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 Question 17 : Les Fintechs envahissent le monde bancaire. Comment réagissent les banques face à cette situation ?

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Romain Belmoumene
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Date d'inscription : 05/02/2017

MessageSujet: Question 17 : Les Fintechs envahissent le monde bancaire. Comment réagissent les banques face à cette situation ?   Mar 28 Mar - 21:52

Question 17 : Les Fintechs envahissent le monde bancaire. Comment réagissent les banques face à cette situation ?

Introduction :
Avènement du numérique oblige, jeudi 28 janvier 2017 était réuni à Bercy les leaders de la fintech française et européenne pour la première édition du ParisFintechForum, rassemblant plus de 600 participants, dont les dirigeants des plus grandes banques et assurances.

Simplicité d’usage, services de meilleurs marchés, davantage de transparence dans les tarifs…
Que ce soit dans la gestion quotidienne de comptes et d’actifs financiers, le financement des entreprises, les moyens de paiements ou les transferts d’argent internationaux, les fintechs rivalisent d’ingéniosité pour casser les codes du marché.

Un choc des cultures se présente, avec d’un côté les établissements bancaires traditionnels, et de l'autre, de jeunes entreprises imprégnées des derniers développements de la culture digitale.
Entre tradition et entreprenariat, les fintechs envahissent le monde bancaire.
Bien que le secteur bancaire garde une position dominante sur le marché, elles démontrent néanmoins depuis leur arrivée que le rôle d’intermédiaire des banques pouvait être remis en cause.

Avec cette nouvelle concurrence, la banque classique doit-elle se réinventer ? En est-elle capable ?
Après avoir analysé le phénoméne fintechs et les opportunités et menaces qu’elles représentent, nous allons voir comment réagissent les banques face à cette situation.

I –  Description du phénomène Fintechs : opportunité ou menace ?

a) Opportunités :

Il y a plusieurs raisons pour comprendre la réussite des fintechs.
Tout d’abord, c’est une révolution digitale qui a permis de changer le secteur financier.
Il s’agit d’une économie collaborative, basée sur la participation, l’entraide.
C’est aussi une défiance du citoyen vis à vis des banques et de la finance.
Avec les FinTech, il y a une volonté politique de faciliter et de valoriser le développement ; sa qualité est d’être un service rapide qui peut permettre par exemple, d’obtenir un prêt entre 3 à 10 jours.
Par ailleurs, les FinTech permettent également la mise en place d’une transparence sur Internet notamment lors d’un prêt entre particuliers et professionnels d’où l’effet communautaire.

Souples, réactives aux tendances du marché et très innovantes, les fintechs sont capables de concevoir de nouveaux services et/ou de nouveaux modes relationnels entre les individus et leurs prestataires de services et même entre les individus eux-mêmes.
Par exemple, les plates-formes de financement participatif (crowdfunding, crowdlending, equitycrowdfunding…), mettent en relation des particuliers et des porteurs de projets pour que les uns octroient des financements aux autres.
Comme Prêt d’Union, plateforme de prêt a franchi le cap des 60 millions de crédits financés en janvier 2016. Il y a également Lending Club, la plateforme qui permet d’emprunter sans intermédiaire.
D’autres fintechs permettent de rembourser des proches rapidement avec l’envoi d’un e-mail ou la photographie d’un QR code, ou de demander un remboursement par texto.
L’application Slimpay (la plus performante de France), permet aux sites marchands de simplifier les prélèvements automatiques.
Côté monnaies étrangères, le Français Weeleo veut en finir avec les traditionnels bureaux de change et faciliter l’échange de devise entre particuliers via une application mobile.

Les pouvoirs publics français encouragent le développement des fintech, afin de permettre aux particuliers et aux entreprises de diversifier leurs sources de financement.
Et ce, d'autant plus que la promesse des fintech réside dans des services plus simples, plus transparents et meilleur marché que ceux proposés par les acteurs traditionnels de la finance.

b) Menaces :

Au-delà de l’aspect concurrentiel et désintermédié que représente ce nouveau marché se pose la question de la réglementation.
Tandis que les établissements traditionnels se voient infliger des régulations de plus en plus contraignantes, les nouveaux entrants peuvent adopter des statuts plus souples et peu contraignants niveau conformité.
Sont entre autres concernés les conseillers en investissement financier, les intermédiaires en opération de banque et service de paiement ou encore les conseillers en investissement participatif et intermédiaires en financement participatif en matière de crowdfunding, sans oublier toute la gamme des courtiers et mandataires en matière d’assurance.
On peut parler de shadow-banking.
Il est alors nécessaire de prendre des précautions par rapport à l'émergence de ces nouveaux acteurs. Le développement des fintech représente un challenge pour la réglementation. Il engendre un changement de modèle de vision car la réglementation financière a jusqu'à présent été bâtie autour des acteurs existants.
Cette nécessité de repenser la réglementation financière répond avant tout à un souci de protection des consommateurs, et de respect du cadre tel que la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.


