vont investir et embaucher. Cela va augmenter les revenus des consommateurs (au sens macro), qui vont dépenser et donc assurer l’équilibre. L’équilibre du budget de l’état sera lui assuré par le concept de multiplicateur fiscal. Les revenus des consommateurs et les bénéfices des entrepreneurs augmentant, les recettes fiscales augmentent et comblent le déficit engendré par les mesures de relance de la demande.
Le problème majeur de cette théorie est la globalisation et la mondialisation de l’économie. En économie ouverte, les politiques de relance par la demandes soutiennent bien les entrepreneurs. Mais les dépenses des consommateurs ne sont pas uniquement en produits nationaux, ce qui met à mal le multiplicateur fiscal (notamment la TVA) générant des déficits publics qui s’accumulent, et les débouchés des entreprises qui doivent trouver des marchés ailleurs, voire délocaliser. Autre limite, l’innovation et les gains de productivité, qui freinent l’embauche
La relance, telle qu'elle est envisagée politiquement, consiste à injecter de l'argent dans l'économie. On compte sur un effet amplificateur, qui permet à l'économie de redémarrer. Cette relance est dite keynésienne.
La dépense publique peut distribuer directement de l'argent aux particuliers, par une politique dite de revenu. En embauchant des fonctionnaires par exemple, comme cela a été fait en France. Cependant, l'effet multiplicateur est moins important dans ce cas.
Le principe est que l'économie de marché n'atteint pas forcément le plein emploi. La dépense publique doit soutenir l'économie. Cette dépense publique a un effet multiplicateur. Elle est plus efficace quand il s'agit de dépenses d'investissements.

Le keynésianisme est aussi appelé théorie de la demande, dans le sens où il préconise de soutenir la demande globale. Les dépenses d'investissements soutiennent les achats de biens d'investissements, ce qui soutient l'activité des entreprises, qui investissent et distribuent des revenus, ce qui soutient la demande de biens de consommation.
Les travaux de Keynes ont fait l’objet de nombreuses discussions, en particulier après l’échec des politiques interventionniste visant à combattre la stagflation (coexistence d’inflation et de chômage) au cours des années 1970. Les débats sur les causes du chômage conduisent un certain nombre de postulats keynésiens, l’existence d’un chômage involontaire ou encore l’efficacité des politiques économiques en période de sous-emploi.
Milton Friedman va remettre en cause la théorie keynésienne en proposant une analyse microéconomique de la fonction de consommation et en réaffirmant après les classiques la neutralité de la monnaie.
L’explosion des déficits ; les limites des politiques néo-classiques ; la crise des subprimes ou la crise des liquidités.
Relancer la croissance relève moins d’une politique conjoncturelle plus ou moins keynésienne que d’un nouveau modèle de développement fondé sur la spirale vertueuse qui mêle la dynamique des savoirs et celle de l’investissement. Actuellement, freinée par le conservatisme des grandes entreprises et la frilosité du capital financier cette relance impose une ferme révision des incitations fiscales.

Le cas de la Grèce et la question de la suportabilité de la rigueur budgétaire

Conclusion
Keynes est d’actualité car il y a nécessité d’utiliser tous les apports théoriques existants. Il faut par contre arriver à les faire coexister, être extrêmement souple et pouvoir inverser une politique en cours de route. De même, il convient d’être plus précis en utilisant des mécanismes proches de la relance dans certains secteurs (innovation techno par exemple) et proches de l’offre dans l’autre (industrie), ou encore monétariste (BCE)
Cela suppose une agilité des appareils politiques et une conduite de l’état qui soit plus pragmatique que doctrinaire.
Enfin, cela nécessite un minimum de coopération internationale car nul pays, hors peut-être USA et Chine, ne peuvent espérer réussir une politique économique seuls.
La relance keynésienne suscite beaucoup d'engouement, parce qu'elle propose des outils pour provoquer la croissance. C'est ce qu'attendent les gens, ainsi que les politiques.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:19

QUESTION 50 : Quels sont les principaux facteurs qui déterminent la consommation ?


Introduction
Les ménages disposant d’un revenu disponible peuvent soit le dépenser pour satisfaire leurs besoins, c’est-à-dire consommer soit le mettre de côté pour le dépenser plus tard c’est-à-dire épargner. Consommer c’est utiliser des biens et des services pour satisfaire des besoins. La consommation est un enjeu économique important puisqu’elle représente 60% du PIB français (70% de celui des Etats-Unis). Dans une première partie, je présenterai les facteurs économiques de la consommation puis dans une seconde partie, j’aborderai l’ensemble des facteurs sociologiques qui déterminent également la consommation des individus.

1- Facteurs économiques de la consommation


Le revenu : le niveau de revenu constitue l’un des principaux facteurs de la consommation. Propension à consommer = part des revenus consacrés à la conso. Une hausse du revenu a pour effet immédiat une hausse de la consommation et inversement.
Elasticité revenus = indique la sensibilité de la consommation par rapport à une variation de revenus (variation de la demande/variation du revenu).
Si élasticité revenu est négative : une hausse des revenus entraine une diminution de la demande (biens de 1ère nécessité)
Si élasticité revenu est nulle : pas de consommation supplémentaire = épargne supplémentaire
Si élasticité revenu est positive : une hausse du revenu entraîne une hausse de la consommation (loisirs par ex)

Lois d’Engel = 1ère loi : la part du revenu affecté aux dépenses alimentaires est d’autant plus grande que le revenu est faible. Quand le revenu augmente la part consacrée à l’alimentation diminue (préférence de dépenses sur d’autres postes).
2ème loi : la part du revenu affectée à l’habillement et au logement est sensiblement identique quel que soit le niveau de revenu (mêmes proportions que l’augmentation de revenus).
3ème loi : la part du revenu consacrée aux loisirs, santé, éducation, augmente au fur et à mesure que le revenu augmente.

Approche keynésienne = le revenu est le principal déterminant de la consommation. Quand un individu voit son revenu augmenter, il augmente le niveau de sa consommation mais dans des proportions plus faibles que l’augmentation de son revenu (loi psychologique fondamentale).

Friedman = théorie du revenu permanent : ce n’est pas le revenu courant qui détermine la consommation mais la richesse de l’agent et, en particulier son revenu permanent. Le revenu permanent est défini comme la somme qu’un individu peut consommer en maintenant constante la valeur de son capital.

Le prix : plus le prix est élevé moins la demande du bien est forte. A l’inverse plus le prix est faible plus la demande est élevée (exceptions l’effet Velben pour les produits de luxe et l’effet Giffen pour les produits de 1ère nécessité).
Elasticité prix = indique la sensibilité de la consommation par rapport à la variation des prix (Variation de la demande/variation du prix).
Si élasticité prix est négative : la demande varie en sens inverse du prix (si hausse des prix, diminution de la demande et inversement).
Si élasticité prix est nulle : variation des prix n’a pas d’influence sur la demande (effet Giffen)
Si élasticité prix est positive : le bien est d’autant plus demandé que son prix est élevé.

La capacité d’endettement et les taux intérêts

La composition du patrimoine : plus les actifs sont liquides plus ils favorisent la consommation


2- Facteurs sociologiques de la consommation
.
Consommer n’est pas seulement un acte éco mais aussi un acte social. La conso des signes désigne l’acte de conso qui ne dépend pas uniquement du produit acheté mais aussi de l’image qu’il renvoie aux autres.

La classe sociale : la demande est soumise aux habitudes de consommation qui dépendent beaucoup de l’éducation, du niveau de qualification, du mode de vie

L’âge et le mode de vie : un individu âgé consomme plus de services qu’un jeune, un citadin ne consomme pas comme un habitant des zones rurales
Théorie du cycle de vie : emprunts pour acquérir logement et biens durables puis l’agent rembourse ses dettes puis phase d’épargne et enfin désépargne

L’effet d’imitation : besoin de copier le mode de conso de la classe à laquelle on veut appartenir.

La publicité : influence de la conso par la publicité = filière inversée. Création de nouveaux besoins


Conclusion
Les facteurs économiques comme le revenu et le prix des biens et services sont des facteurs importants pour la consommation mais comme nous l’avons vu ils ne sont pas les seuls déterminants de la consommation des ménages. La consommation est aussi un phénomène social et elle varie selon les individus, les ménages, les groupes sociaux et les pays. La consommation est une fonction économique fondamentale qui est source de découchés pour les entreprises en les incitant à investir. Toutefois, il n’est pas possible de favoriser la consommation sans diminuer l’épargne qui permet le financement de l’investissement ; ce qui entraine de nombreuses questions au niveau macroéconomique.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:19

Q51 Expliquez pourquoi un excès d’épargne peut-il être un danger pour la croissance

Selon l’INSEE, le taux d’épargne des ménages s’établissait en 2015 à 14,4%, avec une tendance à la stabilisation.
L’épargne est la fraction du revenu qui n’est pas consacrée à une consommation immédiate. Or, la consommation assure les débouchés aux entreprises, donc la croissance et incite à investir. L’épargne, quand elle permet de financer les investissements, est un moteur de la croissance économique. Il existe donc un lien ténu entre épargne et croissance.
Dans une première partie, je vais aborder le rôle de l’épargne dans l’économie et dans une deuxième partie, j’évoquerais les impacts d’un excès d’épargne sur la croissance.

1. Rôle de l’épargne dans l’économie
1.1 Approche classique
Pour les néo-classiques, l’épargne qui est investie est une consommation différée dans le temps, un arbitrage entre consommation immédiate et consommation future, elle est déterminée par : le niveau des taux d’intérêt, l’évolution prévisible du revenu durant la vie de l’individu et le degré de préférence pour le présent.
Selon la théorie libérale, l’épargne ne peut être préjudiciable à la croissance économique car elle ne réduit pas la demande globale, qui comprend consommation et investissement. Pour les classiques, l’épargne est préalable à l’investissement car elle permet le potentiel de consommation futur.
Sur le marché des capitaux, le marché confronte épargne et investissement qui s’ajustent à l’équilibre en fonction du taux d’intérêt. Si l’épargne est supérieure à l’investissement, alors l’investissement diminue et inversement. La variation du taux d’intérêt rend impossible tout déséquilibre, donc la croissance est équilibrée.
1.2 Approche keynésienne
Pour les keynésiens, c’est la consommation qui précède l’épargne, l’épargne n’est alors que le résidu de la part non consommée du revenu. Le niveau d’épargne n’est donc plus déterminé par le niveau des taux d’intérêt mais par le revenu de l’agent économique. Plus le revenu augmente, plus la propension marginale à épargner est élevée.
L’épargne pour Keynes n’a pas d’impact positif sur la croissance économique, c’est l’investissement qui stimule l’augmentation du revenu national (la croissance) et in fine augmente le niveau d’épargne (qui demeure toutefois une fuite dans le circuit économique).

