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 La finance d'entreprise 2eme groupe

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MessageSujet: La finance d'entreprise 2eme groupe   Mar 4 Avr - 20:37

La finance d'entreprise
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:09

Question 31 : Quelle attention portez-vous au ratio de solvabilité :calcul et utilisation ?

La marché actuel est un marché qui a énormément évolué ou les entreprises sont confrontés à des actionnaires qui veulent toujours plus de résultat sans apporter plus de capitaux.
Afin d'augmenter leur résultat les entreprises investissent pour être plus compétitives.
Sans source de revenus, elles font appel à nous banquier pour les accompagner dans leur projet. Le banquier calcule donc des ratios pour compléter l'analyse des états comptables et apprécié la solidité financière de l'entreprise.
Nous verrons quelle attention nous portons aux ratios de solvabilité en présentant le mode de calcul et l'utilisation de la capacité d'endettement et de la capacité de remboursement.

1- La capacité d'endettement

Elle se calcule par le rapport :

Ressources propres
Dettes structurelles

Il mesure la faculté d'endettement structurel de l'entreprise.
On considère que ce ratio doit être supérieur ou égale à 1. Il paraît normal que les actionnaires d'une entreprise fassent un effort de financement ou moins équivalent à celui des organismes financiers extérieurs. Il faudra donc être vigilant à la composition des ressources propres.
L'augmentation de ce ratio traduit une plus grande capacité d'endettement, sa diminution révèle que la capacité d'endettement s'amoindrit.

L'étude de ce ratio devra absolument être complété par celui relatif à la capacité d'endettement.

2- La capacité de remboursement

Il se calcule par le rapport :
Dettes structurelles
CAF
Ce ratio mesure l'aptitude de l'entreprise à rembourser ses dettes structurelles.
Pour toute entreprise s'endetter va lui permettre de développer son activité mais il est important qu’elle puisse faire face aux remboursements de ses dettes.
La CAF (capacité d'autofinancement) mesure cette possibilité. L'idéal est de ne pas dépasser 3 années. C'est le ratio le plus significatif.

Les ratios de solvabilité permettent aux banquiers de compléter l'analyse des différents états comptable de l'entreprise. Ils lui permettent de prendre une décision à partir d'éléments financiers qui se compléter en répondant à ces 2 questions : Combien peut il emprunter ? Combien peut il rembourser ?
Le banquier doit compléter cette analyse financière à une analyse économique et la connaissance du client afin de prendre la décision la plus adéquate.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:09

Q32 : Selon vous, est-il souhaitable de rechercher un abaissement du point mort ?
La finalité 1ère d’une entreprise est de dégager une rentabilité suffisante d’année en année, de maximiser ses profits afin d’assurer sa pérennité.
La rentabilité est principalement appréciée par l’étude du compte de résultat qui retrace l’ensemble des produits et charges de l’entreprise sur un exercice afin de dégager un bénéfice et le calcul des SIG.
Le calcul du point mort permet d’apporter un éclairage non négligeable au dirigeant, dans la gestion de son entreprise.
Avant de mesurer l’intérêt de la recherche d’un abaissement du point mort, il parait nécessaire de bien le définir.

I) Le point mort : définition et mode de calcul
Définition
Le point mort est la datation calendaire précise, c’est-à-dire le jour précis, dans l’exercice,à partir duquel l’entreprise a atteint son seuil de rentabilité.
Il détermine donc « quand » l’entreprise dégage suffisamment de bénéfice pour permettrede couvrir l’intégralité de ses charges.
Le point mort est donc bien un critère de temps ; à ne pas confondre avec le seuil de rentabilité qui est un critère de niveau d’activité, de Chiffre d’affaire minimum à réaliser. Même si évidemment, de l’un découle l’autre.
A la date du point mort, le bénéfice est considéré comme nul ; par contre, toute l’activité qui sera produite sur la durée restante correspondra au bénéfice de l’entreprise, et assurera donc sa sécurité financière.

Mode de calcul
La connaissance du point mort permet donc à l’entrepreneur de savoir à partir de quand il commence à gagner de l’argent : comment se calcule-t-il ? On part tout d’abord de la distinction entre 2 types de coûts qui pèsent sur l’entreprise : les coûts fixes et les coûts variables. Lorsque le total des charges fixes et des charges variables correspondent au CA, le seuil de rentabilité, le point mort est atteint. Le point mort est le moment à partir duquel la marge sur coût variable absorbe totalement les charges fixes.

Cf. exercice J2


II) L’abaissement du point mort : opportunités et enjeux
Opportunité
L’abaissement du point mort, passe par la recherche d’optimisation des charges afin d’atteindre plus rapidement une rentabilité supérieure. Plus le point mort est atteint tôt dans l’exercice et plus la rentabilité finale est importante. Pour l’entreprise, cette rentabilité en hausse qui découle de l’abaissement du point mort est un vraie opportunité afin de consolider les fonds propres de l’entreprise. Si les bénéfices sont conservés au bilan, bien entendu. De plus, une hausse des bénéfices peut permettre une distribution supplémentaire de dividendes auprès des actionnaires.

Enjeux
L’enjeu d’une baisse du point mort et de la hausse de profit qui en découle est triple.
D’une part il est signe de vitalité et de solidité croissante de l’entreprise. Il est le reflet d’une bonne maîtrise de ses charges.
De plus, la baisse du point mort est un critère rassurant pour un banquier, qui n’hésitera pas à suivre les besoins d’investissements de l’entreprise.
Enfin, c’est un signe fort que l’entreprise envoi à ses actionnaires, qui ne pourront, eux aussi, que répondre présents lors d’une éventuelle sollicitation pour un investissement d’avenir.


Oui : sur une activité constante, sans pic de production, plus le point morts est atteint tôt dans l’exercice, plus le bénéfice sera grand et donc la possibilité de verser des dividendes et de renforcer des fonds propres et ainsi assurer une indépendance financière de l’entreprise.

Mais attention : sur une activité saisonnière, il sera difficile d’abaisser ce point mort. Par exemple, pour une station de ski qui sera sur une exercice plutôt de juin à mai, il sera difficile d’atteindre le point mort avant la fin des congés scolaire d’hiver. Idem pour un magasin de jouet pour lequel l’essentiel du CA se fera à Noël. Un moyen d’optimiser néanmoins ce point mort sera de faire appel à des intérimaires ou des heures sup. afin de ne pas trop avoir de charges fixes dans l’entreprise.


Ainsi, la recherche d’un abaissement du point mort, au-delà d’une nécessité pour la pérennité de l’entreprise, est surtout un outil au service de sa continuité. Il est donc plus que souhaitable d’y tendre.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:10

Q32 : Selon vous, est-il souhaitable de rechercher un abaissement du point mort ?
La finalité 1ère d’une entreprise est de dégager une rentabilité suffisante d’année en année, de maximiser ses profits afin d’assurer sa pérennité.
La rentabilité est principalement appréciée par l’étude du compte de résultat qui retrace l’ensemble des produits et charges de l’entreprise sur un exercice afin de dégager un bénéfice et le calcul des SIG.
Le calcul du point mort permet d’apporter un éclairage non négligeable au dirigeant, dans la gestion de son entreprise.
Avant de mesurer l’intérêt de la recherche d’un abaissement du point mort, il parait nécessaire de bien le définir.

I) Le point mort : définition et mode de calcul
Définition
Le point mort est la datation calendaire précise, c’est-à-dire le jour précis, dans l’exercice,à partir duquel l’entreprise a atteint son seuil de rentabilité.
Il détermine donc « quand » l’entreprise dégage suffisamment de bénéfice pour permettrede couvrir l’intégralité de ses charges.
Le point mort est donc bien un critère de temps ; à ne pas confondre avec le seuil de rentabilité qui est un critère de niveau d’activité, de Chiffre d’affaire minimum à réaliser. Même si évidemment, de l’un découle l’autre.
A la date du point mort, le bénéfice est considéré comme nul ; par contre, toute l’activité qui sera produite sur la durée restante correspondra au bénéfice de l’entreprise, et assurera donc sa sécurité financière.

Mode de calcul
La connaissance du point mort permet donc à l’entrepreneur de savoir à partir de quand il commence à gagner de l’argent : comment se calcule-t-il ? On part tout d’abord de la distinction entre 2 types de coûts qui pèsent sur l’entreprise : les coûts fixes et les coûts variables. Lorsque le total des charges fixes et des charges variables correspondent au CA, le seuil de rentabilité, le point mort est atteint. Le point mort est le moment à partir duquel la marge sur coût variable absorbe totalement les charges fixes.

Cf. exercice J2


II) L’abaissement du point mort : opportunités et enjeux
Opportunité
L’abaissement du point mort, passe par la recherche d’optimisation des charges afin d’atteindre plus rapidement une rentabilité supérieure. Plus le point mort est atteint tôt dans l’exercice et plus la rentabilité finale est importante. Pour l’entreprise, cette rentabilité en hausse qui découle de l’abaissement du point mort est un vraie opportunité afin de consolider les fonds propres de l’entreprise. Si les bénéfices sont conservés au bilan, bien entendu. De plus, une hausse des bénéfices peut permettre une distribution supplémentaire de dividendes auprès des actionnaires.

Enjeux
L’enjeu d’une baisse du point mort et de la hausse de profit qui en découle est triple.
D’une part il est signe de vitalité et de solidité croissante de l’entreprise. Il est le reflet d’une bonne maîtrise de ses charges.
De plus, la baisse du point mort est un critère rassurant pour un banquier, qui n’hésitera pas à suivre les besoins d’investissements de l’entreprise.
Enfin, c’est un signe fort que l’entreprise envoi à ses actionnaires, qui ne pourront, eux aussi, que répondre présents lors d’une éventuelle sollicitation pour un investissement d’avenir.


Oui : sur une activité constante, sans pic de production, plus le point morts est atteint tôt dans l’exercice, plus le bénéfice sera grand et donc la possibilité de verser des dividendes et de renforcer des fonds propres et ainsi assurer une indépendance financière de l’entreprise.

Mais attention : sur une activité saisonnière, il sera difficile d’abaisser ce point mort. Par exemple, pour une station de ski qui sera sur une exercice plutôt de juin à mai, il sera difficile d’atteindre le point mort avant la fin des congés scolaire d’hiver. Idem pour un magasin de jouet pour lequel l’essentiel du CA se fera à Noël. Un moyen d’optimiser néanmoins ce point mort sera de faire appel à des intérimaires ou des heures sup. afin de ne pas trop avoir de charges fixes dans l’entreprise.


Ainsi, la recherche d’un abaissement du point mort, au-delà d’une nécessité pour la pérennité de l’entreprise, est surtout un outil au service de sa continuité. Il est donc plus que souhaitable d’y tendre.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:10

Questions 33 Connaissances économiques

L’analyse de l’activité d’une entreprise au travers de son compte de résultat suffit elle au banquier pour apprécier objectivement son risque

L’analyse de l’activité d’une entreprise fait parti des missions confiées à un chargé d’affaires. L’objectif et la responsabilité du banquier, dans ce cadre là, est de bien connaître son client, de manière à apprécier objectivement (c'est-à-dire en prenant un maximum de recul sur la relation professionnelle, et sans influence extérieure)
La gestion du risque va donc imposer au banquier de se poser différentes questions: L'entreprise est elle solide? Son activité est elle rentable? L'entreprise aura t elle la capacité à rembourser ses prêts? Ainsi, son analyse, selon différentes approches, lui permettra d’appréhender au mieux, et d’anticiper au maximum l’ensemble des risques auxquelles l’entreprise puisse être confrontée.


1/ L’analyse de l’environnement économique d’une entreprise

Tout d’abord, avant de se plonger dans les chiffres, il sera nécessaire de prendre une certaine hauteur sur l’entreprise de manière à obtenir un point de vue global sur son environnement, son organisation et son fonctionnement.

1. Définir l’identité du client :
L’historique (création, reprise, entreprise familiale)
La forme juridique (société, EI)
L’évolution et le contrôle du capital
L’implantation géographique
L’organisation
Le principal animateur : le dirigeant. Son profil, âge, régime matrimonial, problématique de succession en cas de décès, son patrimoine personnel


2. L’analyse de l’activité :
Les produits : caractéristiques, répartition de l’activité, position du produit sur le marché
Positionnement de l’entreprise dans sa filière: notoriété, niveau de qualité
Marché : état du marché (en croissance, stagnant, en baisse)
Niveau et pression de la concurrence: nombreuse, faible,...
Clients : types de clients et nombre pour la répartition du risque, délai et mode de paiements, qualité des clients
Fournisseurs : division du risque, délais de paiement accordé, qualité, sous-traitance

3. Les moyens mis en œuvre :
Les moyens d’exploitation : propriétaire/locataire, état du matériel, des immo, assurances nécessaires
Les moyens humains : nombre des effectifs et leur évolution, qualification, climat social
Les moyens financiers : étude du fonctionnement du compte, les relations bancaires (multi bancarisée?), les concours existants, sollicités (leur nature, leurs intérêts, leur retombées,...), les garanties en place ou à prendre

4.La stratégie du dirigeant : sa politique, ses projets, sa stratégie




2 / L’analyse financière de l'entreprise:

1. L’analyse de l’activité et de la rentabilité :
Ici intervient l’analyse du compte de résultat de manière à comprendre le déroulement de l'activité sur le dernier exercice, en comparaison avec les exercices antérieurs. Il permet de savoir ce que l'entreprise à gagné ou perdu et dans quelles conditions.
On retrouve dans ce document la rentabilité dégagée par l'activité avec une ventilation des chiffres selon différents niveau d'analyse: l'exploitation, la partie financière, la partie impôt et l'exceptionnel.
Le chiffre d'affaires est le point de départ de l'analyse, mais il faut savoir comment il est constitué (développement des volumes ou de la marge?) et s'il résulte de la mise en œuvre des moyens de l'entreprise (capacité de production et personnel). Il est essentiel de savoir ce que l'entreprise dégage comme premier niveau de résultat en dehors de toute politique d'investissement ou de provisionnement de dépréciations, et de constater ensuite les différents niveaux de résultat (d'exploitation, courant, et exceptionnel). Pour ensuite se poser la question suivante: que reste-il au final à l'entreprise comme revenus? C'est la notion de Capacité d'autofinancement qui en découle. La CAF est un résultat analysé de près par les banque car ce résultat doit être suffisant pour permettre à l'entreprise de couvrir ses risques (les dotations aux amortissements et provisions), de financer ses investissements, de rémunérer ses associés (dividendes), de renforcer sa structure (par une conservation de ses résultats) et enfin, rôle essentiel: c'est sur elle que comptent les prêteurs pour se faire rembourser les crédits.

