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 Q57 : DECRIVEZ LES ROLES ET LA POSITION DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES DANS LA LIBERALISATION DU COMMERCE MONDIAL.

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Guillaume TONNAIRE
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Date d'inscription : 03/02/2017

MessageSujet: Q57 : DECRIVEZ LES ROLES ET LA POSITION DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES DANS LA LIBERALISATION DU COMMERCE MONDIAL.   Mar 14 Mar - 16:43

INTRODUCTION:

Le processus de mondialisation a débuté après la seconde guerre mondiale et s’est nettement accéléré à partir du milieu des années 80, sous l’effet de deux facteurs principaux. Le premier concerne les progrès technologiques, au point qu’il est souvent faisable pour une entreprise de localiser diverses parties de son cycle de production dans d’autres pays.
L’autre facteur est lié à la libéralisation croissante des marchés financiers et commerciaux. L’Organisation Mondial du Commerce situe les exportations en 2012 à environ 17300 milliards de dollars. Dans ce même rapport le constat fait, est que le commerce mondial augmente plus vite que la production (6% par an en moyenne). En effet, depuis 1950 les échanges commerciaux ont été multipliés par 200. En 60 ans, la baisse des droits de douane, la révolution des transports et l'essor des multinationales sont les facteurs de cette croissance. Les institutions internationales ont joué un rôle prépondérant dans la libéralisation du commerce internationale.
Nous aborderons dans une première partie le rôle de 3 institutions phare que sont le FMI, La Banque Mondiale et l'OMC, puis dans la deuxième partie nous verrons leurs positions respectives dans la libéralisation du commerce mondial.


I. LES ROLES DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES

1. Le Fonds monétaire International (FMI) et Banque Mondiale :

La Banque Mondiale et le FMI sont des agences spécialisées des Nations Unies, qui ont la même origine (1945) et une structure gouvernante semblable. Un pays doit être membre du FMI pour devenir membre de la banque Mondiale.
Le FMI et la Banque Mondiale travaillent d’une manière complémentaire. Comme leurs tâches sont liées, elles lancent certains programmes et concepts en tandem avec pour missions l'expansion et la croissance équilibrée du commerce international, de promouvoir la stabilité des changes et de fournir aux pays la possibilité de corriger de façon ordonnée les déséquilibres de leurs balances des paiements.

Le FMI est une institution internationale regroupant 188 pays, dont le rôle est de promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.

Le FMI a ainsi pour fonction d’assurer la stabilité du système monétaire international (SMI) et la gestion des crises monétaires et financières. Pour cela, il fournit des crédits aux pays qui connaissent des difficultés financières mettant en péril l’organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques , marchés financiers) ou les flux d’échanges de commerce international avec les autres pays.

2. Organisation Mondiale du Commerce :

Le dernier cycle de négociation du GATT (General Agreement on Tarifs and Trade), forum permanent créé en 1947 pour encadrer et favoriser le commerce entre toute les nations du monde) a donné naissance à la date du 1er janvier 1995 à l’OMC.

L’OMC est une organisation internationale qui s’occupe des règles régissant le commerce international entre les pays. C’est avant tout un cadre de négociation, un lieu où les gouvernements membres se rendent pour essayer de résoudre les problèmes commerciaux qui existent entre eux. La 1ère étape consiste à discuter. Son but est d’aider, par la réduction des obstacles au libre-échange, les producteurs de marchandises et de services, les exportateurs et les importateurs à mener à bien leurs activités


II. LA POSITION DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES

1. La position du FMI :

Le FMI et surtout la banque mondiale, pourtant très favorables au libre-échange, infléchissent leur position depuis plusieurs années, reconnaissant que les pays les plus pauvres ne bénéficient pas des avantages théoriques du libre-échange.

La libéralisation du commerce extérieur nécessite en effet des mesures d’accompagnement permettant un fonctionnement satisfaisant des mécanismes de marché, que les états ne peuvent pas toujours mettre en œuvre :

- stabilisation macroéconomique
- constitution d’un marché monétaire et financier efficace
- construction d’infrastructures
- accompagnement des reconversions que nécessite la spécialisation de l’appareil productif…







2. La position de l’OMC :

La politique de l’OMC suscite les contestations et pourrait paradoxalement conduire à la recrudescence des politiques protectionnistes si elle n’évolue pas.

Selon certains économistes en effet, sous l’impulsion de l’OMC, le maximum qu’un état puisse faire est de réduire sa protection douanière, indépendamment des préoccupations nationales.

Toute protection douanière faisant obstacle aux exportations doit être abrogée , traduisant une forme « d’ultra-mercantilisme » (les exportations sont systématiquement favorisées).

Dans le même temps, toute protection douanière faisant obstacle aux importations doit être supprimée au nom de l’intérêt des consommateurs et conformément aux thèses libre-échangistes traditionnelles : il s’agit alors d’une forme « d’ultra-libéralisme ».

Cette convergence paradoxale entre «ultra-mercantilisme » et « ultra-libéralisme », négligeant la demande des peuples et les intérêts nationaux divergents, alimente les critiques à l’adresse du libre-échange et pourrait conduire, par réaction, à un renforcement du protectionnisme.

Par conséquent, l’OMC pourrait faire preuve de plus de pragmatisme en continuant à tolérer certaines pratiques protectionnistes, pour pérenniser l’essor du libre-échange.

CONCLUSION :

Les constats précédents amènent à conclure que la libéralisation du commerce international peut et doit combiner de manière pragmatique libre-échange et protectionnisme : certains secteurs, dans certains pays, à certaines époques, peuvent être préservés de la concurrence internationale pour des raisons qui leur sont propres.
Ce protectionnisme sectoriel n’interdit pas la libéralisation du commerce extérieur pour d’autres secteurs. Toutefois, les mesures protectionnistes qui sont appliquées ne doivent pas être excessives ni généralisées.
Les principes énoncés précédemment justifient qu’un traitement particulier soit réservé aux pays en développement, dont les pays moins avancés, qui connaissent des difficultés majeures.


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