2. Excès d’épargne et impact sur la croissance
2.1 Approche keynésienne
- Renonciation à la consommation : Concernant l’épargne, elle n’est pas, selon Keynes, le résultat d’une volonté de transfert de consommation vers le futur, mais fondamentalement une renonciation à la consommation. Elle relève d’un comportement psychologique : la propension à épargner, très peu dépendante du taux d’intérêt, et au sujet de laquelle la rationalité des consommateurs peut parfois être mise en doute. L’acte d’épargne est alors un vice collectif, car il se traduit par une fuite dans le circuit économique. L’excès d’épargne est le facteur principal de la faiblesse de la croissance et se trouve à la source naturelle du sous-emploi du capitalisme. Symétriquement, la consommation des ménages est absolument indispensable car elle constitue la composante majoritaire de la demande globale.
- Impact néfaste de l’épargne de précaution sur la croissance / manque de confiance : le taux de chômage en variation est un indicateur de l’incertitude qui pèse sur l’avenir et peut être relié à la variance de revenus. Les ménages peuvent être tentés de constituer une épargne de précaution et le taux d’épargne augmentera avec le taux de chômage. En d’autres termes, la croissance elle-même influe sur le taux d’épargne de façon pro-cyclique.
Le vieillissement démographique favorise également l’excès d’épargne de précaution. Les ménages épargnent durant leur vie active pour désépargner pendant leur retraite, au détriment de la consommation et donc de la croissance à court terme.

2.2 Autres approches
- Fuite de l’épargne à l’étranger : Lorsque l’épargne nationale est plus élevée que les besoins d’investissement d’un pays, l’excédent servira à financer des investissements à l’étranger. Cette épargne permettra donc la croissance d’autres pays au détriment de la consommation nationale (perte de potentiel de croissance).
- Incitation à la spéculation : L’épargne placée sur le marché financier échappe de plus en plus à l’investissement. Si l’achat d’actions ou d’obligations sur le marché primaire (marché d’émission des titres) permet le financement de l’économie, la spéculation sur le marché secondaire, non seulement ne joue pas ce rôle, mais peut devenir source de déséquilibres aussi bien financiers que réels (ex : krach de 1929, bulle internet, crise financière).
- Approche néo-ricardienne : Les agents qui agissent de façon rationnelle intègrent dans leurs choix de consommation la contrainte budgétaire inter-temporelle. Dans ce cas, une hausse du déficit se traduit par une hausse de l’épargne => une baisse de la consommation => une baisse des prélèvements de l’Etat => une hausse des taux d’imposition pour maintenir la solvabilité de l’Etat => une baisse de la consommation, etc. -> phénomène pro-cyclique qui freine la croissance.

Pour conclure, la contribution de l’épargne à la croissance économique est ambiguë. D’un part, elle permet le financement de l’investissement, et contribue en cela à la croissance. D’autre part, lorsqu’elle augmente au détriment de la consommation, elle entraine une compression de la demande et freine la croissance.
Pour avoir une croissance saine, il apparait nécessaire de bien orienter l’épargne. L’épargne est nécessaire au maintien des équilibres macro-économiques et favorise une croissance limitant l’endettement (donc non inflationniste) ; elle doit en particulier être dirigée vers l’investissement productif et non financer des déficits budgétaires excessifs.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:20

QUESTION 52
Quel est l’impact de l’investissement sur la croissance économique ?

Aujourd'hui, la croissance économique est au cœur de nombreux débats. Cette croissance est en effet le résultat de plusieurs composant qui sont l'investissement, la consommation, la balance des paiements et la variation des stocks d'un pays. On parle de croissance du PIB d'un pays. Au regard de la formule qui explique la fabrication de la croissance du PIB, on constate que l'investissement en est une composante importante. Il est donc pertinent de porter le regard sur l'investissement pour comprendre son impact sur la croissance économique. Je vais donc vous présenter en premier lieu les différents types d'investissements, puis ses déterminants et enfin ses impacts.

I. Les différents types d'investissements

L'investissement peut prendre plusieurs formes que l'on peut regrouper dans deux catégories.

La première est l'investissement matériel. A l'intérieur de l'investissement matériel, on retrouve en premier lieu l'investissement de capacité. Ici, c'est une augmentation de la capacité de production qui est visée, comme par exemple l'installation de nouvelles machines, une nouvelle chaîne de montage pour répondre à une augmentation de la demande par exemple. Ensuite, on retrouve l'investissement de remplacement qui permet le remplacement d'une machine obsolète par exemple. Enfin, l'investissement de productivité ou de rationalisation qui a pour objet d'accroître l'efficacité du travail humain. On peut ici parler par exemple de remplacer les hommes par des machines, ou d'augmenter la productivité du travail comme rendre une machine plus efficace.

La seconde forme est l'investissement immatériel. Cela représente les investissements en services par exemple comme le marketing. C'est aussi les investissements en formation, en recherche et développement, l'acquisition de brevets. On vise ici aussi d'améliorer la capacité de production future d'une entreprise.

Regardons maintenant ce qui détermine pour une entreprise l'action d'investir.

II. Les déterminants de l’investissement

L'action d'investir est le fruit de la volonté d'un dirigeant d'obtenir dans le futur un profit supérieur. C'est donc un pari sur l'avenir car les effets peuvent arriver plusieurs mois après, voir plusieurs années. L'investisseur est donc vigilant aux paramètres pouvant en assurer la réussite, niveau de la demande anticipée, profits attendus, conditions financières.

La demande est donc un indicateur essentiel pour décider une entreprise à investir. Il est important pour l'entreprise de savoir comment va évoluer la demande (anticipation).

Le taux d'utilisation des capacités de production est un autre élément essentiel. Il faut déterminer si ces capacités sont utilisées en pleins car si ce n'est pas le cas, avant d'investir, l'entreprise va en premier lieu utiliser ses capacités au maximum.

La situation financière de l'entreprise est aussi un déterminant de l'investissement (son niveau de fonds propres, niveau d'endettement, CAF, marge...). L'entreprise est elle en capacité d'investir ?

Le taux d'intérêt représente le coût de l'investissement et peut aussi le favoriser ou le freiner. Un arbitrage est aussi possible entre investir ou épargner. Il peut être plus intéressant de prêter plutôt que d'emprunter.

Le coût des facteurs de production est aussi important. En effet, le cout des salaires incite à l'investissement en machine et influe donc la volonté d'investissement.

L'offre de crédit des banques et des conditions avantageuses peuvent favoriser l'investissement.

L'état peut aussi avoir un impact par des subventions, des garanties (BPI)

Ces éléments qui déterminent l'acte d'investir ont donc forcément un impact sur la croissance économique.

III. L'impact de l'investissement sur la croissance

Comme nous avions vu plus tôt, la croissance économique se mesure par l'addition de la consommation, de l'investissement, de la balance commerciale et de la variation des stocks.

L'investissement à donc un effet :
Sur l'offre et la demande. En effet, le fait d'investir entraîne en même temps pour une entreprise un besoin donc une demande auprès d’autres entreprises. Cette demande et cet investissement engendre donc la distribution de revenus qui vont êtres ensuite utiliser pour consommer à nouveau. On parle ici, selon Keynes de l'effet multiplicateur de l'investissement qui engendre une hausse de la consommation donc de la demande.
Sur l'offre, l'investissement permet d'accroître sa capacité de production donc une augmentation de cette dernière.
Investir augmente donc à la fois l'offre mais aussi la demande, donc améliore la consommation et donc la croissance économique.

Sur l'emploi. L'impact de l'investissement est ici à nuancer car il dépend de type d'investissement.
L'investissement qui impact plus l'emploi est l'investissement de capacité car il vise réellement à ajouter dès capacités à l'entreprise en nombre et donc des emplois. On peut quand même préciser que cet investissement peut être fait en machine, donc sans forcément création importante d'emploi. Mais ces machines peuvent être produite par des entreprises qui au travers de cette commande emploi à son niveau de nouveaux salariés.

L'investissement est donc un éléments essentiel qui favorise et impact la croissance économique. C'est un acte important, lourd de conséquence pour ceux qui le pratiquent mais qui peut avoir un effet plus que bénéfique pour l'investisseur et donc l'économie d'un pays. Investir c'est créé de la richesse, améliorer l'offre, augmenter la demande et créer un flux, un cycle vertueux pour un pays. Par contre, nous pouvons aussi constater qu'un cycle moins favorable peut exister avec cette fois un impact plus négatif sur la croissance économique.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:20

Question n° 53 :
La politique monétaire de la BCE peut-elle infléchir les politiques économiques nationales ?



Introduction :

Dans un contexte politique européen et mondial qui voit la montée en puissance des velleités protectionnistes et des aspirations nationalistes arguant notamment de l’inadéquation des politiques économiques européennes et nationales, il nous est demandé de mesurer l’impact de la politique monétaire de la BCE sur les économies nationales.

Une politique économique peut se définir comme l’ensemble des actions des pouvoirs publics dans l’activité économique.
On distingue les politiques strcuturelles qui visent à agir sur le long terme sur les structures économiques et les politiques conjoncturelles qui visent à orienter sur le court terme l’activité économique.

Les deux principaux piliers de le politique économique sont la politique monétaire ,dont l’objectif est de lutter contre l’inflation à travers le contrôle de la masse monétaire, et la politique budgétaire qui consiste à définir et à utiliser le budget de l’ Etat .

Les Etats membres de l’ Eurosystem ont transféré la compétence monétaire à la BCE au moment de sa création, ne conservant ainsi que les compétences relatives aux politiques budgétaires.

Je m’attacherai dans un premier temps à définir les prérogatives de la BCE et à en évaluer dans un second temps la portée sur les politiques économiques nationales.


Partie 1 : Compétences et rôle de la BCE.

A-La BCE : élément central de la construction européenne :

La Banque Centrale Européenne (BCE) a été institué conjointement avec le Système Eurpéen des Banques Centrales (SEBC) et l’ Eurosystem le 1er juin 1998 devenant ainsi la principale institution monétaire de l’Union Européenne.

La BCE est une instance fédérale de l’ Union Européenne qui gére depuis le 1er janvier 1999 le système monétaire en euros.
Elle dispose d’ une indépendance économique et politique vis à vis des pays membres de l’ Union ainsi que d’un pouvoir règlementaire.
Ses organes de décision sont le Conseil des gouverneurs (gouverneurs des BCN + 6 membres du Directoire) , le Directoire (Pdt + Vice-Pdt + 4 membre élus par le Conseil Européen) et le Conseil Général.

La BCE a un rôle majeur dans la détermination de la politique monétaire au sein de l’ Eurosystem et ces décisions s’imposent à l’ensemble de l’ union monétaire.

