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 QUESTION 49: En vous appuyant sur l'une des théories économiques les plus représentatives de la pensée économique, quels liens pouvez-vous faire avec le contexte actuel?

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MessageSujet: QUESTION 49: En vous appuyant sur l'une des théories économiques les plus représentatives de la pensée économique, quels liens pouvez-vous faire avec le contexte actuel?   Mer 3 Jan - 16:07

QUESTION 49: En vous appuyant sur l'une des théories économiques les plus représentatives de la pensée économique, quels liens pouvez-vous faire avec le contexte actuel?


Introduction :

Les différentes théories économiques n’ont pas réellement apportées de
réponses satisfaisantes à la ou les crises qui ont secoué les économies occidentales depuis le
quart du XXème siècle.
Ainsi, on peut dire que la période actuelle est marquée par l’effacement de toute théorie
véritablement dominante.
Malgré cela, avec la montée en puissance du monétarisme et de la nouvelle économie
classique, la pensée de Keynes, va perdre peu à peu de sa prépondérance.
Un état peut passer de l’application d’une théorie économique à l’autre au gré des
changements de gouvernement et de leurs orientations politiques.
On peut tout de même dégager 2 principales théories :
- Classique : qui considère que les interventions répétées de l’état sont
responsables du mauvais fonctionnement de l’économie.
- Keynésienne : qui prône l’intervention de l’état pour maintenir pour maintenir et
améliorer de façon continue le système économique.
Attachons-nous à ce dernier et ses liens avec le contexte actuel.

I La crise des subprimes a incité un retour de la pensée Keynésienne

I.I La crise des Subprimes

La crise trouve son point de départ dans la hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale
à partir de 2005. Cette hausse, renchérissant le coût du remboursement des prêts,
s'accompagne ainsi d'un taux de défaut de 15 % de ces crédits en 2007. En outre, à partir de
2007, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les prix de
l'immobilier baissent. Cette baisse, qui n'avait pas été anticipée, provoque de nombreuses
faillites parmi les organismes de crédit qui avaient délivré des subprimes. En effet, ces
organismes se remboursent, en cas de défaut sur un prêt, en vendant le bien immobilier.
Cette baisse provoque également des faillites nombreuses parmi les fonds d'investissements
qui spéculaient sur ces mêmes prêts hypothécaires à risque.
La crise bancaire et financière de l'automne 2008 est la seconde phase de la crise financière
de 2007-2010, après la crise des subprimes de l'été 2007 et le temps fort de la crise
économique mondiale de 2007-2009. Cette seconde phase, marquée par un accroissement
de la crise de liquidité et de la crise de confiance et un renchérissement supplémentaire du
crédit par une augmentation du taux interbancaire, touche tous les pays du monde. Elle s'est
rapidement répercutée sur les marchés boursiers par une chute des cours (certains parlent

du « krach de l'automne 2008 »), tandis que le resserrement du crédit pour les entreprises et
les ménages pèse sur l'activité économique mondiale.

I.II Les solutions Keynesiennes

Avec la venue de la crise des années 2008-2009, s’amorce une recrudescence de la pensée
keynésienne aussi bien sur le plan d’une approche plus sociale dont témoigne la nouvelle
économie keynésienne. Si récemment encore on assimilait la pensée keynésienne aux
déficits publics, à l’inflation, au laxisme des politiques publiques budgétaires et à la présence
massive de l’état dans l’économie, la réapparition de la crise au début du 21 ème siècle alors
que la crise financière et la dissipation des illusions de la « nouvelle économie » ont montré
une fois de plus quels sont les effets désastreux d’un capitalisme dérégulé, c’est la
perspective d’un retour à Keynes.
Les grands axes de Keynes :
- Relance de la demande, incertitude liée à l’avenir, l’intervention de l’état dans
l’économie.

Suite à la crise de 2007 la pensée keynésienne revient à l’ordre du jour.
Depuis 2007, la société moderne semble suivre le cercle vicieux que décrivait Keynes. La
dépression va rendre pessimiste les ménages et les entreprises renforcés par des
anticipations pessimistes.

I.III Plan de sauvetage

Des plans de sauvetage du secteur bancaire menacé de défaillances en chaîne vont être
lancés aux États-Unis, dans les pays européens et dans de nombreux autres pays du monde.
Ces plans ont le plus souvent deux grands acteurs : les gouvernements et les banques
centrales (institutions indépendantes des gouvernements aux États-Unis et dans la zone
euro).

a) Baisse des taux :

Les banques centrales vont agir d'au moins deux façons différentes, en abaissant les taux
directeurs et prenant en pension des actifs parfois risqués des institutions financières en
difficulté. Par exemple, début octobre la Fed a doublé le niveau de liquidité mises à la
disposition des banques, la portant à 9 000 milliards de dollars. Mais cette façon de faire
peut à terme affecter la solidité des banques centrales.

b) Aides à la recapitalisation, refinancement et nationalisation en Europe :

Les défaillances bancaires apparaissant en Europe (Dexia, Fortis, Hypo Real Estate…), les
États européens sont à leur tour intervenus en octobre 2008, annonçant des plans de grande
ampleur comprenant à la fois des garanties étatiques pour le refinancement (le gros des

montants annoncés), mais aussi des mesures de recapitalisation menées par les États,
pouvant conduire de facto à la nationalisation de banques (Royaume-Uni en particulier).

c) Solutions Keynesienne Américaines :

Pour enrayer la crise systémique, les États-Unis ont lancé le plan Paulson. Le secrétaire du
Trésor des États-Unis Henry Paulson a annoncé le 18 septembre 2008 que l'État américain
allait mettre en place une structure de défaisance qui achètera aux institutions financières et
gérera des actifs toxiques (notamment les dérivés de crédits subprime) qu'elles ont en
portefeuille, annonçant un montant global d'environ 700 milliards de dollars américains. La
dette nette des États-Unis passerait ainsi de 10 600 à 11 300 milliards de dollars.