2. L’analyse de la structure financière : grâce à un document comptable: le bilan
Le bilan est la photographie de la situation de l'entreprise à une date donnée en fin d'exercice.
Il traduit ce que l'entreprise possède (l'actif) c'est à dire ses moyens de production, ses biens, et ses créances sur les tiers, et ce qu'elle doit (le passif) c'est à dire l'ensemble des ressources dont elle dispose.
Par exemple, il sera possible de constater grâce à ce document si le fond de roulement assure à l'entreprise les ressources nécessaires et suffisantes pour faire face à ses besoins de financements nés du cycle d'exploitation (le BFR). Si le FDR est suffisamment important pour assurer une marge de sécurité à l'entreprise..

3. Autres documents et outils permettant l'analyse du risque:

> Les ratios: l'élaboration du bilan en grandes masses et des soldes intermédiaires de gestion ont pour objectif d'amener les documents comptables vers une logique plus économique et financière. En s'appuyant sur ces retraitements, les banques vont utiliser différents ratios pour compléter leur analyse, en comparant certains résultats entre eux, et leur évolution.

Ratio de solvabilité (Fonds Propres / Total bilan)
Endettement de la structure (Dettes structurelles / Ressources Propres <1

> L'annexe aux états financiers: l'annexe est un document de synthèse qui fournit des explications complémentaires pour une meilleure compréhension du bilan et du compte de résultat:
- précisions et indications les provisions
- l'état des amortissements et les pertes de valeur
- précisions sur les crédits baux
- échéances des créances et des dettes
- ventilation du chiffre d'affaire par catégories d'activité, par marchés géographiques
- perte de valeur de stock
- règlement de litiges,...


Conclusion

L'analyse seule du compte de résultat trouvera vite ses limites: il ne nous dira pas si les produits vendus sont de qualité, si le personnel est bien formé, si l'encadrement est compétent. Il ne nous renseigne pas non plus sur la situation de l'entreprise par rapport à son marché.
Il sera donc nécessaire, pour appréhender objectivement le risque engagé face à une entreprise, d'étendre l'analyse financière à d'autres documents comptables et financiers, mais préalablement, d'effectuer en liaison l'analyse économique de l'entreprise, pour répondre à un souci de rigueur et de justesse dans la démarche du banquier.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:11

QUESTION 34 :

Comment peut-on apprécier les moyens mis en œuvre par une entreprise pour assurer sa politique de croissance ?

La politique de croissance d’une entreprise correspond à sa stratégie de développement. Elle crée une valeur ajoutée par ses propres moyens industriels ou commerciaux.
Cela implique pour le gestionnaire d’entreprise d’avoir une bonne connaissance du marché et la stratégie doit être réfléchie afin de permettre à l’entreprise de renforcer sa place dans son secteur d’activité mais aussi d’accroître ses parts de marché.

Nous allons développer les déterminants d’une politique de croissance puis comment en apprécier les moyens mis en place.

1 - Les déterminants :

Les moyens

Le chef d’entreprise doit faire preuve d’analyse avant toute décision.

Il devra savoir et pourvoir réagir aux évolutions de marché en étudiant son potentiel de développement. (Positionnement, parts de marché, concurrence) et vérifier que sa structure financière soit solide.

L’excédent brut d’exploitation permettra l’arbitrage entre investissement et financement la cote part destinée à la politique de croissance et si l’Excédent de trésorerie d’exploitation est suffisant pour financer les besoins que vont générer une activité croissante.

Il faudra évoquer le seuil de rentabilité et le point mort.

Le seuil de rentabilité car il est le baromètre du réalisme d’un projet. C’est-à-dire le Chiffre d’affaires à atteindre pour lequel l’entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte (nombre d’heures, produits ou services à vendre).
Le point mort détermine le moment à partir duquel le seuil de rentabilité sera atteint.
Plus vite le point mort est atteint, plus vite la politique de croissance atteindra l’objectif de rentabilité.

2 – Apprécier les moyens mis en œuvre :

Compte de résultat

La marge doit être composée avec les ventes qui devront avoir progressées.
La valeur ajoutée attestera de la bonne maîtrise des charges.
L’augmentation de la production ne doit pas entamer la rentabilité par un accroissement trop important des charges externes.

L’EBE reste le critère de réussite de la politique de croissance qui devra être en nette progression par rapport à N-1.

Bilan

Evolution Structurelle
L’accroissement d’activité peut avoir une incidence sur l’actif immobilisé car il pourrait y avoir la nécessité de changement de locaux, de nouveaux matériels par exemple.

Il devra donc y avoir une augmentation du total bilan.

Evolution d’exploitation

L’actif circulant pourra être perturbé et le passif peut avoir évolué en fonction des délais fournisseurs négociés en parallèle.

Evolution de la trésorerie.

Analyse dynamique

Le BFR est forcément impacté par une politique de croissance pour les activités ayant 1 cycle long. En cas de croissance son évolution est un critère à surveiller. Une augmentation des volumes peut provoquer des fortes hausses des besoins financiers liés à l’exploitation. La production mobilise plus de ressources, les créances à l’égard des clients gonflent, les stocks éventuels croissent, les difficultés de trésorerie peuvent apparaitre.

Le FR est le résultat de la politique d’investissement et de financement des dirigeants.

Le ratio d’activités CA/Investissement permet de calculer les ventes issues de l’investissement.

Conclusion :

La politique de croissance est une étape incontournable dans la vie d’une entreprise si elle veut perdurer.
En tant que banquier, nous devons accompagner les entrepreneurs afin d’assumer pleinement notre rôle dans le financement de l’économie locale.
Les éléments comptables et notre connaissance du marché nous aident à juger et mesurer notre implication financière.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:11

QUESTION 35 : Par quels moyens une entreprise peut-elle améliorer la rentabilité de ses fonds propres ?

Introduction :
Les fonds propres sont constitués notamment par les apports des actionnaires et les bénéfices non distribués. Ils permettent d’avoir une idée sur la solidité financière d’une entreprise. La rentabilité des fonds propres ou return on equity est un ratio qui permet de mesurer la rentabilité des capitaux propres que les actionnaires ont investis. Son mode de calcul est le rapport entre le résultat net et les fonds propres après répartition. Ainsi, un ratio de 30% signifie que pour 100€ de capitaux propres investis, le résultat généré est de 30€. Cet indicateur est particulièrement important pour les actionnaires. Nous verrons dans un premier par quels moyens une entreprise peut améliorer son ROE puis nous verrons quelles en sont les limites.

Moyens :
Actions sur le numérateur et augmentation du résultat :
Actions sur le compte de résultat afin de pouvoir dégager une meilleure rentabilité au travers de l’EBE
Augmentation du CA (volume ou prix)
Maitrise de la marge et du coût de revient (adéquation avec le prix de vente)
Maitrise des charges externes
Maitrise des charges de personnel


Action via l’effet de levier :
L’effet de levier désigne l’utilisation de l’endettement pour augmenter la capacité d’investissement d’une entreprise. Cet effet de levier augmente la rentabilité des FP si la rentabilité économique (EBE/Immo brutes+BFR) est supérieure au coût de l’endettement. Dans le cas contraire, on parle d’effet massue. C’est un moyen pour permettre aux actionnaires d’obtenir des rentabilités financières élevées mais plus l’effet de levier est important plus l’effet massue peut être important. Par ailleurs, le LBO est un montage de rachat de société par le biais d’une holding et de l’endettement (dividendes de la société fille payent la dette senior) qui permet d’optimiser l’effet de levier.

Actions sur le dénominateur avec une baisse des fonds propres. Les entreprises procèdent à des rachats d’actions via l’endettement et donc une réduction des fonds propres, ce qui augmente mécaniquement le ROE. Cela permet également à l’entreprise de récupérer du cash.

Limites :
Tout d’abord, il convient d’utiliser ce ratio pour comparer des entreprises de même secteur car selon les activités les investissements sont plus ou moins lourds. Ainsi les ROE de l’industrie sont plus faibles que dans les activités de services.
Ce ratio n’est pas parfait pour mesurer la profitabilité de l’entreprise. En effet, une entreprise a besoin de financement pour fonctionner et générer des bénéfices. Ce financement provient de 2 sources : les k apportés par les actionnaires et les emprunts. Or, le ROE ne tient pas compte des K empruntés et donc du risque pris par l’entreprise. Le risque financier peut être lourd de conséquences pour l’entreprise car les actionnaires seront de plus en plus exigeants en termes de rentabilité et l’entreprise sera incitée à jouer de plus en plus avec l’effet de levier. D’autre part, en cas de dégradation de la conjoncture économique et de baisse de l’activité, l’entreprise peut devenir insolvable.
Il est également nécessaire de faire attention aux effets d’optique générés par une baisse des fonds propres car l’entreprise augmente son ROE de manière artificielle.
C’est la raison pour laquelle certains analystes privilégient un ratio qui intègre l’endettement.

Conclusion :
Comme nous venons de le voir le ratio ROE est un élément important qui permet aux actionnaires de mesurer la rentabilité de leurs apports. Plusieurs actions sont possibles pour améliorer ce ratio au travers du dénominateur et du numérateur. Toutefois, l’analyse de ce ratio seul ne permet pas une analyse complète d’une entreprise. Il convient d’être attentif à l’évolution du ratio plutôt qu’au chiffre obtenu et il est préférable d’étudier plusieurs ratios pour avoir une vision globale de la situation financière et économique d’une entreprise. Enfin, il est important que les actionnaires comparent des activités de même nature.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:12

Q36 Pourquoi les partenaires financiers sont-ils attentifs à la répartition de l’EBE ?

Une entreprise est une entité économique, qui est la conjonction de 3 facteurs : humains, matériels et financiers. Elle produit des biens et des services et a pour objectif d’exercer une activité économique qui soit pérenne et qui lui permette de dégager un revenu. Pour se maintenir et être rentable, une entreprise a besoin de se développer et de croître.
Pour se développer, l’entreprise peut faire appel à des partenaires financiers. Il existe deux types de partenaires financiers : les institutions bancaires, qui accompagnent les entreprises par l’octroi de crédit à court, moyen ou long terme, et les actionnaires ou investisseurs, qui apportent des capitaux aux entreprises et reçoivent en échange des dividendes. Tous sont sensibles à la solvabilité et à la rentabilité d’exploitation.
Je vais vous exposer pourquoi les partenaires financiers sont attentifs à la répartition de l’EBE. Dans un premier temps, je définirais l’EBE et sa fonction, et dans un second temps, j’évoquerais l’analyse de la répartition de l’EBE.

1. Qu’est-ce que l’EBE ? A quoi sert-il ?
1.1 Définition de l’EBE
L’EBE, Excédent Brut d’Exploitation, est un Solde Intermédiaire de Gestion calculé à partir du compte de résultat. Il mesure la performance économique de l’entreprise réalisée par sa seule exploitation.
Il se calcule ainsi : EBE = Valeur Ajoutée + subventions d’exploitation – impôts, taxes et versements assimilés – salaires et traitements – charges sociales.
Il s’agit donc de ce qui reste de la Valeur Ajoutée après rémunération des salariés et de l’Etat. Il mesure la rentabilité brute d’exploitation de l’entreprise, c’est-à-dire la ressource qu’elle obtient du seul fait de ses opérations d’exploitation, indépendamment du mode de financement, des modalités d’amortissement, des produits et des charges hors exploitation, de la participation des salariés aux résultats et de l’impôt sur les sociétés.
L’EBE ne dépend que des opérations de production et de commercialisation et, de ce fait, constitue un bon critère de la performance industrielle et commerciale de l’entreprise.
1.2 A quoi sert l’EBE ?
Il représente la trésorerie résiduelle potentielle générée par l’exploitation. Potentielle parce que toutes les charges et produits qui entrent dans sa composition n’ont pas tous été décaissés ou encaissés au moment où l’EBE est calculé. L’EBE est par contre une mesure réelle de la rentabilité d’exploitation qui permet également de mesurer la rentabilité des capitaux engagés dans l’activité.
L’EBE doit être largement positif pour couvrir 4 fonctions principales qui sont :
Permettre le renouvellement de l’outil de production (amortissements),
Couvrir les risques (provisions),
Rémunérer le financement de l’entreprise (charges financières),
Dégager un résultat disponible pour l’entreprise et ses actionnaires.
En cas d’EBE négatif, on parle d’IBE pour Insuffisance Brute d’Exploitation. Cette situation peut exister si l’entreprise prépare un nouveau produit et que les frais engagés ne sont pas encore couverts par des ventes. Dans ce cas, il faut s’assurer que cette situation reste exceptionnelle afin que l’entreprise préserve son avenir.

2. Analyse de la répartition de l’EBE
La répartition de l’EBE s’analyse autour de 3 notions : l’investissement, le financement et la distribution.
2.1 Politique d’investissement et de financement
Le premier rôle de l’EBE est d’assurer le besoin de financement nouveau issu de la croissance de l’activité, on parle alors de financement de la croissance. L’EBE peut également être utilisé, dans une logique de continuité d’activité pour le renouvellement de l’outil de production (renouvellement de l’investissement), c’est la deuxième utilisation importante de l’EBE. Enfin, il peut aussi permettre d’assurer des investissements de croissance puisque la croissance d’une entreprise est également portée par sa capacité d’innovation et sa politique de recherche et développement.
La politique d’investissement est intimement liée à la politique de financement d’une entreprise. Celle-ci s’appuie sur l’analyse du poids de l’endettement et du choix que l’entreprise fera entre endettement et autofinancement. En effet, la troisième utilisation importante de l’EBE est le paiement des charges financières existantes. Un poids excessif des frais financiers sur l’EBE va impacter la marge de manœuvre de l’entreprise pour le financement de sa croissance et la rendre vulnérable.
2.2 Politique de distribution
La politique de distribution fait référence aux sommes mises en réserve et celles distribuées sous forme de dividendes aux actionnaires. Elle est menée par les dirigeants et les actionnaires et a un impact sur l’autofinancement et la solvabilité de l’entreprise, deux points essentiels de sa pérennité.
La politique de distribution conditionne la politique d’investissement et la politique de financement de l’entreprise, puisqu’il s’agit là de l’affectation des résultats approuvée par les actionnaires lors de l’assemblée générale annuelle.

En conclusion, l’EBE constitue un bon indice de la qualité de la gestion économique de l’entreprise et intervient dans la mesure de la rentabilité de l’exploitation.
Les partenaires financiers sont attentifs à la répartition de l’EBE. En effet, si l’EBE permet d’apprécier la profitabilité de l’entreprise et sa capacité à emprunter des capitaux, c’est son utilisation qui permet d’évaluer la capacité durable à les rembourser.
L’analyse de l’EBE et de sa répartition sont de bons indicateurs mais ne sont pas suffisants pour permettre de prendre toutes les décisions nécessaires à la gestion de l’entreprise. Il convient de s’intéresser également aux autres soldes intermédiaires de gestion et au bilan de l’entreprise.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:12

QUESTION 37
Quels sont les liens entre la CAF et l’EBE ?