Elle jouit du privilège d’émission, étant la seule habilitée à autoriser l’émission de monnaie, dispose de fonctions consultatives sur tout projet règlementaire relevant de son domaine de compétence et entretien des relations institutionnelles avec les instances de l’ U-E.

B- La politique monétaire de la BCE

L’objectif principal de la BCE et de l’ Eurosystem a été défini par le Traité de Maastricht comme étant la luttre contre l’inflation dans la zone euro : on entend par là une variation annuelle de l’ IPCH inférieure à 2 % dans la zone euro.


Son objectif final étant la stabilité des prix, elle détermine des objectifs intermédiaires qui sont des indicateurs tels que les agrégats monétaires, les taux d’intérêt et les taux de change en couplant l’analyse économique (indces et indicateurs) et l’analyse monétaire (Agrégats M1 /M2/M3).

Les leviers dont dispose la BCE pour parvenir à son objectif sont : -le pouvoir de modifier les taux directeurs : pour obtenir l’effet approprié sur le niveau des prix et sur la croissance économique.
L’augmentation étant suceptible de générer une baisse des prix (éviter l’inflation) et la baisse devant relancer la croissance (éviter la déflation).
- les réserves obligatoires : réglementation qui impose aux établissements financiers de maintenir des avoirs à la BCN pour les contraindre à subir l’effet des taux directeurs.


Partie 2 : Les impacts sur les politiques nationales 

En 1992 le Traité de Maastricht définit l’ Union Economique et Monétaire et met en place des critères de convergence qui seront complétés par le Pacte de Stabilité et de Croissance ( Dublin 1996) :-maintien du déficit public à un niveau inférieur à 3 % du PIB
-Dette publique inférieure à 60 % du PIB

Ces contraintes budgétaires impactent nécessairement les politiques nationales.

A- Politique de relance ou politique de rigueur :

D’inspiration keynésienne (John Meynard Keynes 1883-1946) les politiques de relance expliquent les récessions économiques par la faiblesse de la demande effective et placent l’ Etat au coeur du dipositif de relance économique (modèle de l’ Etat Providence).
Elle visent à mettre en place un cercle vertueux en s’appuyant sur une hausse du déficit public utilisée au travers d’investissement d’infrastrcutures lourds générateurs d’un effet multiplicateur en particpant à la hausse de l’emploi et donc des revenus et ainsi des recettes fiscales.

On leur oppose traditionnellement les politiques de rigueur d’inspiration libérale qui limitent le rôle de l’ Etat dans l’activité économique, ,renvoyant ainsi à la notion d’ Etat-Gendarme (limité à ses fonctions régaliennes).
Le marché s’auto-régule, l’État devant s’efforcer de suprimer les barrières qui freinent la concurrence afin de favoriser la croissance.

Les Etats membres de l’ UEM pourront dès lors orienter selon leurs convictions idéologiques leurs politiques budgétaires en agissant sur la politique fiscale et sur celle de l’emploi.

B- Coordination des politiques économiques et budgétaires :

Afin d’être mises en œuvre efficacement les politiques économiques qu’elles soient d’inspiration keynésienne ou néo-libérales nécessitent une coordination des politiques monétaires et budgétaires.
En effet les objectifs poursuivis par la politique budgétaire (relance de la croissance et de l’emploi et action à court terme) peuvent parfois être contracdictoires avec ceux poursuivis par la politique monétaire(maïtrise de l’inflation et vision à moyen/long terme).
La politique monétaire pouvant selon le contexte économique et les orientations voulues par les Etats se révéler pro ou contra-cycliques.

Cependant les contraintes issues des critères de convergence et du Pacte de Stabilité laissent une marge de manœuvre réduite aux Etats membres pour conduire leurs politiques budgétaires.

Ainsi le prix nobel d'économie Joseph Stiglitz critique le fait que la BCE ait un mandat centré exclusivement sur la stabilité des prix (maîtrise de l'inflation). Ce défaut de conception rendant, selon lui, la zone euro incapable de répondre à des chocs importants comme celui de la crise financière mondiale de 2008.



Conclusion :
La politique monétaire de la BCE impacte directement les politiques économiques nationales de par son action propre mais également au travers des contraintes budgétaires imposées par les critères de convergence et le Pacte de Stabilité.

Le défi de la construction européenne se poursuit avec lesdifficultés liées aux disparités régionales et économiques et alors que restent en suspens des chantiers comme celui de l’harmonisation fiscale (des particuliers comme des entreprises).

Seule la mise en œuvre conjointe des politiques monétaires et budgétaires (policy mix) semble être en mesure de permettre aux politiques économiques d’exprimer pleinement leur efficience (voir Carré Magique de N. Kaldor Smile.
Il en découle que le modèle européen devra évoluer vers d’autres transferts de compétences nationales au niveau européen (fiscalité, budget) pour rester viable au risque de voir sa portée remise en cause par les volontés protectionnistes et indépendantistes des Etats à l’instar du récent Brexit.


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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:21

QUESTION 54 CONNAISSANCE ENCONOMIQUE
En quoi le développement des marchés a t il modifié le rôle des banques dans l'économie ?

Plan 1

Le financement d'une économie moderne requiert des capitaux importants et les différents agents économiques que sont les entreprises, les ménages et les administrations publiques ont des besoins de financement liés à leur activité économique.

En effet les entreprises doivent financer leurs investissements, les achats de matières premières ainsi que leurs dépenses d'exploitation.
Les ménages doivent financer leurs consommations et leurs logements.
L’État connaît lui aussi depuis quelques années un besoin de financement important pour combler les déficits budgétaires.

Ainsi, des différents agents économiques ont des besoins en capitaux, des besoins de financement. Certains ont une épargne supérieure à leur investissement et dégagent une capacité de financement. Les ménages qui ont une capacité de financement prêtent aux entreprises qui ont des besoins de financement.

Le constat est que l'économie nécessite plus de capitaux que l'épargne des ménages n'en fournit.

Afin de répondre à la question, nous verrons dans une première partie les différents types de financement et dans une seconde partie l'évolution du rôle des banques.

I - Les différents types de financement :

Le financement indirect ou intermédié :

Il s'appuie sur existence d’intermédiaire entre les prêteurs et les emprunteurs. Ce type de financement est donc le fait des banques. Les entreprises sont financées par les banques. Les marchés financiers ont peu de place et la bourse à une faible importance.

Le financement direct :

Il consiste à mettre en relation le prêteur et l'emprunteur par le biais des marchés de capitaux : l'agent qui a besoin de financement émets des actions ou des obligations sur le marché financier.
Le marché financier est un lieu d'échange des valeurs mobilières. On y distingue un marché primaire et un marché secondaire.
Sur le marché primaire (marché du neuf), les entreprises émettent des actions ou des obligations. L’État émet des obligations.    
Sur le marché secondaire (marché de l’occasion), les opérateurs procèdent à des échanges de titres déjà émis. Sur ce marché, les intermédiaires sont les sociétés de bourse et les cours sont fixés en fonction de l'offre et de la demande.
Depuis 1983, il existe un second marché qui accueille les entreprises qui n'ont pas accès à la côte officielle.

Le marché monétaire :

C’est le compartiment du marché des capitaux sur lequel s’échangent des titres courts en contrepartie de liquidités. Jusqu’en 1985/1986 en France, le marché monétaire était essentiellement un marché interbancaire réservé aux seules institutions financières. En 1986, ce marché s’est ouvert aux agents économiques, aux entreprises qui peuvent y trouver des ressources nécessaires par l’émission de billets de trésorerie ou y placer des fonds par l’acquisition des bons du trésor, de certificats de dépôts ou de billets de trésorerie d’autres entreprises.  

La finance parallèle :

Elle pèse désormais 120 % du PIB mondial et 50 % des actifs bancaires. Selon la définition du Conseil de Stabilité Financière, le shadow banking regroupe les activités d’intermédiation de crédit impliquant des entités et activités en dehors du système bancaire traditionnel. En mars 2012, la Commission Européenne a publié une liste non exhaustive d’établissements relevant de la finance parallèle, fonds monétaires, fonds d’investissement, assureurs et autres sociétés non bancaires qui émettent ou garantissent des produits de crédit.

II - L'évolution pour les banques :

Jusqu’à la fin des années 70 :

L’économie française peut être qualifiée d’économie d’endettement. L’économie d’endettement est caractérisée par la prédominance de l’intermédiation bancaire. Dans ce système financier, les taux d’intérêt sont administrés. Les banques sont assurées de trouver un financement auprès de la banque centrale, prêteur en dernier ressort.
Dans ce contexte d’économie d’endettement, la part des financements intermédiés était très largement supérieure à celle des financements directs.
Par ailleurs, du fait du contrôle des changes qui s’achèvera en 1990, le système était faiblement ouvert vers l’extérieur.
Ainsi le crédit bancaire constituait l’unique moyen de financement de l’économie et celui-ci s’exerçait dans un contexte de faible concurrence entre les institutions financières.
De plus, la régulation du système financier s’effectuait essentiellement par un contrôle direct sur les quantités de crédit distribuées chaque année --> encadrement du crédit jusqu’en 1987.

Depuis les années 80 :

Les années 80 marquent le rapprochement vers le modèle anglo-saxon d’économie des marchés financiers, Aux États Unis et au Royaume Uni, les marchés financiers connurent un essor considérable et cette forme de financement s’imposa relativement aux formes intermédiées.
La finance est progressivement passée à une régulation du système financier par des taux d’intérêt librement fixés sur les marchés, inspirée du modèle anglo-saxon et menant à une économie de marchés financiers qui s’imposait du fait de la libéralisation des mouvements de capitaux, notamment avec le marché unique Européen.
Différentes réformes ont permis cette évolution :

La dé-spécialisation bancaire depuis 1982 et surtout avec la loi bancaire de 1984.
La suppression de l’encadrement du crédit en 1987 qui freinait la concurrence entre les institutions financières.
La multiplication des innovations financières qui créait une alternative aux prêts bancaires.
La levée progressive du contrôle des changes entre 1985 et 1990.

Ces années 80 ont été marquées par des changements structurels et d’innovations financières qualifiées de « 3D », la désintermédiation, le décloisonnement et la déréglementation.
Depuis 2000, les banques de détail sont plus offensives. Les banques commerciales, notamment en Europe ont réagi, en s’ouvrant à cette nouvelle forme d’intermédiation, en achetant des intermédiaires actifs en la matière, en créant elles-mêmes des produits de marché, en élargissant leurs activités aux activités para-bancaires (gestion de fortune et assurance d’où l’apparition du concept de bancassurance) en étant présentes sur tous les métiers.