II La crise des dettes souveraines

II.I Définition

Cet évènement est relevé en 2010, avec la crise de la dette grecque, provoquée par la mise
en lumière de celle-ci, ainsi que de son important et constant déficit public. Elle s'étend à
l'automne 2010 avec la crise de la dette publique de l'Irlande, provoquée par le sauvetage
des banques nationales rendu nécessaire par les excès antérieurs de la dette privée. Durant
l'été 2011, une tempête boursière survient, en partie à cause de la crise de la dette publique
grecque.
La crise de la dette publique n'est que le symptôme qui doit conduire à rechercher les causes
premières qui sont multiples et variables d'un pays à l'autre : une très forte dette publique
liée à des problèmes structurels importants (difficulté à lever l'impôt et à maitriser les
dépenses), une flambée de l'immobilier en Espagne qui a conduit les agents privés à
contracter des montants risqués de dettes privées, l'absence d'appréciation par les banques
des risques encourus tant dans l'octroi des prêts que dans leur refinancement, les trop
modestes efforts (depuis la crise des subprimes) de régulation du secteur bancaire et
financier 14 , la faiblesse de la croissance qui touche l'ensemble des anciens pays industrialisés
depuis la crise économique dite de la Grande Récession (2008 et après), l'effet cumulatif
provoqué par les anticipations d'une décélération continue des perspectives de croissance ;
ainsi que la faible prise en compte du creusement d'écart de compétitivité entre pays
disposant d'une même monnaie.

II.II Les solutions keynésienne de sortie de crise

Cela l’injection de liquidités en grand nombre des états.
Le déficit public a atteint des niveaux tels que certains pays comme la Grèce suppose
l’injection de liquidité dans l’économie. En l’occurrence les contraintes de déficit à tenir sur
la zone €uro rendent difficile ce genre de politique. Certains pays en viendront par

préconiser l’austérité par la mise en place de politiques budgétaires restrictives très
contraignantes.
Or en 2011, la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement a mis
en garde les pays contre les restrictions budgétaires et prône une réduction de la dette
publique par la croissance et avec une politique budgétaire expansive.
La proposition de Jean-Claude Juncker visant à communautariser une partie de la dette
comprise entre 40 % et 60 % du PIB, en émettant des eurobonds, s'est d'abord heurtée à un
refus de l'Allemagne, de la France et d'autres pays. Les partisans du fédéralisme assurantiel
ne sont pas forcément opposés à toute création d'urobond, mais pour eux, il doit s'agir de
financer au niveau communautaire des investissements destinés à doper la croissance. C'est
finalement en janvier 2015 que la BCE décide le principe d'un rachat de titres de dette
nationale et de dette privée pour environ soixante milliards par mois. Sur ce montant, seuls
20 % sont rachetés par la BCE et donc mutualisés. Les 80 % restants sont rachetés par les
banques centrales nationales, au prorata de la part de chaque État au capital de la BCE. Le
rachat s'opère sur le marché secondaire à partir de mars 2015. Ce mécanisme limité à 60
milliards d'euros devrait normalement prendre fin quand l'inflation atteindra 2 % en zone
euro.
Ces différentes actions ayant pour but de maintenir des taux d’intérêts bas et favoriser
l’investissement.
L’interventionnisme des états par la régulation et la volonté commune de création du
Mécanisme de Supervision Unique (2014) suite décision du sommet européen de juin 2012.
La politique keynésienne permet de soutenir la demande effective par des dépenses
publiques pour soutenir la consommation, le retour au plein emploi et donc de résorber le
chômage.



Conclusion :
Aujourd’hui, même ceux soutenant que les économies de marché gravitent vers le plein
emploi sont obligés de défendre leur cause dans le cadre que Keynes a créé. Les banques
centrales ajustent les taux d’intérêt pour assurer un équilibre entre la demande et l’offre
globale, parce que, grâce à Keynes, on sait que l’équilibre pourrait ne pas se produire
automatiquement.
Le deuxième héritage majeur de Keynes est cette idée que les gouvernements peuvent et
doivent éviter les dépressions. L'acceptation généralisée de ce point de vue est évidente
lorsque l'on compare la forte réponse politique à l'effondrement de 2008-2009 et la réaction
passive à la grande dépression de 1929-1932. Comme le prix Nobel Robert Lucas, un
adversaire de Keynes, l'a admis en 2008 : « Je suppose que tout le monde est keynésien dans
les tranchées. »
Une autre réflexion suggère un regain, même modeste, de la doctrine keynésienne. La
révélation, d'abord, du pouvoir corrompu du système financier et la mesure dans laquelle les
gouvernements ont permis que leurs politiques soient dictées par les banquiers après la
crise des « subprimes ». Contrôler les marchés financiers pour favoriser le plein-emploi et la
justice sociale relève fondamentalement de la tradition keynésienne.
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