L’objectif d’une entreprise est d’assurer sa pérennité. Pour cela, ses entrepreneurs doivent s’appuyer sur un diagnostic financier de celle-ci, réalisé à partir des données comptables légales que sont le compte de résultat, le bilan et les annexes. Le compte de résultat de l’entreprise sera retraité sous forme de Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG) afin de pouvoir discerner les sources de rentabilité ou de fragilité de l’entreprise. Parmi ces SIG, nous allons distinguer l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) qui mesure la rentabilité d’exploitation de l’entreprise et la Capacité d’Autofinancement (CAF), qui elle, mesure une rentabilité plus globale de l’entreprise. Afin d’expliquer comment l’EBE et la CAF sont liés, nous allons dans un premier temps les définir en expliquant leur méthodes de calcul, puis, dans un second temps, nous déterminerons leurs liens et leurs objectifs.

I. CAF et EBE : 2 mesures de rentabilité (définitions)

A. L’EBE

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) mesure la performance économique de l'entreprise réalisée par sa seule exploitation, hors de toute incidence de la politique des dirigeants en matière de provisions, d’investissements et de financement. L’EBE constitue la part de la valeur ajoutée qui reste à l’entreprise après rémunération des salariés et de l’Etat.

Calcul : EBE = VA – charges de personnel – impôts et taxes et versements assimilés + subvention d’exploitation

L’EBE constitue également le solde entre les produits et les charges d’exploitation consommées pour obtenir ces produits. Calculé après répartition de la VA, il représente la trésorerie résiduelle potentielle générée par l'entreprise. On parle de ressources potentielles car toute les charges et les produits entrant dans ce solde n'ont pas encore été encaissés ou décaissés à l'instant ou l'EBE est calculé. A ce titre, il est une mesure réelle de la rentabilité d'exploitation qui permet également de mesurer la rentabilité des capitaux engagés dans l'activité.

L’EBE est également un bon indice de la qualité de gestion de l’entreprise, il renseigne sur le degré de maîtrise des charges d’exploitation, en particulier les charges de personnels.

B. La CAF

La Capacité d’Autofinancement (CAF), n’est pas à proprement parlé un SIG. Elle permet à l’entreprise d’apprécier la marge de manœuvre dont elle dispose pour faire face à ses engagements ou ses besoins de financement, en dégageant des ressources. Elle est une mesure plus large de la rentabilité car on ajoute l’EBE, les autres charges et produits d’exploitation, le résultat financier et le résultat exceptionnel.

Selon que l’ensemble des charges et des produits retenus dans son calcul sont encaissés ou décaissés à échéance des délais de règlement, la CAF peut être définie comme un flux résiduel de trésorerie potentielle ou effective. En effet, le calcul de la CAF exclut l’ensemble des produits et charges calculés mais non décaissables (dotation au amortissements et provisions).

Il existe deux méthodes de calcul, l'une à partir de l'EBE et une autre à partir du résultat.

Calcul :

A partir de l'EBE :
CAF = EBE + autres produits et charges d'exploitation + produits et charges financières + produits et charges exceptionnelles - participations des salariés aux résultats - impôts sur les bénéfices.

Ainsi l'EBE est un élément essentiel au calcul de la CAF. Cette méthode de calcul met en lumière les notions de produits encaissables et de charges décaissables, constitutifs de la CAF.

A partir du résultat :
CAF = résultat de l’exercice + ensemble des dotations aux amortissements et provisions – ensemble des reprises sur amortissements et provisions + valeur nette comptable des éléments d’actif cédés - produit de cession d’éléments d’actifs cédés - reprises de subventions d’investissement.

Seules les opérations de gestion sont reprises dans la CAF : opérations d’exploitation, opérations financières et opérations exceptionnelles. La CAF est donc assimilé à une ressource propre de l’entreprise (revenu de l’entreprise) et procure une source d’autofinancement.

II. Liens et Objectifs

L’EBE et les actifs d’exploitation contribuent ensemble à la performance de l’entreprise, «s’auto alimentant» en quelque sorte l’un et l’autre. Pour l’essentiel, la CAF dégagée par l’exploitation, est égale au résultat net comptable de l’entreprise augmenté des dotations aux amortissements et provisions à caractère de réserves.

Le calcul de l'EBE permet donc d'analyser la rentabilité économique de l'entreprise sans prendre en compte sa politique d'investissement (amortissements ...), ni sa gestion financière. De même les éléments exceptionnels sont totalement effacés ce qui permet d'analyser la performance d'une entreprise malgré un résultat négatif lié à une importante charge exceptionnelle. L'EBE a pour objectif de couvrir quatre fonctions principales et reste fonction du choix politique de l’entreprise :

Prendre en charge le financement de la croissance de l’entreprise, du renouvellement de l’appareil de production
Prendre en charge la part d’intérêts des remboursements de ces prêts
Couvrir les risques de l’entreprise (en passant des provisions)
Payer les dividendes aux actionnaires et l’IS
L’intérêt du calcul de la CAF réside dans l’étude de son utilité, la CAF est en effet assimilable au cash de l’entreprise si l’on exclut les produits et charges exceptionnels. La CAF ne peut être intégralement affectée au financement du développement de l’entreprise. Une part doit être attribuée aux actionnaires en rémunération des fonds qu’ils ont engagés pour financer l’entreprise et favoriser son développement. L’autofinancement représente en fait le revenu résiduel de l’exercice restant à la disposition de l’entreprise après rémunération des associés : Autofinancement = CAF – dividendes. L’autofinancement est constitué de la partie de richesse retenue par l’entreprise pour elle-même comme ressource interne destinée à couvrir tout ou partie des besoins liés à l’activité et notamment :
Prendre en charge la part en capital des remboursements de ces prêts
Prendre en charge le versement des dividendes aux actionnaires
Prendre en charge les hausses de BFR, lié à la politique de risques (ex : hausse du CA…)
En outre, retraiter la CAF en prenant en compte les dividendes à verser dans l’année permet de calculer le véritable autofinancement à disposition de l’entreprise.

Nous pouvons donc conclure que l’EBE est une capacité d’autofinancement d’exploitation, ce n’est pas encore la capacité d’autofinancement totale de l’entreprise, car à ce stade ne sont pas encore pris en compte d’autres charges et d’autres produits  moins directement liés à l’activité. En d’autres termes, la CAF est l’EBE ajustée de la stratégie financière de l’entreprise qui est donc le lien entre les deux. Aussi, l’EBE et la CAF ont les mêmes objectifs et il est nécessaire que l’EBE soit positif pour dégager une source d’autofinancement. Ainsi l’EBE et le CAF garantiront l’indépendance financière de l’entreprise, le maintien de l’activité à un niveau égal de la rentabilité et de la croissance interne et externe.
Cependant, il est important de ne pas étudier ces SIG seul. Il peut être utile d’avoir recours à plusieurs ratios tels que :

La rentabilité commerciale : EBE / CA (meilleur indicateur pour déterminer la marge obtenue sur le coût de revient de la production que le rapport résultat net / CA)
Le ratio de remboursement des dettes : Dettes à long terme / CAF (un multiple égal à 3 ou 4 signifie que 3 ou 4 années de résultat de l’entreprise (CAF) seront nécessaires pour rembourser les dettes à long terme)
Le ratio de rentabilité : CAF / CA HT





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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:13

Question n°38 : Une entreprise rentable est-elle forcément solvable ?


Introduction :

On peut considérer que l’objectif final de toute entreprise est d’assurer sa pérennité en dégagant suffisament de profits pour permettre le remboursement de ses crédits , le paiement des salaires, et la rémunération des associés.

L’entreprise afin de perdurer se doit donc de dégager une certaine rentabilité.

La solvabilité traduit l'aptitude de l'entreprise à faire face à ses engagements en cas de liquidation, c'est-à-dire d'arrêt de l'exploitation et de mise en vente des actifs. Une entreprise peut donc être considérée comme insolvable dès lors que ses capitaux propres sont négatifs : elle doit en effet plus qu'elle ne possède.

Nous aborderons dans un premier temps les notions et les indicateurs de rentabilité et de solvabilité, puis dans un second temps les liens qui les unissent.


Partie 1 : Les notions de rentabilité et de solvabilité :

A-La rentabilité :

La rentabilité d’une entreprise peut se définir comme sa capacité à dégager un bénéfice au regard des moyens qu’ elle met en œuvre.
Elle se compose de la rentabilité économique et de la rentabilité des capitaux propres . La rentabilité économique est la rentabilité comptable de l'outil industriel alors que la rentabilité des capitaux propres est égal au rapport du résultat net aux capitaux propres.

La rentabilité économique s’apprécie à la lecture du compte de résultat qui retranscrit sur un exercice comptable le détail des biens et services fournis par l’entreprise (produits) et de la consommation de biens et de services nécessaires à cette production (charges : fixes ou variables).

L’analyse financière amène à fractionner en groupe de produits et de charge de même nature le éléments et étapes constitutifs du résultat : les SIG (Soldes intermédiaires de Gestion).

Les SIG permettant d’apprécier la rentabilité d’une entreprise sont notamment le CA (Chiffre d’affaire = vente de marchandises + production vendue), la marge commerciale (vente de marchandises – coût d’achat des marchandises vendues) et la valeur ajoutée (richesse créée par l’ entreprise avant rémunération des salariés, avant impôt, avant côuts financiers et exceptionnels).

Ces éléments permettent de constituer le SIG habituellemenrt retenu pour apprécier la rentabilité économique d’une entreprise, à savoir l’ EBE (Excédent Brut d’ Exploitation)
EBE – Valeur Ajoutée – Impôts et taxes – Charges de personnel + subventions d’exploitation.
L’EBE constitue donc la part de la valeur ajoutée qui reste à l’entreprise après rémunération des salariés et de l’ Etat, il s’avère être un élément précieux d’appréciation de la gestion économique et de la maîtrise des charges d’une entreprise (seuil de rentabilité et point mort).


B- La solvabilité

La solvabilité d’une entreprise (capacité à faire face à ses engagements) s’apprécie par une approche patrimoniale de l’entreprise et donc au travers de l’étude de son bilan.

C’est notamment par le niveau des fonds propres et par leur poids dans le bilan que l’on évalue la solvabilité d’une entreprise.
Les capitaux propres représentent l'argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués sous forme de dividendes (Capital + réserves légales et statutaires +autres réserves + report à nouveau).
Leur première fonction est de financer une partie de l'investissement. Mais leur objet le plus important est de servir de garantie aux créanciers de l'entreprise qui financent l'autre partie de l'investissement.

Les principaux ratios utilisés dans le cadre de l’analyse financière sont :
FP/Total du bilan (+ le ratio est élevé et les actifs possédés solides, + les tiers sont garantis : à partir de 20 ou 30 % il est considéré bon)
Dettes Moyen Long Terme (DLMT)/ FP : établit le rapport entre les capitaux empruntés et ceux apportés à l’entreprise.
DLMT / EBE (ou CAF) = estime le nombre d’années nécessaires en EBE (ou CAF) pour rembourser ses emprunts.


Comme nous l’avons vu rentabilité et solvabilité sont deux notions complémentaires dans l’analyse de la situation d’un entreprise.
Nous envisagerons ensuite les liens qui unissent ces deux notions.

Partie 2 : Les liens entre rentabilité et solvabilité

A- La trésorerie :

Sur le long terme l’insuffisance de rentabilité impacte la solvabilité de l’entreprise et peut entraïner des pertes, en effet la baisse de la rentabilité conjuguée à un niveau constant de frais et charges (notamment les frais financiers) fragilise la situation économique de l’entreprise, on parle alors d’effet ciseau.
De plus la rentabilité de l’entreprise impacte directement sa structure financière, les fonds propres étant pour partie constitués du résultat de l’exercice et des réserves et provisions constituées à partir du résultat des années précédentes.

Dans le cadre d’une analyse financière l’approche de la rentabilité doit cependant être complétée par la notion de trésorerie.
Le fonds de roulement correspond à la différence entre les ressources stables et l’actif net immobilisé : FR = Ressources stables – actif net immobilisé.
Il sert à financer les besoins nés de l’activité de l’entreprise qui sont représentatifs de son cycle d’activité : BFR = Actif d’exploitation et hors exploit – Dettes d’exploitationet hors exploit.

Il en découle le concept de trésorerie nette : TN = FR-BFR
L'excédent de trésorerie d'exploitation est le solde entre les recettes et les dépenses d’exploitation. Il correspond à la traduction en terme de trésorerie du cycle d’exploitation de l'entreprise. La différence entre l' EBE et l'excédent de trésorerie d'exploitation s'explique par la variation du BFR.
ETE= (EBE-production immobilisée) – variation du BFR


B-Impacts des politiques d’investissements et de distribution.

On vient de le voir une entreprise pas ou peu rentable verra à court ou moyen terme sa solvabilité se réduire.
Cependant dans le cas d’une entreprise qui présente des indicateurs de rentabilité satisfaisants, les choix de gestion en matière de politique d’investissement et de distribution peuvent impacter également sa solvabilité.

En effet une politique saine de distribution doit veiller à une rémunération équilibrée entre actionnariat et entreprise laissant à celle-ci les capitaux nécessaires à son développement et à sa pérennité.
Cependant la mondialisation de l’économie conjuguée à la baisse des taux réels et à l’institutionnalisation des marchés financiers imposent aux dirigeants des entreprises côtées de verser des dividendes suffisants pour stabiliser leur actionnariat.

D’autre part la politique de financement résulte des arbitrages effectués entre l’auto-financement et l’endettement.
En effet les dirigeants peuvent pour pousuivre leur politique de développement soit recourir à l’auto-financement (utilisation de fonds propres) soit recourir aux concours bancaires (endettement).
La pertinence d’un investissement se mesure à l’aide du ratio de rentabilité de l’investissement :
ROI (Return on Investissement) = Résultat d’exploitation/(Actifs Immobilisés + BFR)
Si le ROI est inférieur au coût moyen du financement, les activités de l’entreprise ne présentent pas de rentabilité suffisante ce qui pourrait entraîner le retrait d’actionnaires et/ou la diminution des financements bancaires.

Dès lors une politique de distribution imprudente et/ou une politique de sur-investissement peuvent gréver la solvabilité d’une entreprise rentable.