Conclusion

A travers les mutations des dernières décennies, les banques génèrent de plus en plus de profits, grâce à leurs commissions plutôt qu’à travers leurs marges d’intermédiation, en augmentant leurs activités hors bilan, même si elles sont soumises à une concurrence de plus en plus vive de la part d’intervenants non bancaires sur certains de leurs métiers.
Elles ont répondu en élargissant leurs gammes de métiers et fonctions.


Plan 2


Le financement de l’économie désigne l’ensemble des modalités par lesquelles les agents économiques se procurent les ressources nécessaires à la réalisation de leurs activités. Le financement de l’économie concerne tous les agents économiques et le système financier met en relation ceux qui ont un besoin de financement avec ceux qui dégagent au contraire une capacité de financement. Le démarrage de tout projet comprend la mobilisation de ressources financières qui peuvent avoir diverses origines ; l’épargne, le recours au crédit ou encore la recherche de capitaux sur le marché. Nous allons étudier dans une première partie le financement de l’économie par les banques, puis dans un second temps, l’adaptation des banques face à l’essor des marchés financiers.

Le financement de l’économie par les banques :
- Le financement indirect ou intermédié : les banques collectent des ressources auprès des agents à capacité de financement, qu’elles transforment ensuite pour prêter aux agents à besoin de financement. La banque prend l'argent du prêteur contre un taux d'intérêt et prête à un emprunteur contre un taux d'intérêt plus élevé L’intermédiation financière permet la conciliation des souhaits des épargnants, qui souhaitent généralement des placements liquides et peu risqués, avec les souhaits des emprunteurs, qui ont besoin de prêts sur le long terme. En cas d’intermédiation, c’est la banque qui assume le risque de crédit, la créance étant inscrite à l’actif de son bilan.

- Les changements structurels des années 1980 (expression des 3D de l’économiste Bourguinat en 1992) :
o La désintermédiation : l’autonomisation progressive des agents non-financiers vis-à-vis des banques. Les entreprises d’une certaine taille peuvent effectuer directement leurs emprunts sur le marché auprès des épargnants. De nouveaux titres sont émis par les agents non-financiers.
o Le décloisonnement : désigne l’ouverture internationale des marchés de capitaux par l’abolition du contrôle des changes et la disparition de la distinction des établissements de crédits en banques de dépôt et banques d’investissement : le Glass Steagall Act de 1933 avait établi une frontière entre les deux types de banques aux Etats-Unis. En France, la loi bancaire de 1945 établissait cette séparation des établissements. Le modèle de banque universelle prédominait alors uniquement en Allemagne.
o La dérèglementation : changement des règles de contrôle des marchés, avec l’arrivée de nouveaux produits financiers et une libéralisation de la rémunération de l’épargne.

Aux premiers stades du développement économique, le financement dépendait principalement des ressources propres de l’agent économique ou bien des emprunts qu’il pouvait contracter auprès des banques. Dans les pays où le système bancaire était très présent, comme la France, l’Allemagne ou encore le Japon, l’économie d’endettement a prévalu, notamment durant les 30 glorieuses où le financement des entreprises reposait grandement sur l’endettement auprès des banques. Dans les pays les plus libéraux comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, on a assisté à l’émergence des marchés financiers.

L’adaptation des banques à l’essor des marchés financiers :
- Le financement direct : les agents à besoin de financement empruntent des fonds directement sur le marché financier sans recourir à un intermédiaire financier tel une banque. Le financement direct est généralement effectué par des emprunteurs qui vendent des titres ou des actions pour lever des fonds. En face, on retrouve les agents à capacité de financement qui viennent placer leurs liquidités.

- Le développement des investisseurs institutionnels : la complexité de la diversification des risques de placement a conduit à la création d’Organismes de Placements Collectifs en Valeurs Mobilières en 1988. Les institutions financières proposent à l’épargnant à travers ces structures un accès aux marchés financiers avec l’expertise d’un gestionnaire de portefeuille dans le choix des supports de placements financiers.

- Le développement des activités de marché et de hors bilan : Les banques se financent de plus en plus en émettant des titres et financent de plus en plus l'économie en achetant des titres. Ce phénomène ne remet pas forcément en cause leur activité de transformation, car elles émettent beaucoup de titres de court terme (comme les certificats de dépôts) pour faire l'acquisition de titres de long terme (actions, obligations, etc.).
En parallèle, les banques ont énormément développé leurs activités hors-bilan (placement de titres, lignes de crédit, garanties, etc.). Sous l'effet de la concurrence, elles réalisent désormais une part importante de leurs recettes dans des activités de services dont la rémunération se fait sous la forme de commissions et non plus sous la forme de marges d'intermédiation.

- Les services de gestion des risques : la gestion des risques est devenue une des fonctions principales des établissements bancaires, comme en témoigne l'accroissement spectaculaire des portefeuilles de produits dérivés détenus par les banques. Pour offrir des services de gestion des risques, les banques ont alors recours à des produits de marché (produit dérivés). Cela explique le recours grandissant des banques aux produits dérivés alors même que les marchés financiers se développent. Les banques sont à l'origine de la création des warrants, produits dérivés optionnels qu'elles émettent en réponse aux besoins de leur clientèle et qui connaissent un énorme succès.

Conclusion :
Banques et marchés financiers jouent désormais des rôles complémentaires, et non plus substituables, dans le financement de l'économie. Comme le suggère la vague impressionnante de fusions-acquisitions de la fin du XXe siècle, ce n'est pas de la disparition future des banques qu'il y a vraiment lieu de s'inquiéter, c'est plutôt de l'apparition de “méga-banques” ou de conglomérats financiers internationaux au pouvoir de marché considérable et très difficiles à contrôler par les autorités prudentielles. La naissance de ces conglomérats a sans doute eu pour but d'exploiter davantage les économies d'envergures rendues possibles par la déréglementation des activités bancaires (conglomérats banque-assurance). En outre, elle peut permettre l'exploitation des différences dans les réglementations financières nationales. On l'interprète aussi comme une réaction des établissements financiers qui cherchent à conserver leurs parts de marché face à l'intensification de la concurrence. Enfin, la plus grande opacité organisationnelle de ces conglomérats, leur caractère international rendent l'activité bancaire moins lisible pour le régulateur, ce qui libère les banques de l'emprise de ce dernier.

Plan 3

Le marché et un lieu plus ou moins concret de la confrontation et de la conciliation de l’offre et de la demande d’un bine où se déterminent les quantités échangées et les prix de cession.
ici il s’agira de parler du marché financier
rôle des banques dans l’économie: convertir les dépôts avec toutes les échéances possibles en prêt avec toutes les échéances possibles. + création monétaire par les crédits + gestion des moyens de paiement + titrisation + relais de la politique monétaire
Les entreprises ont modifiées leurs sources de financement externe en ayant de plus en plus recours à un financement direct, par les marchés financiers, au détriment du financement par les emprunts bancaires. Cette mutation explique en partie le fort développement des marchés financiers lors des vingt dernières années.

1/ Le développement des marchés a généré une vague de changements structurels et d’innovation financière
A/ La désintermediation:
autonomisation progressive des agents non-financiers vis-à-vis des banques. Les entreprises d’une certaines taille peuvent effectuer directement leurs emprunts sur le marché auprès des épargnants.
multiplication des intervenants et des supports brouille le mécanisme d’intermédiation financière en provoquant un décloisonnement des métiers et des fonctions, de ce fait: accroissement de la fluidité de l’épargne au niveau mondial
B/ Le décloisonnement
ouverture internationale des marchés de capitaux par l’abolition du contrôle des changes et la disparition de la distinction des établissements de crédit en banques de dépôt et banques d’investissement.
augmentation de la concurrence a conduit à la constitution de grands groupes gérant tout type d’opération
C/ La déréglementation
changements des règles de contrôle des marchés, mise en oeuvre de nouveaux produits financiers et libéralisation de la rémunération de l’épargne
essor sans précédent des marchés boursier dans les années 90


2/ des banques de détails plus offensives et une situation de monopole conservée
A/ Les banque de détails plus offensives
ouverture à cette nouvelle forme d’intermédiation: nouvelles fonctions liées à la négociation des titres par les banques sur le marché secondaire. La désintermediation est alors un bon point pour les banques car c’est essentiellement leur bilan qui est désintermédié et moins le système bancaire en tant que tel.
achat d’intermédiaires actifs en la matière
création de produits sur le marché
élargissement des activités aux para-bancaire (gestion de fortune et assurance)
rationalisation des activités traditionnelles

B/ et qui conservent une situation de monopole dans 3 domaines
relais de la politique monétaire en gardant le monopole sur les avoirs monétaires
clé de voûte au sommes de la pyramide des paiements
couverture large grâce à leur réseau, tant au niveau géographique que sectoriel

conclusion:
l’émergence de nouveau acteurs: shadow-banking et crowdfunding
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:22

Question 55 :
Qui sont les nouveaux acteurs du financement dans l’économie et quel est leur poids ?

Introduction
Depuis les années 2000 et notamment depuis la dernière crise financière, on voit émerger de nouveaux acteurs dans le financement de l’économie. En vérité ces nouveaux acteurs existaient déjà mais leur poids actuel tend à concurrencer le système bancaire traditionnel.
J’ai choisi ici deux acteurs du financement de l’économie qui sortent donc du circuit économique habituel que sont le shadow banking et le crowdfunding.

I - Le système bancaire parallèle et son poids
A - Le shadow banking »

Définition :
C’est le Conseil de stabilité monétaire (CSF) qui donne une définition du shadow banking.
« C’est un système d’intermédiation de crédit auquel concourent des entités et activités extérieures au système bancaire régulé ».
Ce système concerne les transformations d’échéances et de risque de crédit, fonction traditionnelle des banques sans être soumis à la règlementation. »
Les acteurs du «shadow banking» sont les banques d'affaires, les hedge funds, les fonds de titrisation, les fonds monétaires, les fonds de pension, mutuels, d'assurance-vie, les fonds négociés en Bourse... Mais aussi, les entreprises de capital-investissement, les sociétés de garantie de crédit, les trusts de gestion d'actifs (immobiliers par exemple), les sociétés d'affacturage (crédit inter-entreprises), etc...
Comment cela fonctionne ?
Lorsque la banque prête, elle intègre dans son bilan les prêts qu’elles accordent. Avec les contraintes règlementaires (notamment avec les exigences de BALE…), la banque va se tourner vers le shadow banking pour titriser ses créances les plus risquées et ainsi donner une meilleure image de son bilan. Pour cela elle va céder ces titres dit structurés à des banques d’investissement comme les fonds mutuels , les assureurs, les garanties de crédits, les fonds de pension, les fonds monétaires, les sociétés de capital investissement, les hedges funds.