II – La réaction des banques face à cette situation :
Les banques multiplient les initiatives pour capter l’énergie des Fintech : acquisition, partenariats, incubation… Et n’oublient pas de s'efforcer à innover également elles-mêmes en interne.
Pour les fintechs se posent alors la question de s’adosser voire de se vendre aux grands groupes bancaires pour accélerer la croissance à défaut de conserver son indépendance.
Ces relations complexes semblent cependant nécessaire.

Veille, partenariats et accélération

Pour se tenir au plus près des innovations et des dernières avancées dans le secteur, la plupart des banques commencent à mettre en place des dispositifs de veille de l'écosystème.
Crédit Mutuel Arkéa, par exemple, mise sur un rôle d'animateur de l'écosystème start-up.
Pour sa part, la Société Générale a entre autre noué un partenariat avec Player, le nouvel incubateur d'innovation collective.
Même stratégie du côté de BNP Paribas, qui multiplie les initiatives pour créer des liens avec les start-up de la French Tech. Depuis 2012, la banque a ouvert dans les grandes villes de France 15 pôles Innovation, des équipes spécialisées en lien avec les acteurs locaux (pôles de compétitivité, grappes d'entreprises, incubateurs...). Dernier en date : un pôle spécial fintech, qui sera lancé prochainement à Paris.
La création d'espaces de co-working et de centres d'innovation est ainsi de plus en plus fréquente au sein des banques. La pépinière de start-up du Crédit Agricole en est un autre.
S'ils ne sont pas spécialisés dans les fintech, ces lieux généralistes permettent toutefois aux établissements bancaires de se trouver au cœur de l'écosystème.
Mais plus rares sont les banques à sauter le pas de l'accélération.
C'est par exemple le cas du britannique Barclays qui, en partenariat avec le célèbre accélérateur Techstars, a lancé deux programmes dédiés aux start-up fintech, à New York et à Londres.

Prestation de services

C'est l'une des méthodes choisies par Crédit Mutuel Arkéa pour créer des liens avec de « jeunes pousses ».
Les fintech ont besoin de notre "core banking system". Ainsi, plusieurs acteurs de paiement (comme Leetchi ou la start-up Prêt d’Union), s'appuient sur ce type de plateforme, système dans lesquels les banques ont investi.
Les bénéfices sont multiples pour la banque : opérer de nombreux services pour les fintech, sur le cœur de métier, pour permettre de faire évoluer les prestations.

Investissements

Si les banques investissent depuis longtemps dans des start-up de manière indirecte, via des fonds, les investissements directs dans des fintech sont plus rares mais commencent à émerger.
Mais toutes les banques ne se sont pas encore lancées.

Rachats

Si absorbées par les banques, les fintechs permettent un développement de croissance et de gains de nouveaux marchés.
Les exemples avec BNP Paribas et le Bitcoin et Ullule, ou encore Boursorama, filiale de la Société Générale, qui a annoncé en mars 2015 le rachat de la fintech Fiduceo, spécialiste des solutions de gestion de finances personnelles en ligne. Les technologies de Fiduceo ont été intégrées à Boursorama pour améliorer l'expérience client et générer l’agrégation de comptes bancaires externes, coffre-fort numérique et catégorisation automatique des dépenses

Evènements internes

Dénicher les talents en interne pour innover au sein de la banque : c'est le but poursuivi lors de diverses initiatives destinées à développer la culture du numérique et de l'entreprenariat en interne.
Des évènements mélangent start-up externes et collaborateurs, pour les initier au secteur fintech, durant lesquels des start-up pitchent sur un thème donné en interne pour discuter des nouvelles tendances du secteur.
Des hackathons voient ainsi le jour par exemple, réunissant collaborateurs de la banque, consultants externes, juristes spécialisés et start-up.
Le but est ainsi d'identifier des pistes, comme les impacts de la blockchain et les crypto-monnaies sur les métiers bancaires, et lancer des projets de co-création en conséquence.


Conclusion :

L'émergence des GAFA et plus tard des fintech ne sont pas une menace mais plutôt une opportunité et l'un des moyens d'accélérer la transformation numérique.
C’est en tout cas en multipliant les contacts avec les start-up et fintech que la plupart des banques ont choisi d'aborder leur digitalisation, dans une logique d'approfondissement perpétuel des points de contacts avec les start-up, car les partenariats peuvent en effet être source d'opportunités.
Banque et Fintech : est-ce la nécessaire alliance face au GAFA ?
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