Conclusion :
Les notions de rentabilité sont donc intimement liées et une baisse de rentabilité impactera nécessairement la solvabilité de l’entreprise.
Cependant l’analyse financière suppose une étude approfondie des indicateurs relatifs à ces deux notions tant les choix de politique générale des dirigeants peuvent impacter la solvabilité d’un entreprise pourtant rentable (ex : Vivendi sou l’ère JM Messier).
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:13

QUESTION 39 FINANCE D ENTREPRISE

Une insuffisance de fonds de roulement dans une entreprise industrielle est elle le reflet d'une situation catastrophique ?

Plan 1

Le fonds de roulement représente la différence entre les ressources stables et l’actif immobilisé net de l’entreprise. Il sert notamment à couvrir les besoins en fonds de roulement qui interviennent pendant le cycle d’exploitation. Dans le cas d’une activité industrielle, le cycle de production nécessitant la transformation de matières premières étant par définition long, le besoin en fond de roulement est élevé. Dès lors, un fonds de roulement inférieur au besoin en fonds de roulement dans ce type d’entreprise indique-t-il toujours une situation catastrophique ? L’entreprise est-elle dans ce cas toujours au bord de la cessation de paiement ?
Nous verrons qu’ils convient de déterminer si les causes de cette insuffisance de fonds de roulement sont conjoncturelles ou structurelles afin de nous positionner sur l’avenir de l’entreprise industrielle.

1. Une insuffisance de fonds de roulement peut être due à des facteurs conjoncturels qui ne remettent pas en cause la pérennité de l’entreprise industrielle

a. Les causes liées à une diminution du fonds de roulement
- Insuffisance de ressources stables
Dans le cas d’un retrait de compte courant d’associés, les ressources stables se trouvent affaiblies brutalement, ce qui peut conduire à un FR < BFR. Ces comptes courants pouvaient être jusqu’à présent utilisés pour financer des immobilisations. Les dirigeants peuvent alors choisir de modifier la politique de financement de l’entreprise vers de l’endettement structurel. Cela sera d’autant plus facile que les capitaux propres de l’entreprise restent élevés, le banquier ne pouvant pas prendre plus de risques que les actionnaires (règle, les ressources propres ne doivent pas être plus élevées que les dettes structurelles). Ils peuvent aussi choisir de faire entrer un nouvel actionnaire au capital.

- Augmentation de l’actif immobilisé net
Une insuffisance de fonds propres peut aussi être la cause d’investissements récents très élevés, l’actif immobilisé se retrouve donc en inadéquation avec les ressources stables de l’entreprise.  C’est notamment le cas de jeunes sociétés industrielles en phase de croissance rapide, devant investir pour accroitre leurs capacités de production. Les apports en capitaux initiaux sont donc insuffisants et il convient là encore de soit faire appel aux créanciers ou à de nouveaux actionnaires pour financer ces perspectives de croissance.

b. Les causes liées à une augmentation du besoin en fonds de roulement
Dans le cas d’une entreprise en phase de croissance, la signature de nouveaux contrats engendrent dans un premier temps des stocks (avant la livraison des clients) puis des créances clients. Dans le cas d’une entreprise industrielle, il est habituel que les clients ne règlent leurs factures qu’au bout de 2 à 3 mois. Pendant cette période (qui peut donc être de plusieurs mois), le fonds de roulement peut se trouver insuffisant pour couvrir ces nouveaux besoins en fond de roulement.

Transition : si le FR < BFR est liée à une situation temporaire, l’entreprise industrielle peut trouver des solutions pour rétablir les équilibres financiers. Il n’en reste pas moins, que l’entreprise industrielle ayant un BFR important à financer, cette situation doit rester très limitée dans le temps. Si l’insuffisance de fonds de roulement devient structurelle, l’activité industrielle ne pourra pas être pérennisée.


2. Néanmoins, si les causes sont structurelles, une activité industrielle n’est pas compatible avec une insuffisance de fonds de roulement

a. Les causes liées une augmentation du besoin en fond de roulement
L’augmentation du besoin en fond de roulement peut également provenir d’une réduction du délai fournisseurs qui est souvent la conséquence d’une baisse de la rentabilité de l’entreprise. Dans ce cas, la facilité autrefois fournie par les fournisseurs peut alourdir brutalement la trésorerie d’une entreprise industrielle. Elle devra être financée par de la dette court terme qui augmentera les charges de l’entreprise et réduira un peu plus sa rentabilité.

b. Les causes liées à une diminution du fond de roulement
Dans le cadre d’une activité industrielle, le BFR étant un besoin structurel, il est important que celui-ci soit couvert par des ressources stables. Or quand le FR est insuffisant, l’entreprise doit nécessairement avoir recours au financement à CT, qui alourdit ses charges financières et impacte donc son résultat.
Si l’insuffisance en FR est due à des pertes répétées et une rentabilité trop faible, il est nécessaire de regarder le risque de solvabilité de l’entreprise industrielle. L’entreprise ne dégage plus la rentabilité suffisante pour financer son cycle de production, elle risque donc de devenir dépendante financièrement. Elle risque même la cessation de paiements.

Conclusion
Au-delà du niveau de fond de roulement, on voit bien qu’il convient d’analyser les facteurs impactant le niveau du fond de roulement et du besoin en fond de roulement. Dans le cas d’une entreprise industrielle,  ces éléments seront d’autant plus scrutés compte tenu de l’importance du fonds de roulement pour pouvoir financer le BFR, qui est par nature élevé avec  un cycle d’exploitation long.  Pour aller plus loin dans son analyse, le banquier d’une entreprise industrielle devra également prendre en compte l’évolution du fonds de roulement sur plusieurs exercices.



Plan 2
Toute entreprise distingue dans son bilan un actif et un passif. Nous retrouvons d'une part les actifs immobilisés et les actifs circulants; et d'autre part les capitaux propres et les dettes. La différence entre les ressources stables ( fond propre + dette moyen long terme ) et ses actifs immobilisés représente le FDR.
Pour une entreprise industrielle, analyser son FDR est primordial.
Nous pouvons donc nous demander si pour ce type d'entreprise, une insuffisance de FDR est une situation catastrophique ?
Dans un premier temps, nous définirons l'entreprise industrielle et le fond de roulement , dans un second temps nous analyserons l'importance d'un FDR pour les entreprises industrielles.

I/ Définitions

A- L'entreprise industrielle
C'est une société de taille plus ou moins importante qui produit des biens ( matières transformées en produit prêt à être mis sur le marché pour la consommation ). Elle réunit des hommes et des femmes, qui travaillent ensemble grâce à des moyens financiers et technique, c'est à dire, des machines, des ordinateurs mais surtout du savoir-faire.
L'objectif de l'entreprise industrielle, c'est de transformer des matières premières en produits finis ou semi-fini pour les vendre à d'autres entreprises ou directement au consommateur. Pour continuer à fonctionner, l'entreprise doit faire des bénéfices sur les produits vendus et développer le nombre de ses clients. L'entreprise doit innover sans cesse.

B- Le fond de roulement
Le FDR est la part des ressources stables dont l'entreprise peut s'appuyer à moyen et long terme pour financer son exploitation. Elle représente la somme dont dispose l'entreprise pour payer ses fournisseurs, ses employés et l'ensemble des charges de fonctionnement en attendant d'être réglés par ses clients.
L'importance du FDR dépend du type d'entreprise et de la branche d'activité.
Le FDR se calcul de la manière suivante : Capitaux permanents ( ressources stables ) - Actifs immobilisés
Si le FDR est négatif : Cela indique que l'entreprise ne dispose pas de ressources financières pour financer l'intégralité de ses investissements. On dit alors que l'entreprise est sous capitalisée : elle financer ses immobilisations par des dettes bancaires à CT.
Si le FDR est nul : l'entreprise ne dispose suffisamment de ressources financières pour financer son actif immobilisé mais en revanche ne peut pas couvrir son cycle d'exploitation. Elle est dépendant du bon vouloir des banques et sa situation financière pourrait être vulnérable et déséquilibrée en cas d’imprévus.
Si le FDR est positif : L'entreprise dispose d'une structure financière et d'une marge de sécurité lui permettant de financer tout ou partie de son cycle d'exploitation.

II/ L'importance du FDR pour une entreprise industrielle

L'entreprise industrielle présente un cycle d'exploitation important qui consiste en l'achat de matières premières qui sont transformées puis vendues en tant que produit finis ou semi finis. ( Délais entre la production et la vente ).
Le cycle d'exploitation est générateur de coûts et de besoins de financement qui font l'objet d'un suivi et d'une analyse régulière de la part des décideurs de l'entreprise en vu de l'optimiser.
Pour l'entreprise industrielle, étant donné la longueur de son cycle d'exploitation et les besoins important que l'entreprise entraîne, il est évident que ce type d'entreprise suppose d'un FDR adéquat qui va lui permettre de couvrir tout ou partie de ses besoins qui n'ont pas trouvé de financement à CT.

Par ailleur, l'insuffisance du FDR dans une entreprise industrielle n'indique pas forcement une situation catastrophique à condition que celle-ci ne perdure pas et que le FDR de devienne pas négatif. Cette situation entrainerait une sous capitalisation de l'entreprise, le BFR ne bénéficierai pas dans ce cas de couverture ce qui impliquerait une insolvabilité, un déséquilibre financier et donc une hausse d'endettement.
Le BFR représente le besoin en trésorerie pour financer l'activité ( le cycle d'exploitation ). Plus le BFR est financé par le FR, plus l'entreprise est pérenne. Inversement, plus le FR est faible et le BDR financé par des dettes ( trésorerie négative ), plus l'entreprise industrielle est sera fragile et dépendra de ses créanciers ( banquiers, fournisseurs) pour maintenir et développer son activité.

Conclusion
L'analyse du FDR dépend du secteur d'activité de l'entreprise. Une entreprise, industrielle doit financer des immobilisations très lourdes ( équipement, terrain...), du stock et des créances clients.
Son Cycle d'exploitation est long et son BFR important. Cela nécessite d'avoir un FDR lui permettant de couvrir au mieux ses besoin à CT en attendant d'être réglé par ses clients. Une entreprise qui n'a pas de FDR perd son indépendance financière.



Plan 3

L’objectif principal d’une entreprise est d’exercer une activité économique qui soit pérenne et qui permette de dégager un maximum de profit. Même si chaque entreprise est différente, chacune distingue dans son bilan un actif (l’actif immobilisé + actif circulant) et un passif (ressources stables + passif circulant).
La différence entre les ressources stables et ses actifs immobilisés représente le FDR.
Pour une entreprise industrielle, analyser son FDR est primordial.
Nous pouvons donc nous demander si pour ce type d'entreprise, une insuffisance de FDR est une situation catastrophique ?
Dans un premier temps, nous allons voir le fonctionnement d’une entreprise industrielle et son besoin en fonds de roulement, dans un second temps nous analyserons l'importance d'un FDR pour les entreprises industrielles.

I) L'entreprise industrielle

a) Caractéristiques

Une entreprise industrielle est une société de taille plus ou moins importante qui produit des biens en transformant des matières premières en produits finis afin de les vendre à d’autres entreprises ou directement au consommateur. Elle a donc besoin de matériels lourds pour transformer les matières premières, pour effectuer des assemblages etc...
Une entreprise industrielle dispose donc d’une manière générale, d’un actif immobilisé important (possession de nombreuses machines, installations techniques, matériels et outillages industriels).
Une entreprise qui transforme des matières premières les achète à ses fournisseurs, les stocke, les transforme, puis les vend à ses clients. Il apparait un besoin de financement entre le moment où l’entreprise paye ses fournisseurs et encaisse les règlements des clients.

b) Besoin en fond de roulement

L’exploitation d’une entreprise industrielle engendre donc des décalages de trésorerie entre les entrées et les sorties.
Elle génère des besoins en fonds de roulement et cela pour plusieurs raisons:
1. Les stocks sont importants (matières premières, produits en cours, produits intermédiaires, produits finis...).
Les stocks de produits finis sont, la plupart du temps, prépondérants par rapport aux autres catégories de stocks, parce qu’ils sont comptabilisés pour leur coût de production (soit l’ensemble des charges de fabrication). De plus, pour faire face à la demande, l’entreprise est souvent obligée de détenir un stock minimal.
2. Les créances clients sont conséquentes, car elles portent sur des sommes élevées (le prix de vente, c’est-à-dire le coût de production + les charges de distribution + la marge que s’accorde l’entreprise).La lourdeur des stocks et l’importance des créances clients sont synonymes de besoins élevés pour l’entreprise (car il s’agit de postes d’actif).
3. Les créances clients sont supérieures aux dettes fournisseurs, car elles portent sur des prix de vente de biens alors que les dettes reposent sur des prix d’achat de matières premières.

II) Le FDR d’une entreprise industrielle

a) FDR :

Le fonds de roulement représente une ressource durable, mise à la disposition de l'entreprise par ses actionnaires ou créée via l'argent dégagé de son exploitation, et destinée à financer les investissements et les emplois nets du cycle d'exploitation.
Le fonds de roulement sert à financer en partie le besoin en fonds de roulement (BFR), qui, en résumé, représente les éléments indispensables pour démarrer et maintenir le cycle d'exploitation de l'entreprise (l'achat des matières premières, la paye des salariés, etc... s'effectuent souvent avant le règlement des produits fabriqués par l'entreprise : les dépenses générées par l'activité de l'entreprise précèdent donc les recettes issues des ventes, et c'est parce que les décaissements précèdent les encaissements qu'il existe un besoin de financement).
L'importance du FDR dépend donc du type d'entreprise et de la branche d'activité. (industries différents de grandes surfaces)
Le FDR se calcul de la manière suivante :
ressources stables  - actif immobilisé.
On peut interpréter la situation en étudiant son niveau en fonds de roulement :
Si le FDR est négatif : Cela indique que l'entreprise ne dispose pas suffisamment de ressources financières pour supporter l'intégralité de ses investissements. On dit alors que l'entreprise est sous capitalisée : elle doit financer ses immobilisations (ce qu’elle possède) par des dettes bancaires à CT.
Si le FDR est nul : l'entreprise dispose de suffisamment de ressources financières pour financer ses besoins d’investissements à LT mais en revanche elle ne peut pas couvrir son cycle d'exploitation. (Attention aux imprévus)
Si le FDR est positif : L’entreprise couvre ses investissement sur le long terme et l’excédent obtenu couvre l’intégralité de son cycle d’exploitation. L’entreprise dispose d’une marge de sécurité suffisante en terme de trésorerie.

b) L’importance du FDR pour une entreprise industrielle

Pour l'entreprise industrielle, étant donné la longueur de son cycle d'exploitation et les besoins important que l'entreprise entraîne, il est évident que ce type d'entreprise suppose d'un FDR adéquat.
La vocation du fonds de roulement est de couvrir le besoin en fonds de roulement, en totalité ou au moins partiellement, afin de préserver l’équilibre financier de l’entreprise et de limiter les charges financières consécutives à l’endettement.
Plus le BFR est financé par le FR, plus l'entreprise est pérenne. Inversement, plus le FR est faible et le BDR financé par des dettes (trésorerie négative), plus l'entreprise industrielle sera fragile et dépendra de ses créanciers (banquiers, fournisseurs) pour maintenir et développer son activité.
Par ailleurs, l'insuffisance du FDR dans une entreprise industrielle n'indique pas forcement une situation catastrophique à condition que celle-ci ne perdure pas. (ex : une entreprise industrielle qui a entrepris une phase d’investissements massifs. L’augmentation des immobilisations est par conséquent très forte, et il se peut que l’augmentation parallèle des ressources permanentes ne se fasse pas (du fait de l’importance des investissements). Cette situation se traduira pendant une année par une insuffisance en fonds de roulement. Puis ensuite sera résorber l’année suivante par le biais d’une augmentation de bénéfices).
Si, en revanche, l’entreprise se trouve confrontée à une insuffisance en fonds de roulement structurelle, c’est-à-dire à une insuffisance en fonds de roulement s’étalant sur plusieurs années, la situation se révèle plus délicate et plus risquée. En effet, le financement des immobilisations est aléatoire et par conséquent plus dangereux. (Insolvabilité, déséquilibre financier, hausse de l’endettement...)