B - Le poids du shadow banking dans le monde

Le shadow banking
D’après le FSB cela représenterait :
- 80000 milliard de dollar
Soit :
- Un quart des actifs financiers mondiaux
Les États-Unis, la zone euro et le Royaume-Uni détiennent à eux seuls les trois-quarts des actifs qui relèvent du «shadow banking». Mais dans les BRICs et les pays émergents, particulièrement en Chine, en Inde, en Indonésie et en Russie, la «finance de l'ombre» progresse fortement.
- La moitié du poids du système bancaire traditionnel
- L'équivalent du PIB mondial annuel.
Du côté des acteurs du «shadow banking», les fonds d'investissements immobiliers et les hedge funds connaissent les expansions les plus fulgurantes.

Tout en sachant que cette donnée pourrait être sous évalué car le FSB ne peut pas prendre en compte les centres financiers offshore (Paradis fiscaux)

Le «shadow banking» présente deux problèmes majeurs: son poids dans le financement global de l'économie et l'interdépendance des acteurs du «shadow banking» entre eux et avec le système bancaire traditionnel international. Ce qui signifie que si le «shadow banking» est sytémique: s'il souffre, il entraîne avec lui le système bancaire «normal». La crise des subprimes de 2007 en est la preuve concrète.

Devant les faiblesses du système bancaire actuel certains acteurs se tournent aussi vers un phénomène en pleine expansion le financement participatif

II - La finance participative et son poids
A - Le crowdfunding

Définition
Le crowdfunding ou financement participatif est un mécanisme qui permet de collecter les apports financiers (généralement de petits montants) d’un grand nombre de particuliers au moyen d’une plateforme sur internet en vue de financer un projet.
Son existence semble récente et pourtant il est né au XVIIIe siècle. Le 1er projet notable issu du financement participatif serait la Statue de la liberté !
Comment cela fonctionne ?
Deux parties sont mises en présence : l’épargnant qui souhaite investir une certaine somme d’argent dans un projet auquel il croit et le porteur de ce projet qui ne possède pas les fonds nécessaire pour le mettre en œuvre. L’un et l’autre se rencontre sur internet via une plateforme dédiée : les projets sont présentés par leurs porters et les épargnants choisissent de financer ceux qui les intéressent à hauteur de ce qu’ils souhaitent investir.
Le financement participatif comprend différents secteurs tels que le don (donation crowdfunding, la récompense (don avec contrepartie) l’investissement en capital (équity crowdfunding et le prêt participatif.

B - Le poids du crowdfunding dans l’économie mondiale

Sa croissance est ahurissante. On constate depuis 2009, que le financement participatif double quasiment tous les ans. Ce marché pèserait ainsi en 2014, près de 10 milliards de dollars.
Même si sa place est minime au regard du financement mondial, le phénomène du financement participatif tend à se développer très très rapidement au point que le legislateur commence à y mettre son nez et crée des ordonnances pour légiférer ce mode de financement
Ex : Création d’un statut pour les plateformes du financement participatif (statut d’intrmédiaire en financement participatif). Ce statut ne les soumet pas au exigence en fonds propres comme le subi le système traditionnel
Ce type de réforme doit être complété par es modificatin du règlement générale de l’AMF en précisant lescertaintnes conditions d’activité des plateformes afin de garantir la transparence et la protection des épargnant. Un decret prévoit d’ailleurs de fixé un montant maximum de lever de fonds 1 millions d’€ et dans ce cas une limite de 1000 € par preteur

Conclusion

Avec une demande de crédit en baisse (impacte par la crise économique) combinée à une relative prudence de la part des banque pour lesquelle s la situation de liquidité était la plus problematique à l’été 2011 et à un coût d’enttement de marché plus favorable sont autant de facteurs conjoncturels pouvant expliquer ce mouvement de désintermédiation.
Ces activités peuvent être utiles pour l’économie puisqu’elles permettent la diversification des sources de financement. Après la crise financière, un consensus s'est dessiné à l'échelle internationale pour soumettre ces activités à une réglementation appropriée et à des obligations de transparence.
Le FMI souligne que le shadow banking se développe quand les taux sont bas et que les investisseurs cherchent de plus gros rendement, quand il y a une forte demande d’actif (de la part des assurances ou des fonds de pension par exemple) et quand la régulation bancaire se durcit. Soit tout ce qui caractérise notre environnement actuel. Nous pourrions déduire la même chose du financement participatif.
Ces nouveaux acteurs démontrent aussi qu’à force de réglementer le système bancaire traditionnel, on favorise la désintermédiation bancaire.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:22

Question n°56 : Quelles différences faites-vous entre la finance directe et la finance indirecte?

Intro :
Le rôle du système financier est de mobiliser les ressources des épargnants qui disposent de capacités de financement, afin que les ménages, les entreprises et les acteurs publics (baptisés « agents non financiers ») qui ont besoin d’argent pour faire fonctionner l’économie puissent en trouver.
Deux solutions de financements s’offrent à eux, la finance directe et le finance indirecte.
Dans une première partie, nous définirons ces 2 grands principes puis, dans une deuxièmement nous mettrons en évidence leurs différences.

I- Définition et Mécanisme

a) la finance indirecte :
Elle désigne le mécanisme par lequel un agent économique obtient de la monnaie en s’adressant aux institutions financières. Les établissements financiers jouent le rôle d’intermédiaires entre les agents via, d’un coté les dépôts et les épargnes des agents (principalement les ménages) et prêtent, de l’autre, aux agents à besoin de financement (principalement les entreprises ou administrations publiques). Dans ce dernier cas, on parle alors d’intermédiation bancaire.

b) la finance directe :
L’agent économique qui a besoin de financement émet des titres sur le marché financier (actions, obligations) qui sont achetés par ses agents à capacité de financement.

Le passage d’une économie où les banques jouent un rôle important à une économie où elles sont supplantées par la finance directe est ainsi baptisée de " désintermédiation ".

II- Evolution du mode de financement et Différences

a) Evolution

Historiquement en France, certains évènements économiques ont favorisé la finance directe ou indirecte.
Durant la période des 30 glorieuses, le financement de l’économie se faisait exclusivement par les grandes banques nationales. Le crédit bancaire était le seul moyen de financer l’économie. Le krach boursier de 1929 à entraîner un cloisonnement et la réglementation a favorisé la finance indirecte.

A contrario, dans les années 80, les changements structurels et d’innovations financières (marché financier dérégulé, libéralisation de la bourse, recherche de profit) ont favorisé l’essor du financement direct en France se rapprochant du modèle anglo-saxons :

En 1984, une loi bancaire vient bouleverser la finance indirecte, c’est ce que l’on appelle communément les 3D (H. BOURGUIGNAT) :
Désintermédiation : les entreprises d’une certaine taille peuvent émettre des titres sur les marchés financiers auprès des épargnants, autonomisation des agents non financiers
Décloisonnement : ouverture à l’international via l’abolition du contrôle des changes et disparition de la distinction entre banques de dépôts et banque d’investissement, ouverture du marché des capitaux
Déréglementation : évolution des règles de contrôle du marché, libéralisation de la réglementation de l’épargne, circulation plus fluide des flux financiers…


b) outils :

Pour la finance indirecte :
titres de propriété : action d’une entreprise, en contrepartie, des dividendes (dépendants des performances de la société)
émission de titres d’obligations : versement des coupons (intérêts connus à l’avance) et remboursement ultérieur du capital
OPCVM

Pour la finance directe :
découvert bancaire : décalage de trésorerie
escompte et effet de commerce : obtenir de la trésorerie immédiate
crédit CT : financer le cycle d’exploitation des entreprises et les dépenses des ménages
crédit MLT : financer les investissements des entreprises et les achats immobiliers.

c) Risque et coût :

Pour la finance indirecte : Pour rémunérer sa mise en relation, les intermédiaires financiers se rémunèrent par la biais des intérêts. (constituer par la différence entre le taux de refinancement et le taux de sortie client = marge d’intermédiation).
La BCE et l’ACPR encadre la finance indirecte qui doit respecter les ratios. Le risque est porté par l’intermédiaire financier.

Pour la finance directe : Ce service financier représente un risque de par la volatilité de son cours. En effet, la cotation de l’action se modifie en fonction de l’offre et la demande.
L’AMF encadre la finance directe.
En raison du coût que représente le financement indirect, les agents économiques ont de plus en plus recours au financement directe, c’est à dire au marché financier. Malgré tout, le risque est porté par l’acteur qui doit lui même analyse le risque. En situation de crise, il est parfois difficile de trouver des épargnants, et, dans ce cas le risque est porté par les entreprises qui peuvent ne pas trouver d’investisseurs et ainsi contrarier la stratégie d’une société.

L’intermédiation ne disparaît pas, elle prend une autre forme. Les intermédiaires financiers s’adaptent au développement des marchés des capitaux : confrontés à une clientèle d’emprunteurs qui en vient à se financer par émission de titres sur les marchés, ils continuent à assurer les financements en acquérant sur les marchés les titres émis par celle-ci pour ensuite les placer auprès des clients à la recherche de placements.



Conclusion : La libéralisation du marché boursier à permis l’émergence d’un nouveau mode de financement (la finance directe) sans la sollicitation d’intermédiaire financier. De nouveaux acteurs apparaissent via le shadow banking et le crowfunding. L’entreprise banque pour maintenir un bon niveau de rentabilité (PNB) doit développer de nouveaux marchés générateurs de commissions.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:22

QUESTION 57

Décrivez le rôle et la position des institutions internationales dans la libéralisation du commerce mondiale




A la sortie de la seconde guerre mondiale l'ensemble de l'économie mondiale se trouve en phase de récession. Les échanges internationaux ont chuté.
Dans ce contexte de paralysie, afin de relancer l'activité économique mondiale et de favoriser la reconstruction des pays lourdement touchés par les effets de la guerre, les États se sont rencontrés lors de conférences internationales afin de favoriser, faciliter et réglementer le commerce mondial. Le but est de réduire les obstacles aux échanges de sorte à ce que chaque pays puisse tirer profit de l’internationalisation des échanges. C'est ainsi, qu'ont été signés les accords de Bretton Woods en juillet 1944.
Ces accords sont marqués par la création du FMI (fond monétaire international) et de la banque mondiale. L’OMC sera créée en 1995, elle remplace le GATT ((accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).

Dans le cadre de notre présentation nous allons dans un premier temps étudier le rôle qu’ont ces institutions dans la libéralisation du commerce international. Ensuite nous présenterons les politiques menées par celle-ci ainsi que leurs limites.







ROLE DES INSTITUTIONS

# FMI

C'est lors des accords de Bretton woods de juillet 1944 qu'ont été créés le FMI (fond monétaire internationale) et la banque mondiale. Ces accords ont été signés par l'ensemble des pays membres de l’ONU.

Le FMI regroupe 188 pays, il est chargé :

d’ instaurer la stabilité du système monétaire international c'est à dire à la stabilité du système international de paiement et de change qui permet aux pays de réaliser des échanges.
il surveille les politiques économiques des pays membres et les conseille en matière budgétaire, monétaire et financière. Il publie ensuite des rapports sur les tendances économiques mondiales.
- il fournit une aide financière aux pays en difficultés qui en font la demande. Les pays emprunteurs doivent ensuite réaliser un programme économique appuyé par le FMI.
Il fournit une assistance technique et des formations dans les domaines fiscaux, monétaires et de change aux Etats membres



# BANQUE MONDIALE

La banque mondiale est constituée de 5 institutions :

la BIRD (La banque internationale pour le reconstruction et le développement qui regroupe 184 pays. Son rôle est d'octroyer des prêts dans les secteurs de l'agriculture et de l'énergie aux pays à revenus
intermédiaires.
l'AID (association internationale pour le développement) qui est chargée d'aider les pays les moins avancés en leur octroyant des prêts à très long terme (30-40 ans). -
La SFI (société financière internationale) qui est chargée de financer des entreprises ou des institutions dans les pays du tiers monde.
Le CIRD (centre international de règlements des différends liés aux investissements) qui gère les conflits d'intérêts.
La MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements) est une agence internationale dont la mission est de favoriser l'investissement direct à l'étranger (IDE) dans les pays en développement afin de favoriser la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie des populations

La banque Mondiale a un rôle de conseil auprès des pays aidés par le FMI dans le but de réduire les déficits budgétaires, de favoriser les investissements étrangers, des libéraliser les changes et les prix.

La banque mondiale peut imposer la mise en place de politiques envers les pays endettés afin d'arriver à un équilibre de leur balance de paiements.



# OMC

L'OMC a été créée en 1995, elle remplace le GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) donc le but était de favoriser le libre échange en abaissant les droits de douanes et en supprimant les restrictions quantitatives et qualitative.

Constitué de 65 conseils, groupes, comités… 2 principaux événements ressortent de l'organisation de l'OMC : la conférence ministérielle (environ tous les 2 ans) et le conseil général plus régulier pour les affaires courantes.

L'OMC est chargée de fixer les règles du commerce international et de veiller à leur application.

Les principes fondateurs sont :
L’ouverture des frontières de manière progressive par la négociation
La clause de non discrimination
Le traitement national
Transparence des informations
Concurrence loyale




Elle aide les producteurs de marchandises et services, les exportateurs et importateurs à mener librement leur activité.

Les accords commerciaux sont négociés et signés par les pays membres. Ces accords portent sur les marchandises, les services et la propriété intellectuelle. Si un pays membre estime qu'une règle commerciale n'a pas été respectée par un autre pays, il peut saisir l'OMC pour régler le litige. (ORD)

Une fois avoir présenté les différentes institutions internationales relatives à la libéralisation du commerce, intéressons-nous aux politiques menées par celles-ci.



POSITION / POLITIQUE

# Les politiques du FMI et de la Banque Mondiale :

Le FMI et la banque mondiale partent du principe que si un pays se trouve en difficulté pour rembourser sa dette, c'est qu'il vit en dessus de ses moyens. La solution est donc de permettre au pays de réduire leurs dépenses et donc leurs demandes intérieures. Il faut rendre ces pays compétitifs à l'international en leur permettant de dégager un excédent commercial.
Le FMI et la banque mondiale coordonnent les banques centrales en se basant sur les principes suivants :

- une austérité budgétaire en limitant les dépenses publiques pour éviter toute tension inflationniste et les déficits.
- une réforme fiscale visant à augmenter le nombre de contribuable, généraliser la TVA, diminuer les taux élever pour les pays riches ou en développement.
- en dévaluant la monnaie des pays du tiers monde pour être plus compétitifs et relancer les exportations.
- en abaissant les barrières tarifaires commerciales (droits de douane) pour accentuer le commerce international et donner une totale liberté de mouvement aux capitaux internationaux .
- en attirant les investissements directs étrangers (IDE) pour financer le développement en leur garantissant une égalité des droits avec les investissements domestiques.
- il faut privatiser en vendant les actifs de l’Etat pour assainir les finances publiques et développer les entreprises privées, supposées mieux gérées .
- en réduisant les subventions et laisser le marché déterminer le « juste prix » des biens.
- en déréglementant, c’est-à-dire en éliminant toutes les règles qui freinent l’initiative économique et la libre concurrence.
- en renforçant les droits de propriété pour promouvoir la création privée, condition fondamentale pour le décollage économique.

A court terme, les pays du Sud vont devoir mener des politiques conjoncturelles d’austérité. Les PED doivent mener des politiques structurelles favorables au marché s’ils veulent recevoir les crédits du FMI et de la Banque mondiale


# La politique de l’OMC


L’OMC est une institution chargée de mettre en place un marché mondial unifié dans lequel les normes de marché prédominent sur les politiques économiques étatiques.

Cela se se traduit par :
-Le démantèlement des politiques agricoles, en particulier la PAC et la politique agricole américaine, en supprimant les droits de douane sur les produits agricoles et les subventions aux agriculteurs.
-L’ouverture des services à la concurrence ce qui remet en cause le monopole des services publics (la poste, le transport ferré, l’énergie mais aussi, plus tard, l’éducation, la santé...) ;
- La définition de normes sociales et environnementales. La détermination des règles est confiée à des experts.. Un pays n’a donc plus le droit par exemple d’interdire les OGM ou le poulet nettoyé au chlore, même s’il veut appliquer le principe de précaution.


# Limites des institutions et conclusion

Les politiques libérales prônées par le FMI et la BIRD ont été critiquées par des économistes pour plusieurs raisons :
Le libre-échange a atteint ses limites : Les accords de Doha en sont l'exemple avec les Etats-Unis qui ne veulent plus accorder d'avantages commerciaux aux pays émergents. Ceux-ci sont capables de supporter la concurrence en abaissant leurs tarifs douaniers au niveau de ceux des pays développés. Par exemple, il ne faut plus accorder d'avantage à la Chine dont la part dans le commerce international est passée en dix ans de 4 % à 12 . Ils ont donc demandé qu'en matière de produits électroniques, chimiques et mécaniques, les pays émergents suppriment pratiquement leurs droits de douane comme l'ont fait les pays développés.
- Développement du protectionnisme de la part de certains pays comme la Chine et les pays d’Amérique-Latine . Ces derniers ont augmenté leurs droits de douane sur certains produits. Ils considèrent qu’ils ne sont pas encore développés et qu’ils doivent protéger leurs industries naissantes pour assurer leur développement et donner à leur population un niveau de vie correct.
Le protectionnisme des pays du Nord empêche le développement des pays du Sud. Les subventions que les Etats-Unis et l’Europe donnent à leurs agriculteurs (350 milliards de dollars) pour qu’ils exportent leurs produits leur permettent de vendre leurs produits au-dessous du coût de production. -
- Développement de nouvelles zones de libres échanges avec des accords bilatéraux qui remettent en cause le multilatéralisme et l’existence de l’OMC.
- Les politiques conjoncturelles ont freiné la croissance et entretenu l’inflation. Le couple dévaluation/austérité a pour conséquence une forte inflation importée, les importations étant plus chères. La suppression des subventions aux produits de première nécessité et aux services publics de base (eau, électricité...) s’est traduite par une forte hausse de ces prix, en particulier le prix des carburants. Cette inflation a entraîné une montée des taux d’intérêt et une baisse du pouvoir d’achat des salariés.
La consommation et les investissements ont donc diminué ce qui provoque un ralentissement de la croissance, surtout pour les pays les plus pauvres.
- Les politiques structurelles visant à spécialiser les PED dans les produits primaires se sont révélées désastreuses. Les PED ont dû importer les produits alimentaires et dépendre de plus en plus de l’agriculture des pays développés. La concurrence entre les produits d’exportation des PED a provoqué des excédents et une baisse des prix de ces produits, d’où une détérioration des termes de l’échange puisque les prix des
produits importés augmentaient plus vite que ceux des produits exportés. Cette baisse du pouvoir d’achat des exportations a aggravé le déficit de la balance courante et l’endettement des pays les plus pauvres. - Le fossé entre les pays du sud et ceux développés s’est creusé. Leur part dans le PIB mondial a stagné.
Les organisations internationales se révèlent finalement être peu efficaces. Le FMI n’a pas été capable de prévenir les crises financières.
La libéralisation des marchés de capitaux a accru la volatilité des cours et l’instabilité financière. D’où la formation d’une bulle spéculative qui a éclaté en 1997et qui a obligé ces pays à mener des politiques de restructurations. Le FMI a été incapable de prévenir la crise de la dette en Argentine au début des années 2000 car il n’a pas contrôlé l’usage des prêts financiers que l’on avait accordé à ce pays dans les années 90. - Les organisations internationales sont devenues moins nécessaires pour se procurer des capitaux.
- Les organisations internationales ne sont pas démocratiques. Elles remettent en cause la souveraineté des Etats qui n’ont plus la liberté de définir leurs politiques.
D’autre part, ces organisations sont dirigées et contrôlées par les pays développés. Les États-Unis sont le contributeur principal du FMI, et possèdent ainsi 16,79 % des droits de vote. L'Union européenne possède 32,1 % des droits de vote. Les 10 premiers pays, qui représentent plus de 50 % du PIB mondial, ont la majorité des droits de vote alors que le FMI compte 185 pays membres. Le directeur du FMI est un européen et le président de la Banque mondiale est un américain. Le FMI condamne les déficits budgétaires excessifs des PED mais n’a jamais condamné le déficit budgétaire excessif des Etats-Unis ou de certains pays européens. Seule l'OMC est une instance démocratique puisque chaque pays a une voix.

En conclusion, bien que nécessaire à la réglementation et a la liberalisation des échanges internationaux, les politiques des institutions internationales ont montrés leurs limites.

Afin d’améliorer la transparence de leurs actions, les organisations internationales s’appuient sur les ONG. L’OMC convie certaines ONG à des réunions dans le but de connaître leur positionnement.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:23

Question 58 : la balance des paiements est un indicateur de tout premier plan pour apprécier la politique économique d'un pays. Expliquer pourquoi
Les soldes de la balance des paiements représentent des outils d’analyse incontournables de la santé d’une économie moderne. Elle présente la position extérieure d’une économie, d’un pays.
C’est un document statistique qui recense dans un cadre comptable toutes les transactions réalisées sur une période donnée entre les résidents d’un ensemble économique et ses non-résidents.
Ces transactions sur une période donnée, s'inscrivent dans un cadre bien défini et codifié par le FMI.
L’analyse de la balance des paiements permet de faire ressortir la problématique de l’ajustement. 
La balance ne peut être qu'approximative, c'est pourquoi, il existe un poste d'équilibre « erreurs et omissions nettes »
Il est important de connaître la finalité de l’élaboration de cette balance des paiements. Pour ce faire, je vais commencer par vous décrire sa composition pour ensuite vous livrer son utilité en termes de politique économique.