Conclusion : Au-delà du niveau de fond de roulement, on voit bien qu’il convient d’analyser les facteurs impactant le niveau du fond de roulement et du besoin en fond de roulement. Dans le cas d’une entreprise industrielle, ces éléments seront d’autant plus scrutés compte tenu de l’importance du fonds de roulement pour pouvoir financer le BFR, qui est par nature élevé avec un cycle d’exploitation long. Pour affiner cette analyse, il convient de l’effectuer sur plusieurs exercices afin qu’apparaisse l’évolution de l’entreprise.

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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:14

QUESTION 40

Quels sont les conséquences d’une structure financière déséquilibrée ?

INTRODUCTION

Pour une entreprise il est primordial de maîtriser l’équilibre entre fond de roulement et le besoin en fonds de roulement afin de maîtriser sa trésorerie. La survie de l’entreprise passe par solvabilité pour éviter les risques de cessation de paiement.
Dans un premier temps nous aborderons la structure financière d’une entreprise et les impacts d’une structure financière déséquilibre.

1 ) Structure financière
A ) Le fonds de roulement (FDR)

La part des ressources stables non affectée à des emplois stables constitue le fonds de roulement disponible pour financer les besoins nés de l’exploitation. Le plus souvent, le fonds de roulement est positif. Parfois, il est proche de zéro, voire négatif. L’entreprise doit alors avoir à des concours externes pour financer ses besoins d’exploitation. Cette dépendance la place dans une situation de vulnérabilité face aux aléas des besoins de financement à court terme et encore davantage à long terme. Le FDR est la différence entre les capitaux permanents et les immobilisations nettes.

B) le besoin en fonds de roulement (BFR)

Le BFR permet de mesurer la capacité financière du cycle d’exploitation de l’entreprise. Il est primordial de mettre en place un suivi régulier de l’évolution du BFR d’un mois sur l’autre ou d’une année sur l’autre. Ce sont des clignotants de l’état de santé de l’entreprise.

C) La trésorerie nette = (FDR- BFR)

La trésorerie est positive lorsque le fonds de roulement est suppérieur aux besoins de l’exploitation. La situation financière est saine et l’entreprise est en mesure de faire face aux aléas sans avoir recours à l’emprunt.
La trésorerie est nulle lorsque le fonds de roulement suffit juste à financer les besoins de l’exploitation. La situation financière est équilibrée mais aucue réserve n’est disponible pour le surplus de dépenses.
La trésorerie est négative lorsque le fonds de roulement ne permet pas de financer les besoins de l’exploitation. L’entreprise doit alors recourir aux emprunts à court terme et faire face aux frais financiers qui en découlent. Les aléas exposent dangereusement l’entreprise.

2) Les impacts d’une structure financière déséquilibrée
A) la solvabilité

La solvabilité d’une entreprise est sa capacité à supporter des pertes sans remettre en cause sa pérennité. Elle se mesure par la part des ressources propres dans le total du bilan et permet d’apprécier le degré d’indépendance financière, la capacité des actionnaires à renflouer les fonds propres.

B) L’indépendance financière
Le ratio capitaux propres/ capitaux permanents traduit le degré d’indépendance financière et permet de connaître la capacité de l’entreprise à se financer par ses propres moyens. Ce ratio doit être supérieur à 50%.
Le niveau nécessaire de fonds propres est étroitement lié au degré de valeur ajoutée et en conséquence, au niveau des besoins de financement de l’exploitation (BFR). Le maintien des résultats dans l’entreprise et l’accompagnement financier de la part des actionnaires permettent de préserver une nécessaire indépendance financière.

C) Les secteurs d’activité qui peuvent supporter une structure financière déséquilibre.

Certaines activités connaissent un BFR négatif. C’est le cas, notamment, des grandes surfaces de distribution qui bénéficient de règlements immédiats et disposent par ailleurs de délais fournisseurs importants : le BFR est alors négatif (absence de BFR)
Les activités saisonnières connaissent une alternance BFR positif/ BRF négatif qui s’explique par les périodes achats-production qui nécessitent des besoins croissants jusqu'à la phase « vente » du cycle, où alors la tendance s’inverse (jouets produits pour Noël)

Conclusion

La vocation du fonds de roulement est de couvrir le besoin en fonds de roulement, en totalité ou au moins partiellement, afin de préserver l’équilibre financier de l’entreprise et de limiter les charges financières consécutives à l’endettement. Un recour trop important aux concours bancaires à court terme fragilise la structure financière d’une entreprise et l expérience prouve qu’une entreprise meurt plus rapidement d’une crise de liquidités que d’une crise de rentabilité. Une structure financière déséquilibre est une situation inconfortable. L’entreprise risque un important une cessation de paiements en de suppression des découverts par la banque. En règle générale cette situation ne pourra pas durer longtemps car elle conduit directement à la cession de paiement. Il faut donc trouver des fonds nécessaires pour combler le déficit : apport en espèces, crédit à long ou moyen terme afin de renforcer les capitaux propres.



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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:14

Question n°41 : Quels sont les facteurs de succès d’un programme d’investissement?

INTRO :
L’investissement reste un moment clé du développement d’une entreprise afin d’en assurer sa pérennité.
C’est un acte qui met en valeur sa stratégie à moyen et long terme.
Pour qu’elle soit un succès, la politique d’investissement doit être clairement définie. C’est l’occasion de repenser à la fois l’organisation du travail, l’évolution des métiers, la configuration des espaces et des équipements
Nous allons étudier dans un premier temps, l’importance de la détermination des choix d’investissements puis, nous étudierons les différents modes de financement qui l’accompagne.

I- LE CHOIX DU PROJET D’ INVESTISSEMENT

a) Définition

L’investissement est l’engagement de capitaux dans le but d’atteindre des objectifs de performance que ce soit dans le domaine de la Production, du social ou des finances.
L’investissement se présente le plus souvent comme l’acquisition (ou la construction) de matériel, d’un terrain, d’un local industriel ou commercial, d’un fonds de commerce destinée à :
maintenir la production à son niveau actuel : investissement de son remplacement. Il s’agit souvent d’un investissement contraint.
accroître les quantités produites : investissement de capacité
diminuer le prix de revient des produits, achat de capitaux fixes en vue d’augmenter l’efficacité de la production sans pour autant augmenter les capacités de production

b) La recherche de la rentabilité

L’investissement conditionne le plus souvent le cycle d’exploitation de l’entreprise (il faut acheter les machines avant de produire…), les dépenses engagées (investissement) ayant pour but de générer un gain de rentabilité :
soit un accroissement des recettes (augmentation de la demande)
soit une réduction des dépenses (augmentation de la rentabilité) Si il n’ya pas d’investissement, le coût de production peut devenir de plus en plus lourd à supporter. En effets, avec des technologies révolues, une main d’œuvre peu qualifiée et peu formée et des machines totalement amorties, la croissance de l’entreprise sera en péril.
soit un accroissement des recettes et des dépenses, dont le solde est positif pour l’entreprise.

Au-delà de la rentabilité, les entreprises investissent pour conserver et améliorer leur niveau de compétitivité face à la concurrence.

c) L’effet de levier

Il désigne l’utilisation de l’endettement pour augmenter la capacité d’investissement d’une entreprise. Les bénéfices obtenus grâce à l’endettement deviennent ainsi plus important que la valeur de l’endettement.

Le coût d’investissement permettra t’il de compenser les gains futurs ? (ventes, qualité, marge, image de marque)
Environnemnt économiques est il favorable ? (crise de liquidité, conjoncture, recul du pétrole,..)


II. LE CHOIX DU FINANCEMENT

Dans un contexte de mutation technologique et de concurrence économique voire de crise économique, l’investissement de production passe par un financement sain. Ce financement doit être un subtil dosage des ressources internes et externes en capitaux qui doit maintenir le niveau de capitaux permanents nécessaires aux différentes phases de développement de l’entreprise.
Les besoins de capitaux permanents peuvent être définit par plusieurs moyens :

a) Apport en capital des actionnaires

Il s’agit d’augmenter les capitaux propres de l’entreprises en faisant souscrire de nouvelles parts (SARL) ou actions (SAS) soit en faisant entrer de nouveaux actionnaires dans le capital de l’entreprise soit en demandant aux actionnaires de mettre la main à la poche.
Cela permet de renforcer la solvabilité de l’entreprise.

b) l’autofinancement

Il s’agit de l’épargne de l’entreprise. Celle-ci décide de financer ses investissements via ses propres ressources.
L’avantage de ce choix est la disponibilité immédiate des fonds, mais l’inconvénients est que cela peut crée un déséquilibre de sa structure bilantielle.

c) Prêt bancaire

Un emprunt se caractérise par son montant, son taux, sa durée et surtout le fait qu’il est remboursable.
La durée de l’emprunt doit être en adéquation avec la durée de l’investissement du bien acheté.
Le partenariat entre banques et entreprise doit trouver ses fondements dans les garanties offertes aux banquiers et la solvabilité de l’entreprise. Les fonds propres constituent cette garantie, leur renforcement permettra au banquier de prendre des risques.
Les intérêts bancaires sont fiscalement déductibles.
L’entreprise peut également opter sur un financement en crédit bail (leasing). Il s’agit d’une location avec option d’achat, ou les loyers sont déductibles dans le compte de résultat.


CONCLUSION :
Un projet d’investissement engage l’avenir de l’entreprise. Pour conduire au succès, il doit être fondée sur une vision stratégique de celle-ci en tenant compte des différentes composantes : économiques, organisationnelles, techniques et sociales.
Cependant, en cette période de crise et de manque de confiance en l’avenir les entreprises ont-elles intérêt à miser sur l’investissement massif de l’outil de production ? Cette conjoncture incertaine explique ainsi le statut quo actuel que nous vivons malgré les mesures de relance du gouvernement: création de la BPI et CICE.
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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:14

Q42 - SI VOUS ETIEZ ACTIONNAIRE, QUELS POSTES DU BILAN RETIENDRAIENT TOUT PARTICULIEREMENT VOTRE ATTENTION ?


L’entreprise appartient à ceux qui possèdent le capital, à savoir ses actionnaires. Ils peuvent donc participer à la vie sociale et leur rémunération est directement liée à la rentabilité de l’entité. La quasi-totalité des profits leur revient. En contrepartie, ils sont les premiers à perdre leur fonds en cas de faillite ou à voir fondre leur dividende en cas de difficultés. En effet, le capital sert de garantie aux créanciers. L’objectif premier d’un actionnaire est que l’entreprise paye ses dettes et assure sa pérennité.
Dans un premier temps nous regarderons les postes importants au bilan pour les actionnaires et dans une deuxième partie nous expliquerons les principaux indicateurs issus de ces postes.

I : LES PRINCIPAUX POSTES DU BILAN:

Le passif du bilan informe sur les sources de financement d'une entité. Il est composé de deux grandes masses :
- Le capital, situé souvent en haut de bilan qui appartient aux actionnaires.
- les dettes, situées souvent en bas de bilan qui appartiennent aux créanciers.
Comptablement, les fonds propres sont les ressources financières qui sont positionnées dans la partie haute du bilan. Elles sont stables, par opposition aux ressources de bas de bilan type endettement bancaire, qui elles sont exigibles à plus ou moins court terme.
Les FP sont également des ressources sans coût, à la différence des emprunts qui supportent des intérêts financiers. Le rôle des FP est double. La première fonction est de financer une partie de l’investissement. Mais leur objet le plus important est de servir de garantie aux créanciers de l’entreprise. Le coût des FP intègre donc une prime de risque. L’importance des FP témoigne du niveau de risque qu’acceptent de courir les actionnaires. En période de crise, les entreprises les plus endettées sont les premières à disparaître. Le renforcement des fonds propres présente deux intérêts majeurs :
*augmenter l’assise financière de l’entreprise,
*améliorer la présentation du bilan et diminuer l’importance du risque financier pour ses partenaires (banquier, prêteur, fournisseurs…) en maintenant un taux d'endettement raisonnable de l'entreprise ; améliorer la capacité d’endettement.
Le renforcement des fonds propres peut aussi répondre à des objectifs plus précis :
*Eviter la dissolution de la société en reconstituant les capitaux propres lorsque la société constate une perte de la moitié du capital (article L 225-48 et L 223-42 du Code de Commerce).
*Financer de nouveaux investissements.
Pour un nouvel actionnaire, la composition et l’évolution des fonds propres est un indicateur intéressant, cela permet de voir le niveau de capital social ; si nous avons un petit capital social et des fonds propres importants, nous pouvons penser que l’entreprise a accumulé du résultat. A l’inverse cela permet aussi de voir comment sont traités les actionnaires : du résultat mais pas d’évolution des fonds propres, donc distribution de dividendes.

L’actif du bilan correspond au patrimoine de l’entreprise. C’est l’ensemble des éléments positifs du patrimoine évalués selon les principes comptables fondamentaux.
A l’actif du bilan, les actionnaires peuvent suivre plusieurs postes tels que :
*la trésorerie et son évolution
*Les amortissements : cela permet d’avoir une idée sur la vétusté du parc de matériel (faudra-t-il prévoir des investissements ?) : ce poste est surtout important pour le secteur industriel.
*Les créances et délais de règlements : sont-ils dans la norme du secteur ? Ce poste est plus important dans le secteur du service.