I) Composition et interprétation de la Balance des paiements :

Les éléments qui composent la Balance des paiements se décompose en 4 comptes :

=> compte des transactions courantes : exportations et importations de biens, services, revenus
et transferts courants
=> compte de capital : Transfert en capital et actifs non financiers (usines, brevets).
=> compte financier : -
investissements directs à l'étranger (OPA, détention d'actions > à10% du capital investissements de portefeuilles (Actions, obligations)
autres investissements : avoirs/engagements (Billets de banque, dépots dans les banques, crédits commerciaux/bancaires )
Produits financiers dérivés
avoirs de réserves (or, devises, crédits auprès du FMI)
=> compte erreurs et omissions : objectif ajuster les comptes/balance.

L’analyse des soldes de comptes

Les soldes intermédiaires vont permettre de dégager un solde représentatif des capacités et des besoins de financement d’un pays.
Par exemple : 
Le solde des transactions courantes, la balance commerciale, reflète la capacité d’une économie nationale à équilibres ses échanges avec le reste du monde, sa compétitivité, sa place dans le monde.

Le compte des transactions courantes est important pour une économie, par exemple s’il est négatif cela signifie que la nation s’endette vis à vis de l’extérieur pour financer sa consommation, son investissement.  S’il est positif cela peut signifier que la nation dégage une épargne, qu’elle peut placer à l’étranger. 

Le solde de la balance des capitaux excédentaire peut être lié à un endettement du pays vis à vis de l’extérieur ou à un investissement de capitaux étranger dans le pays. A long terme, il faudra soit rembourser des prêts ou verser des intérêts. L’excédent n’est donc pas toujours bon signe.

Ces soldes permettent de dégager des pistes d’analyse et de compréhensions de la politique économique d’un pays face au reste du monde.


II) Un indicateur d’analyse structurelle et conjoncturelle d’un pays et ses limites

La BDP va permettre de lire le décalage structurel et conjoncturel d’un pays avec ses principaux partenaires commerciaux.

A) Un indicateur d’analyse structurelle

Quelle est la position structurelle d’un état face au reste du monde ? 

La balance des paiements va permettre d’étudier la compétitivité d’un pays face au reste du monde, la spécialisation dans tel ou tel domaine, sa politique d'investissement . .
Par le solde des transactions courantes nos pouvons mesurer la capacité de financement d’une nation et déduire sa politique financière et monétaire. Un pays qui éprouve un besoin de financement vit au dessus de ses moyens.
Par les flux d’investissement direct, nous remarquons l'insertion des entreprises dans l’économie mondiale.


B) Un indicateur d’analyse conjoncturelle

Elle peut permettre de lire le décalage d’un pays avec ces partenaires internationaux. Un choc extérieur est lisible directement sur la BDP des différentes pays. 
Une crise de change va provoquer une diminution  des avoirs de réserves de pays et se refléter au sein de la BDP.


C) Les limites de la Balance des Paiements
Des limites conceptuelles: la BDP repose sur le principe de résidence. Or, il y a un fort développement du commerce intra-firmes qui ne donnent pas lieu à un paiement et donc échappe à l’analyse de la BDP.

Des limites techniques: la ligne "erreurs et omissions" peut-être très significative, et les activités non recensées (comme l'économie criminelle qui représente une masse de flux commerciaux impossible a retracer).
Il existe un "trou noir", en effet, au niveau mondial, l'égalité comptable de la BDP n'est pas toujours vérifiée.

Des limites économiques: un excédent peut provenir d'une croissance molle, voire d'une récession et d'un redressement de la situation.
Un déficit des comptes de transactions courantes peut être réduit sous l'effet d'une diminution des importations et/ou d'un accroissement des exportations.

Conclusion

La BDP est un indicateur fort pour l’analyse des politiques économiques d’un pays. C’est un instrument de mesure qui donne une vision globale des relations entre un pays et le reste du monde. Elle met en lumière les politiques adoptées et leur pérennité. Mais elle ne reste qu’un outil de mesure et la lecture de cet indicateur ne peut se passer d’une analyse fine et détaillée, par exemple un pays connaissant de très fortes importations comme les États Unis, connaît un déficit commercial important mais développera en parallèle, selon la Loi des avantages comparatifs de Ricardo, une spécialisation à forte valeur ajoutée dans certains secteurs d’activités et laissera aux autres pays les domaines où elles moins compétitive. Ce qui traduit sa politique économique. 
De ce fait nous pouvons nous demander si au delà de la logique comptable de cet indicateur, les états ne positionnent-ils pas leur déficit là où elles le souhaitent dans la lecture de la BDP ?

En complément, vous trouverez un document sur la balance des paiements sur le campus du CFPB.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:23

Question 59 : La politique budgétaire est-elle toujours pour les Etats un instrument de politique économique efficace ?

Introduction :

Ce n’est qu’à partir de la crise des années 30 que les fondements théoriques du rôle économique de l’Etat ont été posés. Et la discussion sur la politique économique a pris une tournure systématique. Deux écoles de pensée s’opposent : L’école néoclassique qui considère que l’économie tend spontanément à s’autoréguler et que tout déséquilibre entre offre et demande se résorbera de lui-même par un ajustement des prix, sans aucune intervention de l’Etat. Et l’école keynésienne qui considère que l’économie peut se trouver durablement en situation de sous-emploi et que seule une intervention adéquate de l’Etat peut la ramener en plein emploi.
Si la pensée dominante a longtemps été celle du marché souverain, elle est à ce jour remise en cause au profit d’un Etat interventionniste dans l’économie. Cela s’exprime par la mise en place d’une politique économique ayant des formes diverses (politique monétaire, fiscale, de l’emploi et budgétaire). Je m’attarderai ici sur la question suivante : La politique budgétaire est-elle toujours pour les Etats un instrument de politique économique efficace ?
Dans un premier temps, je définirai politique économique et politique budgétaire et dans un second temps j’expliquerai les effets de la politique budgétaire sur la politique économique.

1/ Définitions :

La politique économique est l’un des aspects de la politique global d’un gouvernement.
L’intervention de l’Etat sur l’économie au moyen de la politique économique est justifiée par une situation non conforme aux attentes du pouvoir politique : croissance insuffisante, chômage… L’Etat « corrige » par sa politique l’évolution spontanée de l’économie. La politique économique exprime donc des choix politiques et sociaux.
La politique économique est soit une politique structurelle (vise à agir sur long terme sur les structures économique d’un pays, sur le fonctionnement des différents marchés) soit une politique conjoncturelle (vise à orienter sur court terme l’activité économique dans différents domaines). Pour se faire elle prend diverses formes (politique monétaire, fiscale, de l’emploi et budgétaire).
Les objectifs de la politique économique sont schématisés sous la forme d’un carré magique, réalisé par Kaldor, économiste britannique :
- La croissance économique évaluée par le taux de croissance du PIB, stimulé par pol éco ;
- L’emploi, vise une réduction du taux de chômage ;
- L’inflation : la politique économique cherche à garantir le pouvoir d’achat des agents économiques en garantissant une stabilité des prix, donc en maîtrisant l’inflation.
- L’équilibre de la balance commerciale : la politique économique cherche à favoriser les exportations d’une économie.
Les objectifs de la politique économique dont d’augmenter la surface de ce quadrilatère et de se rapprocher d’un situation idéale formée par le carré magique : c’est à dire une forte croissance, une inflation faible, un chômage faible et une balance commerciale excédentaire.

Les instruments diffèrent selon les objectifs visés.

La politique budgétaire est un instrument traditionnel de la politique économique. Elle peut agir sur l’économie à la fois sur le plan conjoncturel et sur le plan structurel. La politique budgétaire agit sur la dynamique de croissance à long terme en s’appuyant sur le budget de l’Etat. Budget qui est constitué en grande majorité des impôts, d’emprunts publics qui devront être remboursés à échéance, et de recettes non fiscales (bénéfices d’entreprises nationales ...).



2/ les effets de la politique budgétaire sur la politique économique :

A : Les politiques budgétaires
La politique de relance par la demande est d’inspiration keynésienne. La stimulation de l’économie par la demande est répandue par sa qualité instrumentale conduisant à une hausse des revenus par le mécanisme du multiplicateur. Keynes introduit la notion d’Etat-providence. Concept par lequel les pouvoirs publics doivent intervenir pour soutenir l’activité économique en jouant un rôle actif dans la recherche de progrès économique et social. L’Etat devient alors investisseur, producteur et employeur. Les investissements massifs générés créent alors un déficit budgétaire. Déficit qui se résorbe naturellement. Keynes parle ainsi d’un cercle vertueux de la croissance : les fruits de la croissance engendrés par un déficit budgétaire permettent de financer ce déficit budgétaire et donc de le réduire. L’une des limites de cette politique est que Keynes raisonne en économie fermée. Dans une économie mondialisée, la hausse de la consommation des ménages peut s’adresser à des produits étrangers.
A contrario, la politique de rigueur, d’inspiration libérale, considère que le seul rôle économique de l’Etat est de lutter contre l’inflation en maîtrisant l’augmentation de la masse monétaire. L’Etat est un Etat-gendarme et ne remplit que des fonctions régaliennes. Une politique de rigueur soutien l’offre, par le renforcement de la libre concurrence sur les marchés, pour maîtriser l’inflation. Ils préconisent donc une maîtrise des budgets de l’Etat.
Les gouvernements peuvent également soutenir l’activité en réduisant les charges fiscales et donc en augmentant le revenu des personnes privées. Cela va stimuler l’activité économique, mais dans une moindre proportion que la dépense publique, car une partie de ce revenu supplémentaire est immédiatement épargnée par les ménages et les entreprises.

B : Les limites de la politique budgétaire
- les besoins de financement liés à l’accroissement des dépenses publiques provoquent généralement une hausse des emprunts de l’État et, du fait de cette demande supplémentaire adressée aux marchés de capitaux, des taux d’intérêt. Entraînant un effet d'éviction qui se traduit par une baisse de l'investissement, provoquée par la hausse des dépenses publiques.
- Selon l'économiste David Ricardo (1772-1823), financer le déficit par la dette revient à la financer par l'impôt, puisque pour rembourser sa dette, l'État devra immanquablement les augmenter. Incitant donc les ménages a anticiper une quantité d’épargne pour répondre à la hausse future des impôts. L’effet de relance budgétaire est alors minimisée et incite à épargner, pas à consommer.
- Par ailleurs, l’accumulation des déficits budgétaires vient gonfler l’encours de dette publique et augmente les charges futures de l’État. Or, plus un État est endetté, plus la charge de cette dette est élevée. Celle-ci pèse d’autant plus sur son budget qu’un niveau de dette important entraîne des taux d’intérêts élevés lorsque l’État veut contracter de nouveaux emprunts. À terme, le poids de la dette peut ainsi devenir insoutenable par rapport au niveau des recettes de l’État.

Conclusion :

Là où un déficit budgétaire peut avoir un effet stimulant sur la croissance économique, il peut être également inflationniste. La hausse de taux d’intérêt élevé peut creuser le déficit. Depuis 1980, la persistance de taux d’intérêt réels élevés et supérieurs, tant aux taux de croissance en volume du PIB qu’à celui des entrées fiscales, a creusé mécaniquement le déficit. A défaut d’une maîtrise du prix, c’est à une action sur les masses qu’il faudrait procéder, mais le ralentissement de la croissance qui a précédé l’entrée en récession en 2009 sous l’effet de la crise mondiale a bouleversé toutes les hypothèses. L’efficacité d’une politique économique dépend de ses objectifs à un moment donné, objectifs souvent imposés par le contexte économique et politique international actuel.
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MessageSujet: Re: Les connaissances économiques 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:24

Question 60 : Pourquoi et comment une banque centrale agit-elle sur la masse monétaire ?
Les ménages, les entreprises ont besoin de monnaie pour réaliser des échanges économiques. Il convient donc de créer suffisamment de monnaie pour faire fonctionner l’économie. La monnaie scripturale représentant l’essentiel de la monnaie en circulation, il convient de s’interroger sur le mécanisme de création de cette forme de monnaie. A l’inverse, une création de monnaie trop importante peut être à l’origine de l’inflation. Ceci explique que la création de monnaie est très régulée par la banque centrale. La masse monétaire est la quantité de monnaie en circulation dans un pays, détenue par les agents économiques non financiers (entreprises et ménages).
La masse monétaire est composée de la monnaie fiduciaire (pièces et billets de banque) et de la monnaie scripturale (dépôts à vue dans les banques commerciales).
Nous verrons pourquoi la banque centrale doit réguler et contrôler la masse monétaire puis comment elle assure son rôle de régulateur ?
I. Pourquoi réguler et contrôler la masse monétaire ?
a) Un risque inflationniste
Une création monétaire trop importante peut être à l’origine de l’inflation qui traduit un phénomène de hausse des prix dans une économie donnée.
En effet, plus la création de monnaie est excessive par rapport à la création de richesses, plus la monnaie perd de sa valeur. Dans ce cas, il faut donc davantage de monnaie pour acheter la même quantité de biens, ce qui reflète donc une hausse des prix.
Il est donc essentiel que l’évolution de cette masse monétaire soit surveillée et régulée par des interventions d’une banque centrale. Elle décide en fait du niveau des taux d’intérêts directeurs que les banques centrales nationales doivent appliquer. Exemple en Europe, c’est en effet la BCE qui définit et met en œuvre la politique monétaire de la zone euro (pays ayant adopté l’euro comme monnaie commune) depuis 1999. Son objectif principal est de veiller à la stabilité des prix (en veillant à ce que le taux d’inflation annuel de la zone euro reste inférieur à 2 %)
Les banques centrales de chaque pays membres de la zone euro constituent le relais permettant la mise en œuvre concrète au niveau national de la politique monétaire décidée par la BCE.
En France, il s’agit de la Banque de France. La Banque Centrale Européenne et les seize banques centrales de la zone euro constituent le Système Européen de Banques Centrales (SEBC).
b) Rétablir la confiance
Après la crise financière de mi 2007, devenu crise bancaire puis économique, la banque centrale par son intervention a permis de rétablir une fluidité dans les échanges interbancaires. En effet, elle a fourni autant que de nécessaire, les liquidités indispensables aux banques.
Exemple des USA avec Le Quantitative Easing. C'est le fait, pour une banque centrale, d'acheter des actifs (en général des titres) avec de la monnaie qu'elle crée.
C'est donc un outil permettant d’injecter de l'argent dans les circuits de l’économie, avec l’espoir de la faire repartir.
On dit que la Banque centrale "fait tourner la planche à billet" ce qui est évidemment  une métaphore : il n’y a ni planche, ni billets,  juste un jeu d’écriture. La Banque centrale écrira dans ces registres la somme d'argent utilisée pour acheter les titres, et le tour sera joué.

Selon les pays, elle a également conduit des actions de mesures d’octroi de garanties, d’injection de capital public et même de nationalisation des établissements de crédits.
c) La croissance
Si la quantité de monnaie en circulation dans une économie est trop faible, les agents économiques sont obligés de limiter leurs activités (consommation, investissements) ce qui constitue un frein à la croissance économique.
Il est donc nécessaire de surveiller et réguler la masse monétaire. Ce rôle appartient à la banque centrale.
II. Comment la banque centrale assure-t-elle son rôle de régulateur ?
Premier instrument : le taux des réserves obligatoires
La Banque Centrale impose à toutes les banques commerciales de « déposer » sur leur compte (auprès de la BCE   Définition La Banque Centrale Européenne définit et met en œuvre la politique monétaire de la zone euro. Sa mission principale est d’assurer la stabilité des prix dans la zone euro. Elle est l’unique instance pouvant autoriser l’émission de billets de banque dans la zone euro puisqu’elle détient et gère les réserves de changes des pays de la zone euro.
) un pourcentage des dépôts qu'elles collectent. Si le taux des réserves obligatoires est de 1 %, cela signifie que si une banque accorde un crédit de 1000 €, elle crédite le compte de dépôt de son client d'autant et doit alors déposer 10 € à la BCE.
Plus le taux des réserves obligatoires est faible, plus les banques pourront accorder des crédits. Si la BCE décidait de baisser ce taux à 0,5%, lorsqu'une banque prête 1000€, elle ne devrait plus déposer que 5 € à la BCE au lieu des 10€ précédemment.
Inversement, si la BCE augmente ce taux à 2%, les banques pourront accorder moins de prêts car pour 1000 € prêtés, 20 € au lieu de 10 € précédemment devront être déposés à la BCE et seront donc "gelés". Cet instrument est aujourd'hui peu utilisé par la BCE. La seule modification du taux des réserves obligatoires remonte au 18 janvier 2012, où il est passé de 2% à 1%. Il n'avait pas évolué auparavant.
Deuxième instrument : les interventions sur le marché interbancaire
Ces interventions, dites " opérations d'open market   Définition Interventions de la banque centrale sur le marché monétaire consistant à fournir ou retirer des liquidités aux établissements financiers via des achats ou des ventes de titres et ainsi influencer à la baisse ou à la hausse le taux du marché monétaire.
", se situent au cœur de la politique monétaire de la BCE.
Quand une banque a besoin de liquidités pour honorer les paiements effectués par ses clients (si ses clients retirent plus d'argent de leurs comptes qu'ils n'en déposent), elle les emprunte à une autre banque. De l’autre côté, quand une banque a des liquidités disponibles (ses clients remettent plus d'argent sur leurs comptes qu'ils n'en retirent), elle les propose aux autres banques. C'est ce que l'on appelle le marché interbancaire. Les banques se prêtent pour des durées très courtes, parfois seulement pour 24 heures, et jusqu'à un an. Les paiements entre banques se font exclusivement par l'intermédiaire des comptes qu'elles détiennent à la banque centrale. C'est pourquoi on parle de "monnaie banque centrale"

Cette monnaie n'est utilisée par les banques que sur le marché interbancaire et ne circule donc pas dans l'économie.
Les taux d'intérêt sur le marché interbancaire servent de référence aux banques pour fixer les taux d'intérêt des crédits qu'elles accordent à leurs clients.
Mais quand une banque ne trouve pas le montant nécessaire auprès des autres banques, elle peut s’adresser à la BCE qui va lui prêter ces liquidités à un taux d'intérêt appelé "taux des opérations principales de refinancement". La banque doit pour cela apporter à la BCE des garanties sous la forme de titres de créances de qualité qu'elle détient. On dit qu’elle se « refinance » auprès de la banque centrale. C’est le mode principal d’intervention de la BCE. Celle-ci a modifié le taux de ces opérations principales de refinancement à 40 reprises depuis sa création en 1999 ( 21 baisses et 19 hausses).
Si la BCE augmente le taux de ses opérations de refinancement, les banques vont répercuter cette hausse sur le coût des crédits qu’elles accordent. Les agents économiques vont être plus réticents à emprunter et vont alors réduire  leur consommation (particuliers) ou leur production (entreprises).
Inversement, si la BCE diminue le taux de refinancement, les banques vont diminuer le taux d’intérêt de leurs crédits. Les agents économiques vont être plus enclins à emprunter et vont alors augmenter leur consommation (particuliers) ou leur production (entreprises).
En cas de tensions sur le marché interbancaire (les banques ne veulent plus se prêter), la banque centrale peut aussi fournir des liquidités (octroi de prêts temporaires garantis par des titres par exemple) ce qui a pour effet de faire baisser le taux du marché monétaire. En sens inverse, elle peut également intervenir pour retirer des liquidités (elle vend aux banques des titres de dette publique par exemple) et orienter le taux du marché monétaire à la hausse.
Troisième instrument : les facilités permanentes
Les facilités permanentes sont gérées de façon décentralisée par les banques centrales nationales membres de la zone euro. Elles sont réalisées sans appel d'offre, à la demande des banques sans limitation de montant ou à l'initiative de chaque banque nationale.
Elles permettent de fournir ou de retirer des liquidités par le biais de prêts ou de dépôts d'une durée de 24 heures. Le taux d'intérêt de ces opérations est fixé par la BCE. Ils déterminent respectivement le taux plafond et le taux plancher du marché interbancaire au jour le jour.

Les limites à la création monétaire

La limite à la création monétaire vient de la politique monétaire. Le rôle de la banque centrale est de gérer la quantité de monnaie en circulation dans l'économie (ce qu'on appelle la masse monétaire) de façon à ce qu'elle soit adaptée aux besoins des agents économiques. La banque centrale doit s'assurer qu'il y ait suffisamment de monnaie dans l'économie mais pas trop non plus. Il faut éviter à la fois la récession et l'inflation.


Conclusion :
Comme nous avons pu le voir, la Banque Centrale peut avoir un rôle majeur dans la création monétaire. Nous avons pu le constater lors à la crise de 2008 ou toutes le Banques centrales sont intervenues massivement pour compenser le manque de liquidité sur le marché. Cette action se poursuit d'ailleurs encore aujourd'hui. Mais la reprise économique ou l'inflation dans certains pays pourraient inverser la tendance avec une nouvelle action des Banques Centrales.
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