II - Les principaux indicateurs de l’actionnaire :

Les ratios sont les éléments indispensables qui vont permettre à l’actionnaire de donner un sens aux états comptables et financiers, en particulier le bilan et le compte de résultat. Ils aident à mieux comprendre l’entreprise et permettent de poser les bonnes questions aux actionnaires. Ce qui est pertinent dans un ratio, c’est de comparer son évolution sur 2 ou 3 ans.
1/ Ratio d’endettement : Dettes Nettes (dettes – Trésorerie) / EBE donne la capacité à rembourser. La norme maxi est de 3.
2/ Rentabilité financière : Résultat Net / Kx Propres : ratio qui mesure la rentabilité de l’entreprise pour les apporteurs des capitaux (actionnaires). Si ce ratio dépasse 5% on peut considérer que la rentabilité financière est satisfaisante. Ce ratio est l’indicateur essentiel pour les actionnaires.
3/ Rentabilité Economique : (RN + int. Des emprunts) / (Kx Pr. + dettes fi) : ratio qui rappelle que les Kx investis ont un rendement qui comprend à la fois le résultat net (rémunération des actionnaires) et des charges financières (rémunération des banques).
4/ Le tableau des flux de trésorerie : l’actionnaire doit également regarder comment évolue la trésorerie de l’entreprise et comment elle se constitue au travers de la reconstitution du tableau des flux de trésorerie. Ce tableau récapitule bien la rentabilité (avec la CAF), la variation du BFR, les investissements, les financements… Il permet de comprendre si l’entreprise a généré ou consommé de la trésorerie et pourquoi. Il va de soi qu’un évènement exceptionnel, par exemple une croissance externe, peut diminuer le sens du tableau de l’année considérée. L’étude doit donc porter sur plusieurs années.



La préoccupation d’un actionnaire reste la valorisation de son entreprise. Les exigences de l’actionnaire restent souvent proches des exigences du banquier. Il recherche la sécurité qui prédomine chez le banquier et qui n’est pas négligeable chez l’actionnaire, ainsi que le rendement (pour l’actionnaire investisseur au capital : rapport capital investi et dividendes versés).

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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:15

Question 43 : Le jugement porté par un banquier sur une entreprise peut-il se fonder exclusivement sur des éléments financiers
La finalité première d'une entreprise est d'assurer sa pérennité. Pour cela, elle doit créer de la richesse qui sera exprimer en valeur ajoutée. En complément du facteur travail, les entreprises ont besoin de capitaux. Elles peuvent ainsi trouver 3 sources de financements : l'autofinancement, le recours au marchés financiers ou le recours aux établissements de crédits.
Nous allons nous intéressé à ce dernier type de financement, mais avec quelques prérequis :
Toutes les entreprises sont soumises à des obligations d'information comptable annuel qui retracent la vie de l'entreprise. Ils révèlent sa situation financière, son activité économique et sa rentabilité.
C'est l'outil le plus complet à disposition de ses nombreux partenaires et notamment du banquier, mais nous verrons que ces éléments ne sont pas suffisants pour porter un jugement sur la pérennité de l'entreprise.
I) L'ANALYSE FINANCIERE

Elle s’appui sur l’analyse des éléments comptables de l’entreprise.
.1.1 Analyse du compte de résultat.

D'une manière générale, il permet au banquier d'évaluer son niveau de risque dans la constitution du résultat, au travers de 3 rubriques.
- L'exploitation
- Le financier,
- l'exceptionnel.

Cela dit, il présente des insuffisances, qui ne permettent pas d'isoler les sources de rentabilités ou les zones de fragilités
Pour cela il faut le retraiter de manière analytique en Solde Intermédiaire de Gestion.
- CA
- Marge
- VA
- EBE
- Résultat
- CAF

Ces différents éléments permettent de porter une appréciation sur la rentabilité de l’entreprise. Certains seront des alertes fortes voir déterminants dans la relation (ebe négatif caf faible ou en baisse). Les évolutions de ces indicateurs seront également des points de vigilance (ex baisse de la CAF / du taux de VA).

1.1.2  analyse du bilan

Il décrit la situation patrimoniale de l'entreprise.

Composé de 2 grandes sous parties,
L'Actif ou les emplois, c'est à dire ce que possède l'entreprise
Le Passif ou les ressources, comment elle a financé ce qu'elle possède.
Il permet également de calculer le FR et le BFR.

il est le support de certains ratios, utiles dans l'appréciation portée sur une entreprise
* Ratio de solvabilité : Fonds propres/ Total Bilan
* Ratio d'endettement …

De même que pour le compte de résultats des indicateurs seront des points de vigilance (augmentation BFR – évolution des stocks, des créances…)

A travers l’analyse des comptes de l’entreprise (bilan et résultat) le banquier est à même de commencer a se forger une opinion sur son client. Cette analyse est factuelle (sur la base de la comptabilité) et  peut révéler des point déterminants pour la poursuite de la relation commerciale. Elle met également en lumière des points d’alertes qu’il conviendra d’approfondir et n’affranchie pas des autres aspects nécessaire de la connaissance client.

II) Les autres fondements de l’analyse

L’approche financière n’est pas suffisante, les point d’alerte doivent notamment être approfondies.

Qu’il s’agisse des données relatives au marché ou à l’entreprise. Ces dernières permettent d’apporter des précisions à l’analyse strictement financière.
Par exemple
Les BFR sont à appréhender en tenant compte du secteur et de ses cycles de productions (exemples courants jouet et grandes surfaces).
L’intensité capitalistique est différente entre l’industrie et le tertiaire.
Les délais clients sont fortement impactés par l’activité et la typologie de clientèle (ex marché public…)

Il faudra donc prendre également en compte :

a) LE CHEF D'ENTREPRISE

- CV, diplômes, expériences dans la profession et anciens métiers, anciennes réussites professionnelles ou extra-professionnelle, situation matrimoniale et patrimoniale
- Compétences de gestion et aptitudes à gérer une entreprise
- Type de dirigeant et valeurs managériales (autoritaire, institutionnel, travail en équipe, country club, appauvri), communication, réseau, relationnel

b) L’ENTREPRISE ET SA STRATEGIE

- Locaux (Taille, emplacement, ancien, neuf, entretenus ou non, propriétaire)
- Taille et type d'entreprise (Grande entreprise, PME, cotée, multinationale, artisanat, commerçantes, nombre salariés, ouvriers, fonctions commerciales)
- Sté de personne ou de capitaux, structure capitalistique (répartition du capital, majoritaires, rôles et fonctions de associés), Organisation de l'entreprise : partenaires, statut juridique, associés, filiale, prise de participation, joint-venture
- Organisation : structure personnalisée, centralisée, décentralisée ou matricielle
- Politique d’approvisionnement : fournisseur et liens de dépendance, « Pricing power », sourcing, proximité
- Politique de production : interne ou sous-traitance, partenaires, filiales, intégration en amont ou en aval pour augmenter les marges de manœuvre, outil de production
- Politique de distribution : direct, indirect, commerce de détail, indépendant (concession, franchise), commerce intégré, e-commerce
- Clients : B to C, B to B, intermédiaires, mono client, concentré ou non
- Produit : Activité, produits, monopole, avantages compétitifs
- Politique de prix + Marché : leader ou non
- Politique d’investissement : prise de risque ou non
- Politique de financement : autofinancement, concours bancaires, apports
- Politique de rémunération salariale, formation
- Politique de développement : R&D, Brevets, SWOT, BCG, Porter
- Politique import / export + Publicité + Marketing mix + Politique de marque

Comprendre la vie de l'entreprise, son environnement, son fonctionnement, ses choix stratégiques et ses contraintes.

CONCLUSION

Pour porter un jugement sur une entreprise, l'analyse financière est nécessaire au banquier, puisque elle traduit de façon chiffré l'activité.
Cependant elle n’est pas suffisante, pour avoir une vision globale et comprendre les résultats liés à cette analyse, il faut la compléter par les spécificités de l’entreprise et de son environnement.
Enfin une fois porté le jugement sur l’entreprise il conviendra pour le banquier de déterminer  comment il souhaite l’accompagner dans son développement


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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:15

Question 44 : Après avoir défini l’autofinancement, vous en préciserez les limites et les contraintes.


Introduction :


Une entreprise est une entité économique, qui est la conjonction de 3 facteurs ; humains, matériels et financiers. Elle produit des biens et des services et à comme objectif d’exercer une activité économique qui soit pérenne et qui permet de dégager un revenu. Pour se maintenir et être rentable, une entreprise a besoin de se développer et de croître.
Pour atteindre ces deux objectifs fondamentaux, les chefs d’entreprise engagent différentes stratégies d’investissements qui conduisent les entreprises à rechercher les sources de financement les plus adaptées, tant internes qu’externes.
Aussi, en fonction de la période économique, l’entreprise peut choisir entre l’émission de titres, le financement bancaire ou bien l’autofinancement.
Je vais à présent développer le sujet sur l’autofinancement. Dans un premier temps je donnerais une définition de l’autofinancement et dans un deuxième temps j’aborderais ses limites et ses contraintes.


1/ Définition et objectifs de l’autofinancement

L’autofinancement : Représente la source de financement interne que l’entreprise se constitue afin d’assurer tout ou partie de ses projets. Il désigne le financement des projets de l'entreprise sans appel à des ressources extérieures (ex : plus-values, épargne, capitaux propres). C'est-à-dire hors ressources apportées par les actionnaires ou des tiers prêteurs.
Il importe que l’autofinancement assure le renouvellement de l’outil de production et de commercialisation de l’entreprise.

Les objectifs de l’autofinancement
L’indépendance financière : Vis-à-vis des tiers prêteurs et des actionnaires
Cet objectif d’indépendance financière dépendra du renforcement des ressources propres de l’entreprise; du pourcentage de couverture des besoins ; de l’évolution de la dette structurelle. Une forte indépendance financière permet une forte marge de manœuvre, bien utile en cas de difficultés.
Le maintien de l’activité à un niveau égale de rentabilité
L’objectif d’une entreprise est de maintenir le niveau d’activité avec un niveau de rentabilité au moins stable d’où la nécessité de l’autofinancement à assurer le renouvellement de l’outil de production et de commercialisation.
L’autofinancement support de croissance interne ou externe
La solution interne consiste à utiliser ses propres moyens : renforcements et modernisation des capacités de production, lancements de nouveaux produits, amélioration de produits existants…
La solution externe consiste au rachat d’entreprise dont l’activité est identique ou se trouve en amont ou en aval de la sienne.
Cette politique implique pour les dirigeants d’entreprise un dosage entre plusieurs solutions : appel aux prêteurs, aux actionnaires et/ou à l’autofinancement.

L’autofinancement est donc l’un des facteurs-clefs de l’évolution de l’entreprises, avec ses contraintes et limites tenant, notamment, aux exigences de ses apporteurs de fonds.




2/ Les limites et les contraintes de l’autofinancement

Tout nouvel investissement nécessite de comparer sa rentabilité économique avec le coût des ressources empruntées et la rémunération attendues des actionnaires.
De plus, réaliser un investissement de croissance, c’est augmenter ses amortissements, ses frais financiers et être obligé de se constituer des réserves pour conforter sa structure financière et en conséquence de se ménager des marges de manœuvre propres à sécuriser l’avenir en perspective d’une double incidence :
Sur le niveau du résultat de l’exercice et donc sur le taux de rentabilité financière
Sur le niveau de distribution des dividendes donc sur le taux de rémunération de l’actionnaire
La comparaison de ces différents couts ainsi que les impératifs de rentabilité financière (ROE) et de rémunération des actionnaires peuvent conduire l’entreprise à tempérer ses ambitions de développement.

L’autofinancement excessif
Là où un volume d’autofinancement excessif est un point positif pour les prêteurs dont les banques, il est en revanche moins pour l’actionnaire :
Profiter d’amortissements dégressif est un signe de gestion saine, mais réduit le RN
Constituer des provisions à caractère prudentiel réduit également le RN
Mise en réserve d’une partie du RN pour solidifier son indépendance financière
Autant de points positifs qui ont un impacts certains sur les rémunérations possibles de l’actionnaire.

L’insuffisance d’autofinancement
A contrario, Une insuffisance d’autofinancement peut nous pousser :
à nous interroger sur la performance économique de l’entreprise,
à mesurer l’impact de la charges financière (part de l’auto par rapport à dette structurelle ; part de l’auto dans le financement des investissements, du BFR complémentaire ?...) et en tirer les enseignements sur les risques éventuels de fragilisation de l’entreprise.
à se poser la question du nécessaire renforcement des ressources propres ou non. Intervention des actionnaires


Conclusion :

Quel que soit sa forme, son importance, une entreprise a à sa disposition plusieurs moyens de financement. Reste pour elle, à savoir, quel investissement réaliser et comment le financer (en comparant les coûts respectifs, recherchant l’efficacité économique et la sécurité). Il s’agit ici d’effectuer une analyse financière dont le but étant de limiter les risques mais aussi d’anticiper et de prévoir la défaillance de l’entreprise. Bien sur, la décision d’investissement est une décision risquée mais elle est indispensable pour la croissance de l’entreprise. Malgré quelques contraintes notamment les exigences de apporteurs de capitaux en quête de sécurité et de rendement - La politique d’autofinancement répond à des objectifs essentiels et est donc un facteur clé de l’évolution de l’entreprise.






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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:16

QUESTION 45 LA FINANCE D ENTREPRISE
Une entreprise doit elle toujours chercher son indépendance financière ?

Plan 1

Introduction :

Pour maintenir son activité et la développer une entreprise se doit d’investir. Pour ce faire cette dernière dispose de ressources internes et externes. Ces sources de financement peuvent êtres complémentaires ou concurrentes. Dans un contexte économique peu porteur, ou le maintien de l’activité à pris le pas sur le développement, il est intéressant de se demander si l’indépendance financière est un objectif à rechercher pour un chef d’entreprise. 

I Avantages de l’indépendance financière

1) l’indépendance financiere

L’indépendance financière consiste à avoir recours aux ressources internes de l’entreprise. C'est-à-dire qu’une partie des bénéfices est affecté soit immédiatement soit à plus long terme aux investissements. On parle d’autofinancement. L’indépendance financière d’une entreprise se mesure grâce à différents ration basé sur le bilan de l’affaire.

-indépendance vis-à-vis des tiers prêteurs : RP/ Endettement global, rapport permettant d’apprécier la solvabilité finales de l’entreprise

- indépendance vis-à-vis des actionnaires : réserves + report à nouveau + provisions a caractère de réserves/ apport des actionnaires + dettes structurelles

- indépendance vis a vis des tiers prêteurs et des actionnaires :autofinancement-(investissement + BFR + rbst dette structurelles), d’où l’impact de l’autofinancement sur l’objectif d’indépendance financière car de cet autofinancement dépendra le renforcement des RP, le pourcentage de couverture des besoins, l’évolution de la dette structurelle.

2) La nécessité des fonds propres

Plusieurs thèses ont été avancées par des courants de pensées différents pour justifier l’existence et la nécessité des fonds propres. Pour un grand nombre d’entre elles, les fonds propres ont pour fonction de garantir la solvabilité de l’entreprise. Ils constituent, une réserve de sécurité permettant de faire face aux accidents d’origine interne ou externe. Des fonds propres suffisants permettent ainsi aux firmes de supporter les conséquences de la défaillance de clients importants ou de pertes de marché. De même, en période de ralentissement conjoncturel, les entreprises peu endettées sont avantagées par rapport à celles qui ont privilégié l’emprunt au détriment des fonds propres. Les secondes doivent faire face à des échéances obligatoires. En outre, selon le niveau d’endettement, les variations de taux d’intérêt ont une influence plus ou moins grande sur les prélèvements financiers que les entreprises doivent supporter. Les fonds propres en tant que garanties assurent, lorsqu’ils sont importants, non seulement l’indépendance financière des entreprises vis-à-vis des tiers, mais permettent également à ces dernières d’obtenir plus facilement, et à des conditions souvent plus avantageuses, des emprunts pour financer des investissements nécessaires à leur développement, voire à leur survie. Ainsi le chef d’entreprise maintient également le contrôle exclusif de la gestion de son entreprise.


II Les inconvénients

Le recours à l’autofinancement et ainsi à l’indépendance financière trouvent ses limites dans plusieurs situations


1) Le cout des fonds propres

Si le coût de l’endettement est relativement aisé à définir en référence au taux d’intérêt, le coût des fonds propres est plus difficile à appréhender. Les fonds propres résultent soit des apports externes, soit de l’autofinancement accumulé. Or, le dividende n’étant pas obligatoire, il faut pourtant que l’entreprise, prenne en compte l’exigence de rémunération que peuvent avoir les actionnaires au regard de ce qu’ils obtiendraient d’un placement sur les marchés financiers. Le taux de ce placement est un taux d’opportunité : « il représente la rémunération à laquelle les actionnaires renoncent lorsqu’ils apportent des fonds dans l’entreprise ou lorsqu’ils acceptent le maintien dans l’entreprise. Ce taux de rémunération est alors une estimation du coût des capitaux propres. Dans un contexte actuel de taux bas, les financements par emprunts peuvent devenir très vite judicieux. Un recours uniquement aux fonds propres peut obérer la rentabilité globale de l’entreprise.

2) Les entreprises récentes

Les fonds propres ont, en tout état de cause, une importance primordiale pour le financement des investissements chez les entreprises de création récente et/ou innovantes au sens de Schumpeter, particulièrement exposées aux risques. De plus, durant la phase de démarrage, elles ne peuvent pas dégager assez d’autofinancement.

3) Le crédit et le recours aux actionnaires un effet de levier important

Il n’est pas judicieux pour une entreprise de rechercher une totale indépendance financières s’il lui faut renoncer à certain projet. En effet dans une phase de développement interne ou externe l’autofinancement peu ne pas suffir. Il est alors important de trouver d’autres solutions de financement externes. De plus il peut etre tres avantageux fiscalement de recourir au crédit les intérêts d’emprunts étant déductibles.


Conclusion :
Ainsi les entreprises, meme si cela parait rassurant ne doivent pas obligatoirement rechercher à tout prix leurs indépendances financières, mais plutôt rechercher la structure optimal du capital. A chaque investissement correspond une stratégie d’investissement qu’il est nécessaire d’étudier avec précaution. Celle-ci traduit le mode de financement retenu, c’est-à-dire le choix entre autofinancement, recours à l’endettement ou appel aux actionnaires. En théorie, les arbitrages possibles entre ces différentes sources de financement sont multiples, même si, pour un certain nombre de firmes, les contraintes, notamment institutionnelles, réduisent fortement les possibilités de choix. Par exemple, les PME ont difficilement accès aux marchés financiers.

Plan 2

Introduction : 

Une entreprise se doit d’être rentable et d’avoir une valeur qui s’apprécie au travers de différents ratios, de tableaux de financement... 
En France, une entreprise sur deux disparaît avant cinq ans avec une raison majeure, le manque d’indépendance financière. Nous pouvons parler d’Indépendance financière (I.F) lorsque le niveau d’endettement de l’entreprise est inférieur à 50 %.

Dans sa vie, une entreprise peut avoir recours à l’autofinancement pour répondre à plusieurs objectifs. A savoir, rechercher le maintien de son activité à niveau égal de sa rentabilité, se développer au travers de la croissance internet et/ou externe et rechercher son indépendance financière.

Nous traiterons de ce dernier point au travers de trois parties : la première définissant le terme d’indépendance financière pour en comprendre l’intérêt, la deuxième présentant les outils de mesures pour mettre en avant les raisons de son importance pour l’entreprise et enfin les limites de l’indépendance financière.

I- Définition de l’indépendance financière pour en comprendre l’intérêt

L’indépendance financière résulte dans l’état de l’endettement financier et bancaire de l’entreprise par rapport à ses fonds propres. C’est l’ensemble des ressources stables de l’entreprise : provisions à long terme et dettes financières par rapport à ses fonds propres.

Il faut donc bien en comprendre ses mesures pour mettre en avant les raisons qui font que l’indépendance financière doit être recherchée par l’entreprise.

II- Mesurer l’indépendance financière pour mettre en avant les raisons de son importance pour une entreprise

Le ratio d’indépendance financière se calcul à l’aide du bilan comptable et va servir à analyser l’équilibre financier d’une entreprise. Il fait partie des ratios de la structure du passif, le passif correspond en fait aux dettes de l’entreprise (à court, long termes).
Le ratio d’indépendance financière aussi appelé ratio d’autonomie financière sert en fait à mesurer le degré d’endettement de l’entreprise par rapport à ses capitaux propres (ses fonds propres, ses biens…).
En général une entreprise est autonome lorsque plus de la moitié des ressources qu’elles disposent provient de ses fonds propres, c’est-à-dire quand son ratio est plus grand que 50% (0,5). Si jamais son ratio est trop faible, elle risque d’avoir des difficultés à trouver de nouveaux financements pour continuer à se développer.

Ratio d’indépendance financière = Capitaux propres / Ressources stables
(Les ressources stables correspondent aux capitaux propres, aux provisions à long terme et aux dettes financières)

Quel est le lien entre le ratio d’indépendance financière et l’indépendance financière elle-même ?

L’indépendance financière revient à dire que l’on devient autonome financièrement donc que le bénéfice de nos investissements couvre nos dépenses, le ratio d’indépendance financière nous explique que pour qu’une entreprise soit autonome, la moitié de ses ressources doit provenir de ses fonds propres.
Donc si la moitié de vos ressources est générée par vos fonds propres et vos investissements, vous êtes en bonne voie pour devenir indépendant financièrement, mais il y a beaucoup de critère à prendre en compte pour effectuer ce calcul sur un particulier tout comme sur une entreprise.
Retenez donc qu’un investissement correctement optimisé, réalisant un cash-flow positif, vous donnera plus de possibilités pour avoir un financement sur un nouveau projet d’investissement.

L’indépendance financière de l’entreprise se mesure de différentes façons :

• Vis à vis des tiers prêteurs c’est à dire des partenaires financiers, notamment au travers du ratio des Ressources propres sur l’endettement global car ce ratio apprécier la solvabilité de l’entreprise, notion essentiel pour recourir à l’endettement.
• Vis à vis des actionnaires : et dans ce cas, ce sont les réserves, le report à nouveau et les provisions à caractère de réserves figurant au passif du bilan appréciés sur les apports des actionnaires et l’endettement structurel ou global.
• Ou les 2 c’est à dire comparer l’autofinancent et les besoins à couvrir (Investissements et BFR sur le remboursement de la dette structurelle).

III- Les limites de l’indépendance financière

Même si l'autofinancement contribue ainsi à sauvegarder le contrôle de l'affaire et à préserver l'indépendance ; la flexibilité ; la rapidité des décisions de ses dirigeants, un autofinancement lourd ; au point d'éliminer le recours aux dettes ; peut priver l'entreprise et les actionnaires d'une rentabilité des fonds propres pouvant être amélioré par « l'effet de levier de l'endettement ».

L’autofinancement excessif correspond à un gâchis de ressources et à une limitation non justifiée des possibilités de développement des entreprises de l'économie nationale.

Conclusion :

Il est donc fondamental pour une entreprise, peu importe finalement qu’elle fasse appel à l’autofinancent et/ou à l’endettement, de dégager une indépendance financière, c’est à dire une forte marge de manœuvre, notamment en cas de difficultés dites conjoncturelles.
En effet, l’ I.F permet en cas de besoin de financement de pouvoir envisager la possibilité de recourir à l’endettement.
Ne pas avoir d’indépendance financière revient à dire que l’entreprise détient plus de dettes, de passif et d’engagement à long terme, que de capitaux propres.


Plan 3

Une entreprise, par l’exercice de son activité, va générer des besoins de financement, qu’il s’agisse d’un investissement dans un nouveau matériel ou tout simplement pour couvrir son Besoin en Fonds de Roulement (BFR), c'est-à-dire la différence de délai entre le règlement reçu de ses clients et celui obtenu de ses fournisseurs.

Ces besoins pourront être couverts par l’entreprise elle-même au travers de l’autofinancement et de sa trésorerie excédentaire, ou par le soutien de son actionnaire.
Mais la plupart du temps, elle fera appel à des tiers extérieurs à l’entreprise, tels que les banques, ou l’entrée d’un nouvel associé, …

Se pose alors la question de savoir si l’entreprise doit rechercher son indépendance financière.
L’indépendance financière est le fait d’autofinancer ses besoins sur ses ressources propres, sans recours à des tiers.

Nous verrons dans une première partie les avantages de cette indépendance, que ce soit pour l’entreprise mais également pour son actionnaire. La seconde partie présentera les freins au développement liés à cette indépendance.


I. LES AVANTAGES DE L'INDÉPENDANCE FINANCIÈRE

On peut identifier des avantages à 2 niveaux, avec

a. Pour l’entreprise :
L’indépendance financière va permettre à la société de ne pas dépendre des tiers extérieurs, et ainsi de mener son activité sans la contrainte d’une décision d’octroi d’un financement par une banque.
Ses décisions d’investissement dans un matériel, d’achats de stocks ou de matières premières plus importants, pourront être prises rapidement, car la société aura les ressources financières suffisantes pour les acquérir.

Egalement, le fait de ne pas recourir à des financements extérieurs permettra de réduire les coûts financiers pour l’entreprise, et donc de maximiser son résultat.
Cet avantage est toutefois à nuancer à l’heure actuel où la politique monétaire en zone Euro fait que les taux sont très bas, ce qui limite le coût financier des financements extérieurs.

b. Pour l’actionnaire : 
L’indépendance financière va permettre à l’actionnaire, notamment dans les PME où le dirigeant est bien souvent l’actionnaire majoritaire, de rester seul maitre à bord de son entreprise.
Il n’aura ainsi pas de comptes à rendre sur sa politique de gestion financière, sur sa politique de distribution de dividendes,…
En effet, si les dividendes distribués sont trop importants, et créent des besoins de trésorerie supplémentaires, les partenaires financiers pourraient refuser l’octroi d’un nouveau concours et demander au dirigeant de réduire les distributions ou de réaliser un apport de capitaux dans l’entreprise (sous forme d’augmentation de capital ou d’apport en compte-courant d’associés).

Egalement, l’actionnaire, si la société en a les moyens, pourra faire rémunérer ses apports en compte-courant d’associés, avec des rendements bien supérieurs aux livrets bancaires (déduction fiscale par l’entreprises des intérêts versés jusqu’à un taux de 2,15 % environ actuellement).



II. LES FREINS AU DÉVELOPPEMENT DE L’INDÉPENDANCE FINANCIÈRE

Bien que l’indépendance financière présente des avantages intéressants, il convient de préciser que celle-ci présente aussi des inconvénients, qui peuvent se révéler de véritables freins au développement de la société, ou même à sa pérennité à plus ou moins LT.

a. Pour l’entreprise :
Les prêts ou CT bancaires sont de formidables accélérateurs de croissance, puisqu’ils permettent d’envisager un développement, au travers de l’acquisition d’un nouveau matériel par exemple ou en proposant de nouvelles références d’un produit qu’il conviendra d’avoir en stock et donc d’acquérir à l’avance.
A l’inverse, l’autofinancement a ses limites et ralenti s’il n’est pas suffisant l’investi envisagé ou la stratégie nouvelle à mettre en place, faute de ressources suffisantes.

Les financements extérieurs sont même parfois indispensables, comme dans le cas de croissances externes (rachat d’un concurrent, d’un fournisseur ou d’un client par exemple), qui sont des opérations nécessitant des fonds importants, dont ne disposent pas obligatoirement l’entreprise.
Pour arriver à concrétiser de telles opérations, qui lui feront gagner immédiatement de l’activité, une nouvelle compétence et/ou de la rentabilité supplémentaire, la société aura besoin d’un financement bancaire et même parfois de l’entrée d’un nouvel actionnaire qui apportera des capitaux pour compléter le besoin de financement.

Un nouvel actionnaire est également à envisager quand l’entreprise rencontre des difficultés, et pour qu’elle arrive à se retourner sur un marché difficile par exemple, elle aura besoin de capitaux importants pour se réorganiser, se repositionner sur son marché ou un autre marché…. Or, si elle rencontre des difficultés, bien souvent sa trésorerie aura déjà été réduite et elle ne pourra assumer seule ce retournement.

b. Pour l’actionnaire : 
Alors que nous avions vu précédemment l’intérêt pour l’actionnaire de ne pas recourir à des financements extérieurs, ce dernier a toutefois intérêt parfois à recourir à de tels sources de capitaux.
Ainsi, il peut bénéficier d’un effet de levier financement relativement important lors d’un investissement sur lequel il utilisera pour partie des financements extérieurs. En effet, pour un investissement de 200 K€ par exemple, en autofinancement 100 K€ et en obtenant un prêt bancaire de 100 K€, il pourra acquérir un matériel qui va créer de la valeur supplémentaire. Or, cette création de valeur sera la même, exceptions faites des amortissements et charges financières, qu’il l’autofinance entièrement ou partiellement.
Sauf que pour l’actionnaire, les capitaux qu’il doit apporter seront moindres en sollicitant un financement extérieur, et donc la rentabilité de ses capitaux sera fortement augmentée.
Attention toutefois à bien penser son endettement, avec le respect notamment des ratios financiers que sont la capacité d’endettement (DLMT/FP inférieur à 1) et la capacité de remboursement (DLMT/CAF inférieur à 3). Au delà, la pérennité de la société pourrait être remise en cause, notamment en cas d’année difficile.


En conclusion, je pense que l’indépendance financière n’est pas forcément à rechercher absolument de la part du dirigeant.
Au contraire, un bon mélange de l’autofinancement et de l’endettement extérieur permettra à l’entreprise de connaitre une croissance plus rapide que si elle était indépendante financièrement.
Cela est d’autant plus vrai actuellement, que la politique monétaire en zone Euro, avec des taux extrêmement bas, pousse les entreprises à se financer à l’extérieur.

Plan 4

Une entreprise doit elle toujours chercher son indépendance financière ?

Une entreprise est une entité économique combinant des facteurs de production visant à produire des biens et services destinés a être vendus sur un marché. Pour réaliser son activité, l'entreprise va réaliser des dépenses qui vont lui permettre de percevoir des recettes. Il y a un décalage entre les paiements et les décaissements. Ce décalage entraîne des besoins de financements que l'entreprise doit couvrir. La survie et le développement de l'entreprise dépendent de sa capacité à faire face à ses besoins de financements. L'analyse financière d'une structure permet de faire ressortir la capacité qu'a l'entreprise à financer elle même ses besoins ou si celle-ci doit avoir recours à des sources de financements extérieurs.
Le but de notre travail est d'étudier en quoi la recherche permanent de l'indépendance financière par une entreprise peut être bénéfique et quels sont les inconvénients d'une indépendance trop poussée.
Dans un premier temps nous allons définir la notion de l'indépendance financière. Ensuite nous analyserons les avantages et les inconvénients d'une indépendance trop importante.

I/ L'indépendance financière par l'analyse de ratios :

L'indépendance financière traduit la capacité qu'a une entreprise à faire face à ses besoins de financements par ses propres moyens sans avoir recours à des solutions extérieures (établissements bancaires, marchés financiers etc).

1-1/ L'indépendance et l'autonomie financière : 

L'indépendance financière se mesure par le rapport entre les ressources internes de l’entreprise et les ressources externes. (fonds propres/ dettes financières et bancaires).

Un taux élevé traduit une bonne santé financière. En revanche si l'entreprise est trop endettée, le risque financier est élevé et la capacité d'autofinancement diminue.
Ce ratio doit être supérieur à 50 %

L'autonomie financière représente la part des financements propres sur l'ensemble des financements de l'entreprise. Il doit être supérieur à 20 %. Elle est le rapport entre capitaux propres/ total bilan.

L'indépendance financière et l'autonomie financière vont de paire avec le calcule du taux de rentabilité interne qui consiste à évaluer le taux de rendement des fonds investis.Si celui-ci est supérieur au coût auquel la société peut emprunter, dans ce cas il peut être préférable d'avoir recours au financement externes.

Parler d'indépendance financière revient à parler de sa capacité d'autofinancement.

1-2/ La capacité d'autofinancement et les notions de fond de roulement et besoin en fond de roulement :

1-1-1/ La CAF :

Elle représente l'ensemble des ressources internes générées par l'entreprise dans le cadre de son activité, autrement dit il s'agit de la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables. Elle permet de calculer le flux de trésorerie dont dispose une entreprise.

Le calcul de la CAF peut se réaliser de 2 façons différentes :

- à partir du résultat net:

Capacité d’autofinancement (CAF) = Résultat de l’exercice + Charges calculées – Produits calculées + Valeur comptable des éléments d’actifs cédés (comptes 675) – Produits de cession des éléments d’actifs cédés.

- à partir de l'EBE:

Capacité d’autofinancement (CAF) = Excédent brut d’exploitation + Produits encaissables – Charges décaissables

La CAF permet le calcul d'autres ratios tel que :

- CAF/CA. Si ce ratio est égale à 50 %, cela signifie par exemple que pour 100 euros de CA l'entreprise a généré pour 50 % de ressources interne pour assurer son financement.

- Dettes financières/CAF. Ce ratio traduit la capacité de l'entreprise a rembourser ses dettes. Il ne doit pas être supérieur à 3.

Aussi, la trésorerie de l'entreprise s'évalue également par la différence entre le FR et le BFR.

1-1-2/ Le FR et le BFR :

- Le fond de roulement mesure les ressources dont dispose une entreprise pour financer son exploitation courante. Il s'agit de la somme disponible pour régler les fournisseurs, les employés, les charges de fonctionnement.
Le FR se calcule de la façon suivante : capitaux permanents – actif immobilisé.

- S'il est >0, cela traduit une bonne santé financière. L'entreprise dispose d'une marge de sécurité en terme de trésorerie.
- s'il est négatif, l'entreprise ne dispose pas d'assez de ressources financières pour faire face aux investissements. Elle doit avoir recours à des dettes à CT.
- S'il est égal à 0, l'entreprise dispose de ressources pour financer ses besoins en investissement à LT mais pas son cycle d'exploitation.

-Le besoin en fond de roulement représente la somme dont une entreprise a besoin pour payer se charges en attendant l'encaissement des recettes. Il se calcule de la façon suivante :

BFR = Stocks + Créances - Dettes (non financières)

Le BFR correspond aux liquidités dont doit disposer une entreprise pour continuer à produire.


Le FR et le BFR permettent de calculer la trésorerie :
Trésorerie = FR – BFR
Le FR montre donc la capacité d'une entreprise à couvrir ses dépenses sans avoir recours à des financements externes.



2 / Les avantages et les limites d'une indépendance financière trop importante :

2-1/ Les avantages de l'indépendance financière :


Une bonne capacité d'autofinancement permet d'éviter des coûts de financements externe et donc d'accroître l'endettement de l'entreprise.
Elle permet la poursuite des programmes d'investissement pour le développement de l'activité.
Elle offre de la souplesse en matière de capacité de financement.
Une capacité d'autofinancement importante permet à l'entreprise de bénéficier d'une image positive.

L'entreprise doit donc chercher à améliorer sa CAF par une bonne gestion de sa stratégie de vente (prix, marge à augmenter), produire des produits à forte rentabilité, diminuer ses charges fixes et le coût de son endettement.

L'entreprise, n'ayant pas recours au financement par les marchés financiers par le biais d'émissions d'actions et d'obligations ne s'expose pas aux risques externes tels que :

- le risque de perte de contrôle par les dirigeants. En effet, une obligation est égale à une voix pour l'entreprise dans ses choix.
- Risque de rachat de l'entreprise par un concurrent.
- Pas de coûts et d'endettement liés à la rémunération des obligations (coûts pouvant être importants)
- Pas de risques liés à la spéculation sur les marchés financiers





2-2 : Les limites de l'indépendance financière :

Un financement interne trop important :

- peut limiter les investissements si les profits ne sont pas élevés.
- Peut priver l’entreprise d’autres utilisations judicieuses de ses gains de productivité.
- Peut s’avérer insuffisant pour franchir un seuil (taille minimum) pour la rentabilité.
- Peut priver inutilement de facilités de croissance et de profits, surtout si les taux d’intérêts sont faibles.

Le fait de ne pas émettre d'actions et d'obligation sur les marchés limite la possibilité d'accroître les fonds propres ( et donc les ratios vus précédemment)


En conclusion, nous pouvons dire qu'une indépendance financière est souvent synonyme de bonne santé financière. Pour être pérenne, une entreprise se doit de dégager une capacité d'autofinancement gage de sécurité financière en cas de difficultés conjoncturelles. Le recours aux financements externes, s'il est maîtrisé et justifié, peut être une source de développement complémentaire intéressante, notamment en cas de baisse des taux d'intérêts, à condition d'avoir une rentabilité supérieure au coût du financement.






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MessageSujet: Re: La finance d'entreprise 2eme groupe   Dim 9 Avr - 14:29

QUESTION 34
Comment peut-on apprécier les moyens mis en œuvre par une entreprise pour assurer sa politique de croissance ?
L’entreprise peut mettre en place une politique de croissance pour se développer sur un marché et/ou gagner en compétitivité. L’entreprise met alors en place une stratégie, une politique de croissance visant à répondre à son objectif et ce, au travers de divers moyens tant au niveau du cycle d’exploitation, que des investissements. Dans cette optique, l’entreprise mobilise des ressources internes et/ou externes pour assurer le financement de la croissance. En effet, la croissance d’une entreprise se traduit par une augmentation de son activité qui est le reflet du développement tant de ses moyens humains, que matériels, mais également financiers et immobiliers. L’analyste dispose de divers éléments pour apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance : le bilan qui est une photographie à la clôture de l’exercice comptable de son patrimoine et l’étude du tableau des flux de trésorerie d’exploitation, d’investissement et de financement nous renseignera sur les flux résultant de la mise en œuvre de la politique de croissance.

I. La croissance : le cycle d’exploitation nécessite des moyens supplémentaires
Pour se développer et croître, l’entreprise doit mettre en œuvre des moyens supplémentaires c’est à dire investir dans les stocks, financer les achats auprès de fournisseurs et attendre le règlement des clients c’est-à-dire financer l’accroissement des besoins liés au cycle d’exploitation et donc l’accroissement du BFR (Besoin en Fond de Roulement).

Au niveau du bilan on observera :
une variation des postes « stock de marchandises, stock de produits finis, encours de production et matières premières »  et du délai de rotation des stocks (accroissement des commandes, ventes en croissance, constitution d’un stock en conséquence).
Une variation des délais et du poste « créances clients » : l’entreprise cherche à développer sa clientèle en volume en accordant des facilités de paiement, en rallongeant les délais de paiement ;
des dettes fournisseurs et d’impôt également sujets à variations : l’entreprise augmente ses approvisionnements car la production est en hausse (ou les ventes de marchandises) et de ce fait les dettes fournisseurs suivent cette évolution.

Les postes composants la Marge Brute (MB) au compte de résultat nous donneront des indications sur la politique d’approvisionnement et de prix que l’entreprise a engagé pour sa croissance.

Le tableau des flux de trésorerie d’exploitation :
On pourra apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise en étudiant la variation des flux de trésorerie d’exploitation, ce dernier reprenant les postes et soldes évoqués ci-dessus.

Autofinancement (= RN + amortissements + variation provisions)
+/- variation valeurs exploitation (= stock de marchandises, stock de produits finis, encours de production et matières premières)
+/- variation créances clients et dettes fournisseurs
+/- variation créances et dettes d’impôt
= flux de trésorerie d’exploitation

Une augmentation des besoins liés au cycle d’exploitation (croissance) se traduira par un flux de trésorerie en augmentation par rapport à n-1.

II. Les investissements : des moyens corporels et/ou incorporels et/ou financiers nécessaires à la croissance.
L’entreprise peut également mettre en œuvre de nouveaux investissements que l’on pourra apprécier en analysant dans un premier temps l’évolution de l’actif immobilisé au bilan de l’entreprise entre n-1 et n et à l’annexe 5 de la liasse fiscale.
En effet, dans de telles circonstances, la politique de croissance nécessite la mise en œuvre de moyens se traduisant par l’acquisition et / ou cession d’actifs corporels et/ou incorporels et/ou financiers (machines, locaux industriels et commerciaux, brevets, licences, acquisition / cession de société(s) ou de participation).
La croissance de l’entreprise peut donc être portée par sa politique en terme d’innovation et de Recherche et Développement R&D. Dans ce cas, il faudra regarder au bilan les frais de R&D, les immobilisations incorporelles inhérentes aux brevets et licences ainsi que les subventions d’investissement en haut de bilan.
Le compte de résultat nous renseigne également sur la mise en œuvre de la politique de croissance externe (rachat d’une société) au niveau des produits financiers : ces derniers peuvent en effet résulter du cash perçu (dividendes) des participations dans ces dernières.

Le tableau des flux de trésorerie d’investissements
Ils sont le résultat de la politique d’investissements ou d’achat d’actifs et de désinvestissements ou cession d’actifs. Ils retracent les dépenses et les recettes relatives aux actifs immobilisés opérationnels et reflètent donc l’ampleur des moyens mis en œuvres pour assurer la croissance.

Acquisition d’immobilisation
Cession d’immobilisations
+/- variation nette des prêts CT
= flux de trésorerie d’investissements

Ce flux nous renseignera donc sur la trésorerie utilisée ou dégagée par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance.

III. Des moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de la croissance.
Il existe différents types de ressources que l’entreprise peut mettre en œuvre pour sa croissance : tout d’abord, les actionnaires, normalement rémunérés sous forme de dividendes, peuvent être sollicités pour apporter de nouveaux capitaux via l’augmentation de capital ou l’apport en compte courant d’associé bloqué (étude comparative de l’évolution des postes des capitaux propres lignes DA à DI du bilan).
L’entreprise peut également solliciter des emprunts MLT nouveaux (moyen long terme) auprès des établissements de crédit (annexe 2057 « états des créances et des dettes » cadre B ligne VJ). Le résultat net bénéficiaire constitue également une ressource ainsi les subventions d’investissements.

Le tableau des flux de trésorerie de financement
La mise en œuvre des moyens financiers engendre donc des flux de trésorerie qui sont le plus souvent entrant (nouvel emprunt, augmentation de capital…). Le tableau des flux de trésorerie de financement est donc un moyen essentiel d’analyse et d’appréciation de la politique de financement des emplois réalisés dans le cadre de la croissance.

Dividendes payés
+/- augmentation de capital
+/- augmentation Dettes Financières MLT
- remboursement Dettes Financières MLT
= flux de trésorerie de financement

Une politique de croissance peut se traduire également par une politique d’embauche (commerciaux, ingénieurs, ouvriers…) qui viendra renforcer tant la force de vente, que de production ou d’innovation. Cet aspect est appréciable dans un premier temps au niveau du compte de résultat au regard des charges salariales mais également au niveau de l’annexe 11 « effectif moyen » ligne YP. On regardera alors l’évolution de ce poste entre les derniers exercices.

L’analyse de la variation des 3 grandes masses du bilan (exploitation, immobilisations et ressources stables) couplée à celles des annexes, nous permet donc d’apprécier les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour assurer sa politique de croissance. Cette appréciation doit être complétée par la réalisation et l’étude des tableaux de trésorerie d’exploitation, d’investissements et de financement qui nous permettent de quantifier les flux réels engagés par l’entreprise pour soutenir sa croissance. En effet, les moyens ou emplois effectués doivent être financés par des ressources que l’entreprise mobilise ; on comprend alors que des ressources internes insuffisantes doivent être complétées par des ressources externes.
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